Mot-clef : Marius Brenciu

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Une réalisation discographique peu utile

Lors du festival de Montpellier 2009, l’idée de produire cet ouvrage de Franz Lehár peu connu du public français était sans doute tout à fait louable. À en juger par les applaudissements fort nourris, le public présent dans la salle a de toute évidence rendu grâce à René Koering d’avoir remis à l’affiche cette assez jolie partition, orchestrée avec goût et raffinement, et sans doute plus ambitieuse sur le plan ...
Un Requiem de Verdi bien vivant !

Un Requiem de Verdi bien vivant à Istanbul !

Un petit parfum d’orient flottait sur ce concert donné à Istanbul, sa ville de résidence, par ce jeune orchestre turc dont l’objectif est de jouer le grand répertoire symphonique mais aussi de donner une place aux compositeurs locaux. Pour cette fois c’est un des fleurons de la musique vocale et religieuse occidentale qui était à l’honneur avec le grandiose et spectaculaire Requiem de Verdi. La jeunesse de la distribution était ...
Bo-bo Bohème en forme de happening ?

Bo-bo Bohème en forme de happening à La Monnaie ?

Théâtre Royal de La Monnaie Pour les fêtes de fin d’année, La Monnaie de Bruxelles a abandonné les tragédies antiques et les drames shakespeariens, pour un tube du répertoire (mais un tube à la fin triste !) : La Bohème de Puccini ! Mais attention, pas une Bohème classique, mais une relecture par Andreas Homoki en provenance du Komisch Oper de Berlin ! Donc, adieux mansardes crasseuses et artistes maudits ! Le public découvre une clique ...
Le Liebestod de Vincent d’Indy

L’Etranger, le Liebestod de Vincent d’Indy

Tous les témoignages l'attestent : Vincent d’Indy fut, durant les trente premières années du XXe siècle, non seulement une autorité reconnue et officielle du monde musical mais encore un compositeur de renommée internationale au même titre que Mahler, Debussy ou Ravel. Son opéra L’Etranger qui était donné en version concert à Montpellier tend à nous le rappeler avec insistance tant ce chef d’œuvre, qu’exhumaient ce soir les forces vives du Corum, ...
Seule contre tous

Seule contre tous

Lucia di Lammermoor La version française revue par Donizetti en 1839 pour le théâtre de la Renaissance à Paris a connu un regain d’intérêt à Lyon puis Paris en 2002. Mais cette version fait figure de rareté face au poids écrasant sur les scènes de la Lucia di Lammermoor italienne. Dans la version française Lucie est le seul rôle féminin : Alisa a disparu. Le rôle du traître Gilbert est plus développé ...
Comme on n’ose plus

Eugène Onéguine comme on n’ose plus

Autant Peter Stein avait enthousiasmé dans ses précédents spectacles lyonnais de Pélleas et Mélisande et de Falstaff, autant son Eugène Onéguine passe à côté du propos. Dans le décor scolaire d’un plancher en pente flanqué de deux murs latéraux, la scène n’est habitée que de dérisoires accessoires. C’est un inutile fourneau dans lequel mijote une hypothétique soupe, qu’on débarrasse bientôt (sans brûler les mains de celui qui l’empoigne) pour laisser place ...
L’Europe galante

L’Europe galante

Puccini, La Rondine Accentuant l’élégance parisienne de cette Rondine, Nicolas Joël a placé sa mise en scène sous le signe de la somptuosité, opposant décors Art Nouveau et robes hautes des années folles, les silhouettes droites soulignées par de grandes colonnes contrastant avec les fresques à la Mucha d’Ezio Frigerio et ses superbes verrières. Un Paris très Morand, élégant, superficiel et railleur pour une Traviata des années 20, qui, au lieu ...
Le spectre de Tatiana

Le spectre de Tatiana

Peter Feranec / Nicolas Joel Opéra réputé peu dramatique, ce dont Tchaïkovski convenait d’ailleurs, Eugène Onéguine doit certainement poser quelques problèmes aux metteurs en scène du fait d’une action mince, plus poétique et psychologique que véritablement théâtrale. Nicolas Joël, dans ce spectacle de 1993, a joué la carte de la simplicité en inscrivant sa mise en scène, classique mais réussie sur le plan esthétique, dans un espace épuré et joliment stylisé, éclairé ...

Povero Idomeneo

Idomeneo Premier authentique chef-d’œuvre scénique de Mozart, longtemps négligé, Idomeneo n’a guère de chance avec l’Opéra de Paris. Pour sa troisième production en quinze ans présentée dans autant de salles (Salle Favart en 1987, Opéra Bastille en 1991, Palais Garnier cette année), l’ouvrage n’aura jamais connu pire lecture que celle-ci. L’on a le sentiment, face à cette scénographie et cette mise en scène plates et laissant les chanteurs désemparés, de se ...