Lieu : San Francisco

Leif Ove Andsnes sf

Leif Ove Andsnes à San Francisco, ou l’étude transfigurée

Leif Ove Andsnes est l'invité très attendu de la série des Grands interprètes du San Francisco Symphony. Dans sa tournée à travers le monde, qui devrait l'amener ces jours prochains en Europe, le pianiste norvégien présente un programme des plus intéressants, une combinaison astucieuse et inattendue de monuments du répertoire – dont certains, les Chopin par exemple, lui valent une grande part de sa célébrité – et d'excursions plus osées, qu'il ...
MTThomas

Retrouvailles de Michael Tilson Thomas avec le San Francisco Symphony

En cette soirée du 13 novembre, à quelques pas de la mairie de San Francisco éclairée aux couleurs de la France, Michael Tilson Thomas fait son retour à la tête de son orchestre du San Francisco Symphony. Le plaisir avec lequel l'orchestre retrouve son chef attitré, après plus d'un mois d'une absence qu'il a consacrée à diriger sous d'autres cieux, est visiblement réciproque : dès les premières notes du Cygne de Tuonela, ...
JEBavouzet

Les Français sont à l’honneur à San Francisco

Celebrating the French : un hommage américain le temps d'un concert du San Francisco Symphony. Chef, soliste, compositeurs : les Français sont à l'honneur. En se rendant à la « célébration » dont l'intitulé un peu tapageur barrait de grandes affiches le long des avenues de la ville, l'auteur de ces lignes, bien que secrètement flatté, n'a pu se défendre d'une forme d'appréhension. L'amour à l'américaine pour la culture française, ou plutôt pour les ...
GKremer

Le romantisme à rebours, avec le SF Symphony

Kremer et Boreyko : rencontre entre deux générations de musiciens au Davies Hall. La venue de Gidon Kremer à San Francisco est un évènement en soi. Mais comme le violoniste, même s'il n'a rien à prouver, est friand de collaborations nouvelles, le plaisir de l'entendre semble toujours neuf. Cette fois, c'est avec Andrey Boreyko qu'il se produit, et la rencontre est prometteuse : l'actuel directeur musical de l'Orchestre National de Belgique, en visite ...
SMälkki

À San Francisco, Tetzlaff et Mälkki touchent au sublime

En cette fin de mois d'octobre, Susanna Mälkki est l'invitée du San Francisco Symphony. « Russian Masterpieces », certes, mais quels destins contrastés que ceux des deux chefs-d'œuvre en tête d'affiche ! Alors que, dans nos contrées européennes, on aime assez à souligner les compromissions politiques de Chostakovitch, et que l'on goûte plus volontiers chez Prokofiev le génie intemporel du mélodiste-né, le San Francisco Symphony choisit d'inverser les rôles. La monumentale Cinquième de Prokofiev, ...
The Tales of Hoffmann Natalie Dessay (Antonia) and Christian Van Horn (Coppelius). ©Cory Weaver/San Francisco Opera.

San Francisco’s Tales of Hoffman is Right on Target with Natalie Dessay

Let’s be clear right from the start: the joint effort of Barcelona, San Francisco and Lyon, vocally powerful in this production, is right on target. Because quite simply, precise, explicit, slimmed-down, fast-paced--in a word, successful--it unquestionably achieves its goal. No use rehashing the libretto’s history or the structure of these Tales. That would be opening too large a can of worms. Happily, our colleague Catherine Scholler has deciphered the puzzle ...
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Les Contes d’Hoffmann à San Francisco font diablement mouche avec Natalie Dessay

Disons-le d'emblée, tout net, cette collaboration entre Barcelone, San Francisco et Lyon, vocalement percutante ici, fait diablement mouche ! Car, tout simplement, précise, explicite, dégraissée, enlevée, bref aboutie, elle sait aller droit au but. Inutile de ressasser l'historique du livret, les structures de ces Contes. Une poule n'y retrouverait pas ses petits. Fort heureusement, notre collègue Catherine Scholler, elle, les y aura retrouvés pour nous (cf : Les Contes d' ...
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Attila : pour l’Odabella de Lucrecia Garcia

