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Janice Baird, Elektra ahurissante à Montpellier

Rares sont les maisons d'opéra qui osent affronter Elektra, tant l'ouvrage exige de ses chanteurs et tant, dans son livret, Hugo von Hofmannsthal en prescrit vétilleusement les didascalies. Sous ce dernier aspect, Jean-Yves Courrègelongue, scrupuleux, ne les a enfreintes qu'à deux moments. L'un, bref, au tomber du rideau : offerte au regard du spectateur, la baignoire, dans laquelle Agamemnon fut assassiné, souligne que la vengeance est désormais accomplie. L'autre structure ...
Elektra avec René Pape, Waltraud Meier et Daniele Gatti

Elektra avec René Pape, Waltraud Meier et Daniele Gatti

Festival de Salzbourg Cette dernière nouvelle production des quatre années de direction de Jürgen Flimm prend place dans une édition 2010 dépourvue de scandales, mais aussi particulièrement terne dans le domaine lyrique. Richard Strauss a beau être un des confondateurs du Festival de Salzbourg, cette nouvelle production de son Elektra n’est pas vraiment un succès de billetterie, si prestigieuse qu’en soit sa distribution. Sans doute la brièveté de l’œuvre joue-t-elle à ...
La folie des Atrides

Cassandra / Elektra, la folie des Atrides

Nous connaissons l’infortune de Vittorio Gnecchi, compositeur de Cassandra, tragédie lyrique créée à Bologne en 1905 sous la baguette d’Arturo Toscanini. Après qu’un musicologue italien eut souligné des rapprochements thématiques entre cet ouvrage et Elektra, créée quatre ans plus tard, la polémique s’engagea et Gnecchi se retrouva lui-même accusé de plagiat malgré l’antériorité de son opéra… De telles accusations ne sont plus de mise, mais il faut saluer l’initiative du ...
Les Atrides sans fard

Les Atrides sans fard

Elektra Avec opportunisme et intelligence, l’Opéra national du Rhin remontait Elektra de Richard Strauss dans la production de Stéphane Braunschweig, datant de 2002 et couverte d’éloges, et doublait l’intérêt en conviant dans le rôle-titre la soprano Janice Baird, grande habituée du rôle, où elle a fait à chaque fois une considérable impression. Pièce centrale de la scénographie, la baignoire, où fut assassiné Agamemnon, occupe l’avant-scène durant tout le spectacle. Elle rappelle en ...
Comme la princesse Salomé est belle, ce soir !

Débuts parisiens de Janice Baird, comme la princesse Salomé est belle, ce soir !

Salle pas très pleine pour ce Salomé Salle Pleyel, qui se révéla pourtant d’anthologie. La faute à Alfred Brendel, qui se produisait le même jour dans une autre salle parisienne ? Le grand triomphateur de la soirée fut sans conteste l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, au son flamboyant, plein, rond. Bien entendu, d’un tel son, d’une telle œuvre, n’importe quel instrumentiste veut en profiter, en jouer, en jouir, et, sous la direction de ...
Une audace gagnante

Une audace gagnante

Fidelio On eût pu craindre le pire. On eut le meilleur. Faire le pari de Fidelio, seul opéra de Beethoven, est à bien des titres une gageure, une audace qui ne peut que se désigner à la vindicte céleste. Or, de vindicte céleste, en ce mois d’avril 2007 à l’Opéra-Théâtre d’Avignon il n’y eut point. De vindicte des spectateurs, si. Du moins lors de la première représentation, le dimanche 15 avril. ...
Eclatante Femme sans ombre

Eclatante Femme sans ombre

Ouverture de saison du Capitole Ouverture de saison particulièrement réussie au Capitole avec cette Femme sans ombre rarement donnée - et aussi rarement enregistrée. Opéra absolument superbe pourtant, dignes des œuvres les plus connues de Strauss, mais très délicat à distribuer avec ses trois rôles féminins écrasants. Et vive les femmes ! On retrouvait avec plaisir celle qui avait été une Brünnhilde mémorable sur cette même scène, Janice Baird, tout aussi captivante ...
Simon Boccanegra ; L’efficacité théâtrale au service de la musique

Simon Boccanegra, l’efficacité théâtrale au service de la musique

Angers Nantes Opéra Pour cette nouvelle production de Simon Boccanegra, le metteur en scène Dirk Opstaele est resté fidèle au principe de chacune de ses créations théâtrales : l’intégration des différents modes d’expression artistique dans un tout harmonieux et soigneusement paramétré. Il refuse catégoriquement tout ce qui relève de l’anecdotique. Les costumes sont intemporels, et le décor nu : seuls des panneaux mobiles sculptent l’espace scénique et régissent les entrées et sorties des ...
Le triomphe de Janice Baird

Le triomphe de Janice Baird dans une Elektra fascinante

Pour ouvrir la nouvelle saison, Angers Nantes Opéra a fait un choix particulièrement ambitieux en programmant Elektra, pour deux représentations à la Cité des Congrès de Nantes et une autre en version de concert au Centre des Congrès d’Angers. Il s’agit d’une première pour chacune des deux villes, et d’un pari ambitieux exigeant un effectif orchestral fourni et une distribution de première volée. De la production marseillaise de Charles Roubaud, ce ...
Sensuelle Elektra

Sensuelle Elektra

Richard Strauss Grand plaisir, un peu nostalgique aussi, de revoir douze ans après sa création cette intéressante production d’Elektra créée spécialement pour la Halle aux Grains par Nicolas Joël. Un monumental décor unique, imposé par la géométrie de la salle, retient d’abord l’attention et plonge le spectateur dans un univers de science-fiction, Star Wars revu par les cauchemars bleutés de Bilal. La cour en friche du palais de Clytemnestre, jonchée de socles ...
Fin de Ring au Capitole

Fin de Ring au Capitole

Flamboyant Crépuscule de Richard Wagner Avec ce Crépuscule des dieux se conclut la première Tétralogie intégrale de Nicolas Joël au Théâtre du Capitole de Toulouse, vieux rêve que le metteur en scène caressait depuis longtemps et dont l’achèvement marque certainement une date importante pour ce théâtre. Il faut dire que, mis à part un Or du Rhin très controversé - et controversable - ce Ring se révèle une réussite certaine, même ...
Idyll avec Siegfried, ou Wotan en emporte le vent.

Idyll avec Siegfried, ou Wotan en emporte le vent.

Nicolas Joel / Pinchas Steinberg Malheureux Siegfried ! Son héroïque papa est tué dans une rixe (voir l’épisode II), la douce Sieglinde trépasse en accouchant au fin fond d’une épaisse forêt ; et, comble de malheur, le gamin, futur Seigneur de l’Anneau est « élevé » par un forgeron minable incapable de ressouder l’épée ! Siegfried en somme a le profil exact du délinquant sauvageon, livré à lui-même ; d’ailleurs il est à deux doigts d’occire son ...