Mot-clef : Jacquelyn Wagner

Falstaff

Christoph Waltz met en scène Falstaff pour l’Opéra des Flandres

Pour les raretés comme pour les ouvrages célèbres, l’Opéra des Flandres sait réunir les meilleures équipes musicales et scéniques. Ainsi après le rare Duc d’Albe de Donizetti, l’Opéra d’Anvers clôture l’année sur un magnifique Falstaff, l’occasion d’offrir une seconde mise en scène au célèbre acteur Christoph Waltz, tandis que la musique est portée en fosse par l’excellent Tomáš Netopil et sur scène par tous les artistes, sans exception. Le dernier opéra ...
Musiciens

Così fan tutte à Garnier, entre redondances et ennui

Peu de chorégraphes ont véritablement réussi à convaincre lorsqu’ils se sont essayés à la mise en scène d’opéra. Le « laboratoire des amants » de la célèbre chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker ne fera pas exception à la règle pour cette nouvelle production de Cosí fan tutte présentée à l’Opéra Garnier. Même si la distribution vocale se révèle agréable et homogène et que le souffle de Philippe Jordan à la baguette ...
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La Clémence de Titus à Strasbourg ou l’usure du pouvoir

A l’Opéra national du Rhin, la nouvelle production de La Clémence de Titus s’avère passionnante. Katharina Thoma revisite en profondeur le livret avec acuité et précision tandis que Stéphanie d’Oustrac reprend son Sesto toujours plus intensément incarné. Pour sa première mise en scène à l’Opéra national du Rhin, Katharina Thoma frappe un grand coup. Transposé dans l’Italie postfasciste des années 50, où culpabilité et réconciliation n’étaient certainement pas des notions ...
Tabarro Michele (Scott Hendricks), Giorgetta (Asmik Grigorian) © Bernd Uhlig

Trois mises en scène et un décor : Il Trittico à Cologne

Avouons-le : Nous étions sceptiques lorsque l’Opéra de Cologne annonça son idée de confier les trois opéras du Trittico puccinien à trois metteurs en scène différents, trois femmes pour l’occasion. Comment garder un minimum d’unité dans de telles conditions ? La réponse est simple : en choisissant un seul scénographe. C’est un décor divisé en trois étages que Dieter Richter imagina pour les trois opéras, suffisamment polyvalent pour représenter, tour ...
FLEDERMAUS photo Alain Kaiser 1737

La Chauve-Souris fait danser Strasbourg

Trêve des confiseurs oblige, l’Opéra national du Rhin sort le strass, les paillettes et les bouteilles de champagne pour accueillir dignement La Chauve-Souris dans une nouvelle mise en scène du jeune Waut Koeken. On lui saura gré de nous avoir épargné les relectures historiques de ce chef d’œuvre emblématique de la Vienne de François-Joseph, sur le mode fin de règne, danse sur un volcan voire montée du fascisme. Rien de tout ...
Weber en VOST

Der Freischütz en VOST à Saint-Etienne

Alors que l’Opéra-Comique (re)découvrait Le Freischütz traduit et en partie écrit par Berlioz, en province était programmée la version originale. Présentée pour la première fois à l’Opéra de Toulon en janvier dernier, cette production, reprise ici, à l’Opéra-Théâtre de Saint-Étienne, a été notablement modifiée : Laurence Équilbey cède la place à Laurent Campellone, directeur musical in loco. Et deux des quatre rôles principaux sont nouveaux : respectivement en Agathe et en Max, ...
Quel théâtre !

Cosi fan tutte à Strasbourg, quel théâtre !

Quatre ans après sa création et après un détour par le Scottish Opera, la production de Cosi fan Tutte mise en scène par David McVicar revient dans la maison qui l’a vu naître. Avec une distribution entièrement renouvelée, qu’il a lui-même concoctée, Marc Clémeur rend ainsi hommage à une des grandes réussites du mandat de son prédécesseur, Nicholas Snowman. Même confié aux mains expertes de son assistant Chris Rolls, le spectacle ...
Cuisante banalité

Don Giovanni à Lyon, cuisante banalité

Le dernier Don Giovanni vu à Lyon date déjà d’il y a onze ans ! Il s’agissait d’une reprise de la désormais célèbre production de Peter Brook qui avait inauguré l’ère Lissner au festival d’Aix-en-Provence 1998. Ayant fait illusion dans la cité du Roy René, sous l’œil complaisant des médias, le travail minimaliste et sans grande force dramaturgique du metteur en scène anglais ne nous avait guère convaincu ; la direction brutale ...