Pour conclure avec brio ce mini-festival de juin 2012 (après une Flûte qu' il vaut mieux taire, après un Nixon in China décevant), cet Attila rarement monté in loco (Ramey, Connell, Ordonez, Chernov/Ferro … 1991!) nous est repris dans la nouvelle production, claire et nette, droite dans ses bottes, de la Scala (20 juin 2011). Nicola Luisotti dirigeait à Milan….. il officie également ce soir à San Francisco. Lucrecia Garcia ...
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San Francisco : Nixon in China consternant

Un noir tarmac plombé par un épais brouillard sur lequel, impatients, crispés, dansottent quelques officiels en attente. Aéroport de Pékin. Puis Nixon. Tout ceci plus imposant encore qu' il y a 25 ans (Houston, 1987, de Waart, Sellars, en création mondiale)…. même si ce soir une certaine désinvolture des personnages (deux ou trois sourient !), leurs uniformes (on y entr'aperçoit quelques couleurs !), le cafouillage indescriptible du rituel d'accueil, augurent ...
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San Francisco, Renée Fleming chez les Borgia

La production de John Pascoe, robuste et passionnelle, s' évertue à dramatiser encore plus, comme si besoin l' était, une Lucrezia Borgia qui séduit d'emblée par un bel canto suffisamment tragique en soi. Les décors reproduisent à l'ancienne ces murs gris et sévères de ces palais et turri italiens, qu' ils soient de Venise ou Ferrare. Les costumes, eux, propres et nets, se fondent à l' envie dans cette grisaille, dans ...
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San Francisco, David Hockney décape Turandot

Reprise très attendue de cette Turandot mise en situation par le peintre David Hockney, enfant chéri d'Hollywood, et dont nous avons déjà, en son temps, et ailleurs, loué l'extrême efficacité. Très attendue également pour ses éclats, sa brillance, ses éclaboussures de couleurs, intenses et brutaux dont le mordant vous agresse, vous "sonne" tel un poing en plein visage : un seul exemple, le palais de l’acte II, aux longues et ...
Gros, vulgaire  et triomphal !

Aida à San Francisco : Gros, vulgaire et triomphal !

Cette nouvelle co-production (Houston, ENO, San Francisco), nouvelle in loco, par ses excès, ses outrances, voire ses abus, surenchérit encore, comme si cela s’avérait encore possible, mille productions locales entrevues et joue le grand jeu du tout pour le tout. C’est gros, c’est vulgaire, c’est criard... et c’est gagné ! Grâce à l’»énhaurme» Zandra Rhodes, fofolle et géniale enfant terrible des modes londoniennes des annés 60 : certains de ses tissus rappellent ...
Faust, traditionnel mais envoûtant

Faust californien, traditionnel mais envoûtant

En deux mois de temps, l’Opéra de San Francisco boucle sa saison avec trois grandes productions : Puccini, Wagner et Gounod. Un rythme d’autant plus médusant que l’opulence des décors, costumes et des moyens en général ne semble pas en souffrir. Bien au contraire ! Pour une œuvre aussi ancrée dans son époque, le Faust de Gounod a toujours son mot à dire, surtout quand il est dirigé dans les règles de l’art ...
La Fille de l’ouest : spaghetti sauce ketchup

La Fille de l’ouest à San Francisco : spaghetti sauce ketchup

La Fanciulla del West Secrètement attendu comme l’opéra qui forgera une nouvelle identité musicale américaine, La Fanciulla del West de Puccini, commande du Met de New York, est finalement resté seul en son genre et sporadiquement joué. Pour son centième anniversaire, l’Opéra de San Francisco met à l’honneur cette œuvre «locale» ancrée dans l’histoire californienne – La ruée vers l’or – où les noms de San Francisco, Sacramento et Wells Fargo ...
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Eugène Brancoveanu, un baryton qui tape dans l’œil

Dans une ville éminemment lyrique, les San Francisco Performances se devaient de conclure dans le même ton. C’est le jeune baryton Eugène Brancoveanu qui a eu ce privilège. Accompagné par le très stylé John Parr, cet ancien Adler Fellow de l’Opéra de San Francisco a fait mouche. Toutes les voix d’opéra, surtout aussi profondes, aussi généreuses que la sienne ne sont pas taillées pour les lieder et c’est en sculpteur patient ...
Chacun son Chopin

