Mot-clef : Alain Garichot

Madame Butterfly Opéra de Tours - octobre 2015 @ Fr Berthon  8935

Début du jubilé de Jean-Yves Ossonce à Tours

Dix jours après l’annonce surprise de la démission de Jean-Yves Ossonce, directeur de l’opéra et de l’orchestre pour la fin de la saison 2015-2016, la musique reprend ses droits avec une reprise réussie de Madama Butterly. Au delà des qualités de sa présentation, pourquoi reprendre cette production datant de 2001 et déjà rejouée in loco en 2006 ? La présence d’Anne Sophie Duprels, cantatrice dont la carrière s’est essentiellement construite à l’étranger ...
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Eugène Onéguine de gala à Nantes

Incontestable succès de cette représentation nantaise d’Eugène Onéguine, très bien préparée musicalement, avec une distribution homogène et de haut niveau, et une mise en scène qui n’a pas pris une ride. La réussite doit beaucoup à Lukasz Borowicz, chef polonais de trente-huit ans, directeur artistique de l’Orchestre de la Radio Polonaise et déjà signataire d’une abondante discographie : ses affinités avec ce répertoire sont évidentes. Il mène en effet la matinée ...
BERENICE Opéra de Tours avril 2014 © François Berthon  6018

Enthousiasmante Bérénice à Tours

Grand promoteur du répertoire français, Jean-Yves Ossonce nous présente la rare Bérénice de Magnard qui, depuis sa création à l’Opéra Comique en 1911, n’avait encore connu qu’une seule reprise scénique à Marseille en 2001. Cette « tragédie en musique » ne manque pourtant pas d’attraits, dès l’ouverture qui constitue une très belle pièce de concert. La partition de Magnard, subtile et raffinée, témoigne d’une grande habileté instrumentale et harmonique ainsi ...
garichot

Bérénice, opéra en 3 actes d’Albéric Magnard : entretien avec Alain Garichot

Alain Garichot, qui signe la nouvelle production de Bérénice de Magnard à l'Opéra de Tours, nous fait part de ses impressions et de ses ambitions avec sa passion coutumière.  ResMusica : Alain Garichot, quatre ans après le Pays de Ropartz couronné en 2008 meilleure production lyrique en province, vous retrouvez l'Opéra de Tours pour une autre rareté du répertoire français : Bérénice de Magnard. Comment avez-vous découvert cet ouvrage ? Alain Garichot ...
Théâtre d’ombres

Pelléas et Mélisande, théâtre d’ombres

Sur un fond de ciel gris traversé de nuages, des silhouettes hiératiques déplacent dans la pénombre, en contre-jour, d’énigmatiques parallélépipèdes et se reflètent sur le glacis du sol. Tel est le royaume d’Allemonde qu’ont imaginé Alain Garichot et son décorateur Denis Fruchaud. Un univers clos, refermé sur lui-même, sombre surtout, qui n’entrevoit l’extérieur que par de modestes trouées dans ses hautes parois. Un monde symbolique aussi, où un cube ouvert ...
Passions romaines

La Clémence de Titus : Passions romaines

Alain Garichot avait présenté en 1998, à Nancy, une Clémence de Titus caractérisée par son dépouillement scénique ainsi que par une direction d’acteurs très fouillée. Il l’a remise sur le métier l’an passé à Rouen dans des conditions matérielles améliorées. Le dispositif subsiste avec son escalier monumental et ses accessoires distillés au compte-gouttes. Il revient cette fois encore aux savants éclairages de Marc Delamézière de sculpter ce large espace. Les ...
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Mireille à Tours, leçon d’humanité

L'Opéra de Tours, qui sert avec assiduité le répertoire français, a décidé de conclure cette saison avec une nouvelle production de Mireille. Ouvrage mineur pour les uns qui n'en retiennent qu'une certaine naïveté provençale, oeuvre majeure de Gounod pour d'autres qui en célèbrent l'efficacité de la construction dramatique, Mireille réserve au spectateur des plaisirs incontestables, de la veine mélodique légère qui irrise les deux premiers actes à la tension de ...
Ah ! Donnez-nous des monstres !

Ah ! Donnez-nous des monstres !

La Clemenza di Tito Ah oui, donnez-nous des monstres ! Donnez-nous des traîtres, des scélérats, de vrais personnages sur lesquels faire nos griffes, jeter nos passions... Epargnez-nous ce qui est trop lisse, trop poli. C’est en 1791, année de sa mort, que Mozart composa cet opera seria - en 18 jours seulement - à la demande de l’empereur Léopold II de Bavière qui devait être sacré roi de Bohême à Prague en cette ...
Une hirondelle sans fard

Une hirondelle sans fard

La Rondine Disons le sans ambages, cette soirée niçoise ne fut pas à la hauteur de ce que l’opéra de Nice nous propose d’ordinaire. On ne peut pas dire que c’était mauvais, c’était juste fade et sans saveur. Les voix étaient faibles, trop faibles, sans puissance. Lorsque la puissance était là c’était plutôt une confusion criarde, comme sur la fin de l’acte II, lors du ballet, lui-même confus et inégal. Les ...
Redécouverte majeure

