Mot-clef : Carlo Cigni

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Anja Harteros dans la Force du destin à l’Opéra de Paris

Une Anja Harteros au firmament, des débuts à l’Opéra de Paris retentissants pour Brian Jagde et le dramatisme jaillissant de la direction de Nicola Luisotti donnent un nouveau souffle à cette Forza del destino. Sa longueur, soulignée par une intrigue emberlificotée, fait de La Forza del destino, l’un des ouvrages lyriques les moins populaires de Verdi malgré le thème principal pourtant ancré dans toutes les mémoires. L'absence d’unité de temps et de ...
Rigoletto_Roberto Frontali (Rigoletto), Carlo Cigni (Monterone)_ph Yasuk...

Daniele Gatti ouvre la saison de l’Opéra de Rome avec Rigoletto

Alors que le spectacle verdien d’ouverture de saison de La Scala ne convainc pas, celui de l’Opéra de Rome attire par la vision dense et sombre apportée à un Rigoletto trop souvent joué comme une simple pièce populaire. Nous avions fait écho de la rumeur qui avait couté sa place au Concertgebouw d'Amsterdam à Daniele Gatti. Depuis, rien n’est apparu et aucune plainte ni fait nouveau n’est venu confirmer l'information. ...
Keenlyside+-+Credit+Robert+Workman

Rigoletto mis en espace avec un casting de luxe à Luxembourg

Donnée en version de concert, cette production du chef d’œuvre de Verdi remet sur le tapis la pertinence de la mise en espace. Distribution de luxe avec en tête d’affiche Simon Keenlyside, Ekaterina Siurina et Saimir Pirgu. La mise en espace des versions de concert serait-elle l’avenir de l’opéra ? On peut se poser la question après la représentation d’un des ouvrages les plus théâtralement accomplis de Verdi, donné dans le ...
Carlo Cigni, le Grand prêtre Hiéros, distribue quelques gouttes d'eau

La Fura dels Baus banalise le Siège de Corinthe à Pesaro

Le siège de Corinthe a ouvert le Rossini Opera Festival 2017, édition consacrée à la mémoire d'Alberto Zedda, son fondateur disparu l'an dernier. La scène très (trop) en pente laisse voir un dessin de sol desséché. De grosses bouteilles en plastique empilées, comme celles des fontaines à eau dans les bureaux, font office de murailles. Un groupe d’humanoïdes, vêtus de grenouillères colorées par des peintres tachistes débutants, hante les lieux. La production ...
Roberto Scandiuzzi (Ramfis), Marcelo Alvarez (Radames) © Opéra national de Paris / Elisa Haberer

Aida à Paris, l’esclave prend la Bastille, ou l’inverse

Avouons-le, la rumeur nous avait alléché : ce n’est pas tous les jours qu’une répétition générale se fait huer par son public d’invités ! On s’attendait donc à quelque relecture bien saignante, à quelque transgression révolutionnaire, à quelque révélation d’importance - et le bodybuilder huilé secouant frénétiquement son drapeau italien pendant le séraphique prélude nous mit d’abord sur la piste du plus éculé des Regitheater. Pourtant, tandis que la balustrade dorée évoquant ...
Reprise de routine

Reprise de routine du Rigoletto par Jérôme Savary à la Bastille

Peut-être autant critiquées que les relectures, les mises en scène traditionnelles (et celle-ci en particulier) tombent fréquemment sous le coup de la critique. Si l’on peut comprendre la lassitude de voir donner encore une fois à l’Opéra-Bastille cette même production de Jérôme Savary, rendons-lui justice en évoquant les sompteux costumes historiques, un grand dispositif scénique rotatif qui permet d’évoquer une ville et un palais en ruine – en symbole, peut-être, ...
La victoire de Puccini sur la contestation

La victoire de Puccini sur la contestation

Turandot Devant le fond de scène tendu d’un drap noir, quelques estrades, quelques sièges forment le décor unique de cette insolite Turandot. Suivie par les éclairages crus, blancs ou bleu-nuit d’Andrea Anfossi, une nacelle métallique descend des cintres. A son bord, vêtu d’un smoking et d’une chemise blanche, un personnage s’adresse à la salle en chantant : « Popolo di Pékino ! ». Malgré son exhortation, nous ne sommes pas en Chine, mais ...
Féerie sonore

Turandot, féerie sonore

Cela ne fait, désormais, plus aucun doute : il se passe quelque chose de passionnant à l’Opéra de Saint-Étienne. En atteste l’accueil triomphal réservé à cette Turandot dominicale, au terme d’une représentation haute en couleur, prodigue en visions féeriques et d’un niveau musical littéralement soufflant. Un orchestre transfiguré, d’un luxe sonore qu’on ne lui a jamais connu, une baguette électrisante car audacieuse et investie, une triade de chanteurs qui ont mouillé ...