Chacun son Chopin

Depuis qu’il a été le premier américain à remporter le concours Chopin en 1970, le pianiste Garrick Ohlsson a tissé un lien particulier avec l’Europe de l’Est. C’est paradoxalement l’Europe occidentale qui le connaît le moins comme en témoigne ses lapidaires apparitions parisiennes. Son intégrale chez Hypérion et le récent documentaire d’Arte, L’Art de Chopin, qui en fait son fil rouge, ont rappelé au public français qu’il est l’un ...
Le classique se mutine

Le classique se mutine

Solistes du San Francisco Symphony L’affluence aux Sunday Matinee Concerts du San Francisco Symphony est surprenante. D’une part, parce qu’ils ont lieu le dimanche midi dans une région où le citoyen moyen n’habite que rarement à moins d’un Golden Gate Bridge de distance, et d’autre part, parce qu’il s’agit de musique de chambre. Mais quand cela se passe dans le vénérable Davies Hall et que le programme commence par une pièce ...
janvogler_2010

S’essaye au pas de trois

Le Skride/ Vogler Trio Les San Francisco Performances sont le grenier à vedettes de la vie musicale san franciscaine. Stars installées ou en lancement passent ainsi par la scène du Herbst Theater, telles que, cette semaine, les sœurs Skride en trio avec le violoncelliste Jan Vogler. La formation est intéressante, avec le piquant qu’induit leur identités de solistes, leur personnalités musicales diverses et une pointe de compétitivité qui garantit le bon équilibre. ...
Une équipe de choc

Adler Fellows du San Francisco Opera, une équipe de choc

Le soutien à la jeune génération de chanteurs n’est pas une moindre préoccupation des opéras américains comme le prouvent ceux de Los Angeles et Washington qui accueillent les programmes initiés par Placido Domingo, ou encore celui San Francisco. Ce dernier accueille deux de ces prestigieux viviers que sont les résidences Merola et Adler, la seconde conclusion naturelle du premier. Susan Graham, Rolando Villazon, Deborah Voigt ou Joyce DiDonato sont quelques ...
Une partie de plaisir

Une partie de plaisir

Chamber Music Masters Invité du programme Chamber Music Masters du conservatoire de San Francisco, Robert Mann, quatre-vingt dix ans, premier violon fondateur de l’historique quatuor Julliard, a réuni à ses côtés professeurs et étudiants dans un concert exceptionnel clôturant sa master-class. Voilà une initiative qui promeut à la fois les professeurs de cette grande institution et le plaisir de faire de la musique ensemble en immergeant les étudiants aux différentes formations, les ...
Du bien beau chant, du bien mauvais drame

La Traviata avec Anna Netrebko, du bien beau chant, du bien mauvais drame

Cette production, nouvelle in loco, signée Marta Domingo, élégante, sophistiquée (nos cocottes arrivent à la fête en Buick 1929), si belle à l’œil, dont les décors, l’ameublement et les costumes (ors, argents, diadèmes, plumes, tout y est), somptueux, reproduisent à plein l’ambiance des années 20, ses arômes Art-Déco.... ce projet savoureux, rafraîchissant, joliment vu, mais totalement dénué d’intérêt (cette relecture n’apporte ici rien de bien neuf), impeccablement conçu il y ...
Un Gershwin bien (trop ?) stylisé !

Un Gershwin bien (trop ?) stylisé !

Porgy and Bess D’entrée de jeu, ce Porgy and Bess, qui s’ouvre de plain-pied sur un époustouflant «Summertime», sensuel, charmeur, violemment syncopé (l’excellente Angel Blue, qui vous agrippe dès ces premiers instants) et dont les décors modernistes et design vous placent, en fait vous déplacent, dans un Catfish Row des années 50, fait mouche. Il est permis, cependant, de ne pas trop apprécier ces énormes échafaudages (trop) nets, (trop) formels, trop ...
Un veritable regal

L’Elisir d’amore à SF, un veritable régal

L’opéra se ferait-il brusquement californien ? Après l’énorme échec de ce Rheingold (San Francisco, juin 08) transposé au pays de l’or (ce Ring «américain» de Francesca Zambello serait d’ailleurs en plein péril), après un Elisir d’amore (San José, septembre 08) transplanté dans les champs et les vergers de la Santa Clara Valley (aujourd’hui «Silicon Valley») des années 30, voici un nouvel Elisir que James Robinson, Allen Moyer et Martin Pakledinaz situent en ...
... en version « initiale »

