La machine à spectacles de Solène Wachter : l’envers du décor
Première pièce de groupe pour la chorégraphe Solène Wachter qui explore La machine à spectacles à Chaillot sans vraiment convaincre.

Plus qu’à une machine à spectacles, c’est à la réalisation d’un film que nous avons le sentiment d’assister dans cette création. Trucages, effets spéciaux, cascades relèvent en effet davantage de l’univers du cinéma, que de celui du spectacle vivant, fut-il à risque. Formée au CNDC d’Angers et à PARTS, l’école d’Anne Teresa de Keersmaeker à Bruxelles, puis interprète de Boris Charmatz, Maud Le Pladec et Némo Flouret, on l’avait repéré au Festival d’Avignon 2025 dans Logbook avec Bryana Fritz dans le cadre de Vive le Sujet !
La chorégraphe a souhaité pour ce premier spectacle collectif mettre à l’avant-scène, sur le plateau, ce qui est d’ordinaire caché dans la coulisse, car il contribue à l’illusion. Quand les pendrillons sont relevés, on voit ainsi les matelas qui amortissent les chutes, les filins qui retiennent les corps en mouvement et l’on assiste aux appels de lumière ou de son qui révèlent la fabrication du spectacle.
Ce quatuor féminin utilise un vocabulaire très énergétique, basé sur le sport, notamment la boxe ou le kick boxing, et sur le geste répété des amazones tirant une flèche de leur carquois. La musicienne bruitiste accompagne le projet sonore et visuel sur un plateau séparé en deux par un rideau de lamelles de plastique bleu et tôles de métal ondulé. Il y a beaucoup de bonnes idées scéniques, mais à vouloir trop montrer les coupures, les reprises et les ajustements – qui sont plutôt du registre de la répétition – il en résulte un rythme et une dramaturgie pas assez maîtrisées.














