Mot-clef : Jean-Luc Tingaud

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Tingaud dirige Poulenc : confirmation d’impression

On tient avec ce programme l'essentiel de la musique d'orchestre de Francis Poulenc. Réunis sous la forme condensée de suite, les deux ballets Les Biches et Les Animaux Modèles précèdent l'unique ouvrage symphonique de l'auteur, la Sinfonietta. Entre Les Biches créées en 1924, Les Animaux Modèles en pleine occupation en 1942 et la Sinfonietta de 1947, c'est toute la période créatrice de Poulenc qui nous est proposée. Ainsi, loin de sentir ...
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Tingaud dirige d’Indy : un Français chez les Allemands ?

Même si Jean-Luc Tingaud n'a que peu enregistré, un bref parcours de sa discographie nous montre un attachement évident à la musique française teinté de non-conformisme quant au choix des programmes : compositions de Rosenthal – dont il a été l'élève – un Dukas et un Bizet remarquables, des œuvres symphoniques de William Sheller, La Périchole d'Offenbach, Sapho de Massenet... Dernière aventure musicale sur support dur : la seconde symphonie de Vincent ...
Premier plan : Diana Axentii (Erika) ; au fond, de gauche à droite : Hélène Delavault (la Baronne), Anne Barthel (la Gouvernante), Jacques Bona (le Docteur), Yun Jung Choi (Vanessa) © Alexandre Ah-Kye

Théâtre d’Herblay : l’éternelle jeunesse de Vanessa

C'est un plaisir rare de voir cette œuvre superbe, qui n'a encore jamais été représentée à Paris, d'autant plus que la qualité de l'interprétation donnée au Théâtre d'Herblay (Val d'Oise) est évidente. Les voix sont de dimension adéquate pour cette scène, les timbres mêmes bien adaptés aux personnages, le mezzo frémissant de Diana Axentii se heurtant aux timbres plus froids de Vanessa et d'Anatol. Tous enfin, malgré une diction plus ...
Chantal Santon (La Gouvernante) © Frédéric Iovino

Le Tour d’écrou ou la trouble cérémonie de l’innocence

Deux ans après les représentations de Riders to the sea, la salle du Théâtre Louis-Jouvet se prête tout aussi admirablement à un autre opéra de chambre anglais. On pourra juger incomplète la vision qu'en offre l'équipe de l'Athénée, mais une atmosphère s'installe, et c'est le principal pour réussir The Turn of the Screw. Le décor figurant des herbes hautes et les quelques meubles et objets, bien éclairés, suffisent à évoquer ...
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Création parisienne de Riders to the sea de Ralph Vaughan Williams

En portant à l’Athénée ce spectacle de 2006, l’Arcal donne, sauf erreur, la création parisienne de Riders to the sea. Avec cette peinture de la rude vie des pêcheurs dans les îles d’Aran, à l’ouest de l’Irlande, Ralph Vaughan Williams retrouvait en 1925 l’un de ses thèmes favoris depuis sa première symphonie, la lutte héroïque de l’homme contre la nature. Cependant, pour respecter le huis clos de Synge, le ...
Que l’ouragan de la jeunesse nous emporte...

Que l’ouragan de la jeunesse nous emporte…

Les orages désirés Voilà une œuvre qui, avec des moyens a minima, vous emporte dans un ouragan intérieur ! A minima pour les décors - une simple estrade -, pour l’orchestre - 14 musiciens en 12 pupitres -, pour la distribution - 7 personnages, pour la composition - d’un classicisme absolu : 4 tableaux représentant chacun une saison dans une année -, pour l’argument - le jeune Hector aime Estelle en silence et ...
Hommage à Ralph Vaughan Williams

Riders to the sea, hommage à Ralph Vaughan Williams

Alain Surrans aime conduire le public rennais hors des sentiers battus : après la création française du Vampyr de Marschner, il nous propose ainsi une soirée consacrée au refondateur de la musique anglaise, Ralph Vaughan Williams, décédé il y a un demi-siècle. Le spectacle a été conçu par l’ARCAL, soutenu par l’Opéra de Rennes et le Grand Théâtre de Reims. Le plat de résistance en est Riders to the sea, ...
Les voix de demain ?

Les voix de demain ?

Soirée Massenet par l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris Divine surprise que ce concert au titre pourtant bien peu évocateur de » la Belle Epoque de l’Opéra-Comique » ! Qu’entend-on généralement par le terme Belle Epoque ? L’entre-deux-guerres ? Allait-on entendre des refrains d’opérette, des extraits de Phi-Phi ou de divers ouvrages d’André Messager ? Pas du tout, le titre se réfère au véritable âge d’or, à l’époque bienheureuse de l’Opéra-Comique, celle de Jules Massenet ! Ainsi entend-on, avec une félicité sans mélange, ...
Le bonheur existe, je l’ai rencontré !

Dialogues des Carmélites à Saint-Etienne : le bonheur existe, je l’ai rencontré !

Avec cette production de Dialogues des Carmélites, l’opéra-théâtre de Saint-Étienne frappe un grand coup, proposant une production qui pourrait faire rougir bien d’autres maisons d’opéra considérées comme plus prestigieuses. Les secrets de cette réussite : une mise en scène à la fois belle, classique et respectueuse de l’œuvre, une distribution évitant le piège de l’agglomération de vedettes internationales plus ou moins rassies, grands noms accrocheurs mais ne possédant pas forcément une ...

Ma femme s’appelle Martinů

Matthew Jocelyn / Jean-Luc Tingaud Nous voici tout juste remis de l’entrée au répertoire parisien de « Juliette ou la Clé des Songes » que Bohuslav Martinů revient deux semaines plus tard et à deux pas de l’Opéra Garnier, sur la scène du Théâtre de l’Athénée, avec deux courts ouvrages : « Les Larmes de Couteau » et « Alexandre Bis ». De même que « Juliette », adaptée de la pièce de Georges Neveu, ces deux opéras de la ...

Martinů surréaliste, Larmes de couteau et Alexander Bis

Jean-Luc Tingaud / Matthew Jocelyn C’est sur les Larmes de Couteau que s’est ouvert le spectacle Bohuslav Martinů donné le week-end dernier Théâtre de l’Athénée à Paris et présenté par l’Atelier lyrique du Rhin à Colmar. Une soirée mise en scène par le directeur de cette institution rattachée à l’entité Opéra du Rhin, Matthew Jocelyn, dont la thématique commune est le dynamitage des conventions amoureuses et la quête poétique de l’inconscient. ...