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La Dame aux Camélias, un peu routinière à Garnier

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Paris. Palais Garnier. 27-IX-2013. Frédéric Chopin (1810-1849) : extraits divers, ballet en un prologue et trois actes d’après le roman d’Alexandre Dumas fils. Chorégraphie et mise en scène : John Neumeier. Décors et costumes : Jürgen Rose. Lumière : Rolf Water. Avec : Eleonora Abbagnato, Marguerite Gautier ; Benjamin Pech, Armand Duval ; Michaël Denard, Monsieur Duval ; Mélanie Hurel, Prudence Duvernoy ; Samuel Murez, le Duc ; Christine Peltzer, Nanine ; Adrien Bodet, le Comte de N. ; Myriam Ould-Braham, Manon Lescaut ; Christophe Duquenne, Des Grieux ; Eve Grinsztajn, Olympia ; Nicolas Paul, Gaston Rieux ; et le Corps de Ballet de l’Opéra National de Paris. Emmanuel Strosser et Frédéric Vaysse-Knitter, pianistes. Orchestre de l’Opéra National de Paris, direction : James Tuggle.

La dame aux Camelias (Saison 2013-2014)Eleonora Abbagnato - Benjamin Pech Crédit : Julien Benhamou / Opéra national de ParisLa saison du s’ouvre avec la désormais familière Dame aux Camélias de Neumeier. Certaines des Étoiles l’ayant dansé sont parties depuis les dernières reprises (comme Clairemarie Osta ou Delphine Moussin), et d’autres sont devenues Étoile entretemps ; tel est le cas de Mlle Abbagnato, qui avait par ailleurs eu l’occasion de danser le rôle de Marguerite Gautier en tant que Première Danseuse. Elle se révèle dans cette soirée très légitimement une défenseuse honorable du répertoire néoclassique. Le début de soirée est un peu laborieux, car il y manque ce semblant de profondeur et d’intériorité passés les fastes des soirées luxueuses : même dans l’intimité des pas de deux, elle reste toujours et encore courtisane, n’acquérant une véritable flambée dramatique que dans le tableau final, ce qui fait de cette belle artiste (tout de même) une meilleure actrice qu’une comédienne parvenant à convaincre absolument. Telle est la même réflexion qu’il est donné de faire à l’égard de , physiquement en forme pour ce ballet marathonien ; on peut tout aimer d’un couple efficace et habitué à danser ensemble, et on les retrouve finalement avec le même goût que lorsque l’on retrouve une maîtresse gentiment oubliée : il y a toujours un certain plaisir à revenir aux premières amours, quand bien même l’on sait qu’il n’y aura plus fondamentalement la jouissance de l’inconnu.

Comme une petite soirée de routine, le corps de ballet essaye d’y croire, il y a bien quelques sourires auxquels on veut bien répondre, quelques regards langoureux dans lesquels on se perdra avec fascination. Quelle jolie et espiègle Olympia incarnée par Mlle Grinsztajn ! Mlle Ould-Braham, qui prend le rôle de Manon, apporte la fêlure mélancolique de la femme habituée à être aimée par tous les hommes. Du côté des hommes, joue sur un ton badin un Gaston Rieux joueur et grivois et émeut par une grande présence d’esprit.

Une soirée pas nécessairement désagréable ; on aura bien compris que l’émotion sera convoquée pour la soirée d’adieux d’Agnès Letestu le 10 octobre prochain.

Crédit photographique : , © Julien Benhamou/ Opéra National de Paris

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Paris. Palais Garnier. 27-IX-2013. Frédéric Chopin (1810-1849) : extraits divers, ballet en un prologue et trois actes d’après le roman d’Alexandre Dumas fils. Chorégraphie et mise en scène : John Neumeier. Décors et costumes : Jürgen Rose. Lumière : Rolf Water. Avec : Eleonora Abbagnato, Marguerite Gautier ; Benjamin Pech, Armand Duval ; Michaël Denard, Monsieur Duval ; Mélanie Hurel, Prudence Duvernoy ; Samuel Murez, le Duc ; Christine Peltzer, Nanine ; Adrien Bodet, le Comte de N. ; Myriam Ould-Braham, Manon Lescaut ; Christophe Duquenne, Des Grieux ; Eve Grinsztajn, Olympia ; Nicolas Paul, Gaston Rieux ; et le Corps de Ballet de l’Opéra National de Paris. Emmanuel Strosser et Frédéric Vaysse-Knitter, pianistes. Orchestre de l’Opéra National de Paris, direction : James Tuggle.

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