Le Pays à Tours, redécouverte majeure

A en juger par la qualité de cette représentation comme par la réaction particulièrement enthousiaste du public, il est difficile de comprendre l’oubli dans lequel est tombé Le Pays pendant plus de huit décennies. Nous connaissions, depuis l’enregistrement signé en 2001 par Jean-Yves Ossonce pour le label Timpani, la rare qualité d’une partition savamment élaborée et pourtant d’une chaleur et d’un élan souvent enivrants. La démonstration est encore plus évidente dans ...
Le Pays, drame en musique (3) – Propos de Alain Garichot

Le Pays, drame en musique de Joseph-Guy Ropartz – Propos de Alain Garichot

Metteur en scène du Pays de Joseph-Guy Ropartz à l’Opéra de Tours du 25 au 29 janvier, Alain Garichot a accepté de nous faire part de quelques réflexions. Jean-Yves Ossonce nous a dit à quel point le choix du réalisateur s’était imposé à lui, mais quel est l’avis de l’intéressé ? S’il affirme aujourd’hui adorer l’ouvrage, Alain Garichot ne l’a découvert que très récemment : « C’est une œuvre dont j’ignorais l’existence ...
Joseph-Guy Ropartz (1864-1955) : Le Pays, drame en musique

Le Pays, drame en musique de Joseph-Guy Ropartz (1864-1955)

Rares opéras français C’est un ouvrage rare et précieux, signé par un musicien très largement sous-estimé, que l’Opéra de Tours remet à l’affiche, du 25 au 29 janvier prochain : Le Pays, drame musical en 3 actes et 4 tableaux de Joseph-Guy Ropartz. Créée à Nancy, le 1er février 1912, et donnée à l’Opéra Comique un an plus tard avec Germaine Lubin, l’œuvre fut aussitôt saluée par les plus exigeants critiques. Pourtant, ...
Un vaisseau fantôme inspiré par la sobriété

Un vaisseau fantôme inspiré par la sobriété

La force fragile S’il est aisé de faire des choix d’interprétation pour certaines œuvres, on ne peut pas dire que ce soit vraiment le cas pour le Vaisseau Fantôme. Le chef d’orchestre, comme le metteur en scène, se trouvent souvent prisonniers d’une habitude interprétatrice, de clichés issus de vieilles traditions. Pourtant, Oswald Sallaberger et Alain Garichot ont résolument tranché : le Vaisseau Fantôme est un poème symphonique dans lequel le vaisseau n’est ...
Le retour de l’escarpolette

Véronique de Messager, le retour de l’escarpolette

Il y a un an, dans une interview accordée à un grand magazine traitant de l’art lyrique lors de l’obtention du label « Opéra National » par l’Opéra de Lorraine, son directeur Laurent Spielmann déclarait vouloir servir tous les répertoires sans exclusive ni mise en avant de ses goûts personnels. La saison 2006-2007 confirme cet éclectisme. Elle alterne des classiques (Le Nozze di Figaro de Mozart, Giulio Cesare de Haendel, Pagliacci de ...
Eclatant Puccini

Eclatant Puccini

Madame Butterfly La salle est plongée dans l’obscurité, le rideau n’est pas encore levé lorsque, clairs et sonores, les premiers accords de Madame Butterfly jaillissent, impétueux, du silence qui les contenait. Ouverture franche qui saisit le public pour ne plus le lâcher une mesure jusqu’au dernier accord étouffé, comme happé par le silence dramatique qui reprend ses droits, ensevelissant la pauvre Cio-Cio-San poignardée par son espérance trompée, que le rideau sans ...
Dans les habits d’une reine

Dans les habits d’une reine

Maria Stuarda au Grand Théâtre Maria Stuarda est un ouvrage peu joué comparativement à Don Pasquale, par exemple. Est-ce son sujet historique et dramatique qui le met en retrait par rapport aux partitions écrites par le même compositeur sur des livrets plus légers ? L’histoire traite pourtant du sempiternel rapport au pouvoir, de l’amour émaillé par la jalousie et par le sacrifice, mais dans un cadre fatalement plus austère que la chambre de ...
Prise de rôle souveraine pour Ludovic Tézier

Prise de rôle souveraine pour Ludovic Tézier

Manon de Jules Massenet Genève présente en guise de clôture à la saison 2003-2004 Manon de Jules Massenet. Le célèbre ouvrage de l’abbé Prévost, qui a également inspiré des opéras à Puccini et Auber y est présenté avec des récitatifs chantés remplaçant les dialogues parlés. Signalons que cette option, rarement retenue, n’est nullement arbitraire puisqu’il s’agit en l’occurrence d’une version qu’a signée Massenet lui-même. Rattaché au genre de l’opéra-comique qui vit ...
Wagner s’invite chez Chabrier

Wagner s’invite chez Chabrier

Une courageuse production de « Gwendoline » Gwendoline, opéra Wagnérien ? La réponse appelle quelques réserves. Au XIX° siècle, la plupart des musiciens français éprouvent une fascination irrésistible quoiqu’à des divers degrés envers l’ombrageux Allemand. Ernest Reyer (Sigurd), Massenet via Esclarmonde, ou encore le parsifalien et méconnu Fervaal de Vincent d’Indy, attestent cette influence. Chabrier est également « vampirisé » par l’auteur de la Tétralogie. Lorsqu’il entend Tristan à Munich en 1879, c’est une révélation. Aux ...