Boris Godounov… en version « initiale »

Ce Boris Godounov (qui nous vient de Genève) se présente à nous comme une chronique à la fois joyeuse, provocante, scandaleuse et criminelle qui nous enchaîne, avec un flair tout clinique, les méfaits et gestes d’un certain Boris, à la triste figure. Sept tableaux, sept miniatures, figés, sages et bien rangés... qui nous tissent lentement, avec sûreté, sans jamais tomber dans l’icône, à travers les dires et commentaires des différents ...
Du très bon, du bon, du moins bon .....

Idomeneo, du très bon, du bon, du moins bon…

Les protagonistes de ces aventures héroïques, qui nous sont projetées comme en gros cinémascope sur l’immense scène du War Memorial Opera House, évoluent tous dans un monde de carton-pâte (ce lieu mythique de tous les dangers), admirablement colorié par John Conklin, superbement embelli par ces rouges, bleus et ors ensoleillés de ces costumes XVIIIe si agréables à l’œil (Michael Stennett), mais régenté par de méchants -et de moins méchants- dieux, souvent ...
Enfin Korngold vint...!

Enfin Korngold vint…!

Die Tote Stadt L’attrait de cette Ville Morte est multiple. Il tient d’abord au fait que le San Francisco Opera ose enfin (finalmente, Tosca !) présenter, 88 ans après une création simultanée à Cologne et Hambourg, le 4 décembre 1920, l’œuvre quelque peu tonitruante mais emblématique d’Erich Wolfgang Korngold. Il était temps ! Car Die Tote Stadt agrippe son auditeur dès les premiers instants... le fascine et le captive jusqu’à la dernière mesure. L’attrait ...
Une relecture redoutablement efficace

Relecture redoutablement efficace du Rake’s Progress par Robert Lepage

Pour qui connaît son cinéma, cette nouvelle co-production (Bruxelles, Londres, Lyon, Madrid, San Francisco) du Rake’s Progress d'Igor Stravinsky se déguste à la petite cuillère. Les clins d’œil, citations, renvois et autres références au VIIe. art abondent, saupoudrant ainsi, de péripétie en péripétie, un récit alerte et coloré, astucieux, robuste et sensé, gros de mille gags, de mille idées nouvelles (la caravane gonflable de la star, ces enchères autour de ...
Un Thomas Hampson bien esseulé

Thomas Hampson, Macbeth bien esseulé à San Francisco

Si, comme il le dit quelque part, David Pountney privilégie le psychologisme exacerbé du drame ; si, comme il le dit ailleurs, le couple Hampson-Lukács se doit d’éclairer ce soir tout ou presque, alors pourquoi jouer cette carte, perdue d’avance, d’une production saugrenue, grand-guignolesque et si mal cernée, qui surprend, déconcerte et finalement déçoit ? La mise en scène, révisée (!) par Nicola Raab, brouillonne, souvent appliquée, dans laquelle descendre un escalier revêt ...
Finalmente Gheorghiu !

La Rondine, finalmente Gheorghiu !

A l’évidence, Nicolas Joel possède un sens inné, certain des atmosphères. Après un Samson et Dalila violemment ancré dans l’exotisme peplum, néo-victorien, d’un Alma-Tadema (San Francisco, septembre 07... on en a parlé ailleurs), il nous offre ce soir une éblouissante (pour l’œil et pour l’oreille) Rondine, venue de Toulouse, qu’il transpose, et c’est très très bien ainsi, dans les années 20. Nous voici donc dans ces somptueux salons pseudo-mondains, légèrement désuets, ...
Un conte au premier degré

Die Zauberflöte, un conte au premier degré

Entre ce conte pour petits et grands enfants et cette grand’messe ésotérico-maçonnique que peut être La Flûte enchantée, Gerald Scarfe, Stanley Garner et Donald Runnicles auront vite tranché. Ce sera le conte. D’une symbolique généralement et justement associée à l’œuvre ne subsisteront ce soir que quelques formes (deux ou trois triangles ici et là), quelques objets (ce gros compas suspendu au-dessus de l’immense pyramide, centrale aux décors)... dont on se ...