Mot-clef : Gustav Mahler

Un bonheur musical total

Un bonheur musical total

Myung-Whun Chung Les concerts de Radio-France sont une grande leçon permanente de musique pour le plus grand nombre. Ce fut un concert de toute beauté tant par la qualité des solistes que par celle de cet orchestre généreux et talentueux magnifiquement dirigé par Myung-Whun Chung. Un bonheur musical total aussi par le choix des œuvres présentées. D’abord la brillante et complexe mais très élégante Symphonie n°28 en ut majeur en quatre ...
Nikolaï Lugansky pianote sans fin

Zemlinsky et Beethoven, la Sirène et l’Empereur …

Ce concert au programme alléchant, qui réunissait le très célèbre Concerto n°5 de Beethoven dit « L’Empereur », inscrit au répertoire des pianistes et orchestres les plus renommés, et une oeuvre de Zemlinsky, « La petite Sirène » une fantaisie orchestrale inspirée du conte d’Andersen, que l’on a rarement l’occasion d’entendre, promettait une soirée mémorable. L’un de ses autres atouts était la présence d’Armin Jordan au pupitre et — last but not least ...
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Eschenbach et Michaela Kaune grimpent au ciel

La Quatrième Symphonie de Gustav Mahler (1860-1911) était pour le compositeur un « tableau primitif sur fond d’or », qui tranchait avec l’ambition philosophique et les dimensions de ses deux immenses symphonies précédentes. Il confiait avoir essayé de peindre dans toute l’œuvre le « bleu uniforme du ciel ». Un quart de siècle plus tard, en 1925, Karol Szymanowski (1882-1937) poursuivait ce même idéal de simplicité, renonçant à la sensualité raffinée de sa période ...
La quête du sublime

Christoph Eschenbach et Mahler, La quête du sublime

Pour son premier concert de l’année 2004, l’Orchestre de Paris, sous la direction de son chef permanent Christoph Eschenbach, donnait les 7 et 8 Janvier la troisième symphonie en ré mineur de Gustav Mahler, monument du répertoire orchestral que le chef d’orchestre aborde avec une aisance de grand seigneur. Il dirige par cœur sur une durée de près de deux heures en laissant à peine le temps au public de ...
À quelque chose…Mahler est bon !

À quelque chose…Mahler est bon !

Michael Gielen et le Südwestrundfunk C’est en effet « quelque chose » et même plus, que le Südwestrundfunk Sinfonie Orchester de Baden-Baden / Freiburg a offert ce 11 décembre 2003, à l’Auditorium de Dijon : un concert que l’auditoire n’oubliera pas de sitôt. Ce remarquable ensemble — notoirement voué à la musique contemporaine — ne méprise pas pour autant la tradition classique : Haydn, Mozart, Beethoven. Il s’est efforcé, bien avant la tendance « réhabilitation » ou ...
Vengerov, mozartien inspiré

Vengerov, mozartien inspiré

Il planait sur ce concert comme une malédiction : le chef initialement prévu, Philippe Jordan — annoncé partout comme l’un des possibles successeurs de Michel Plasson — étant souffrant, devait être remplacé par Jaap van Zweden… lui même indisposé. C’est donc Ion Marin qui fut appelé au dernier moment. Quelques aléas aussi pour le programme, qui prévoyait originellement le Concerto pour violon de Beethoven et la Quatrième symphonie de Mahler. Mais qu’importe ...
Un grand Paavo dans la mare du Romantisme

Un grand Paavo dans la mare du Romantisme

Oubliés la chaleur lourde d’un été en pleine maturation ainsi que les tracas d’une société socialement éprouvée, c’est une soirée placée sous le signe du recueillement que le théâtre des Champs-Elysées nous offrait le jeudi 12 juin dernier. Presque une célébration tant le programme était imposant et rempli d’espoir, tant les serviteurs de ce dernier faisait rayonner la reconnaissance de leur talent sur l’imaginaire d’un public d’emblée conquis et enthousiaste. Paavo ...

Musica ricercata

Cycle Ligeti/Mahler à la Cité de la musique Une fois encore, ce samedi 24 mai, la Cité de la musique confirmait l’excellence de sa programmation et la constante qualité de ses concerts. Si le voisinage Ligeti/Mahler était, ce soir-là, plus qu’improbable, rien n’empêchait l’auditeur d’apprécier pour elles-mêmes les quatre œuvres inscrites au programme. Saluons tout d’abord l’éminente direction de Jonathan Nott, dont la présence rayonnante, la souplesse féline et l’élégance du geste ...

Perspectives célestes

Cité de la musique Cycle Ligeti/Mahler Poursuivant « sa tentative de voisinage improbable » (sic) entre Gustav Mahler et György Ligeti, la Cité de la musique a proposé le 21 mai deux œuvres opérant un « tournant » dans le cheminement créateur des deux compositeurs. Composé en deux temps (1985-86 et 1988), le Concerto pour piano de Ligeti fait figure de manifeste esthétique chez ce musicien toujours soucieux de ne pas tomber dans « l’académisme de ...

Michael Tilson Thomas et la Symphonie n° 9 de Mahler

Michael Tilson Thomas et le London Symphony orchestra ont donné au Festspielhaus de Baden-Baden une Neuvième de Mahler proche de la perfection absolue sur le plan instrumental, à laquelle il ne manquait qu’un supplément d’âme pour entrer dans les annales. Soyons justes : dans le dernier mouvement, le chef américain atteignait au sublime, prenant la juste mesure d’une œuvre dont les prémonitions morbides sont bien connues du public et voulues par Mahler. ...

Mahler brille de mille feux.

Michael Gielen Pour fêter les cinquante ans du Land de Bade-Wurtemberg, les forces vives de ce land allemand se sont réunies pour donner une Symphonie des mille de Mahler qui fera date dans l’histoire de cette œuvre. Ils n’étaient pas mille, mais près de cinq cents, tant il est vrai que le chiffre colossal et symbolique n’est jamais atteint pour cette œuvre. Après avoir écrémé les meilleurs éléments orchestraux et vocaux de ...

Olga, Jessye, Jimmy… et les autres.

Festspielhaus de Baden Baden James Levine a conduit deux concerts au Festspielhaus de Baden Baden. Olga Borodina et Jessye Norman étaient ses solistes de prestige pour une aventure musicale qui aura d’abord confirmé que le « Met » est devenu un des grands orchestres de notre temps. Jimmy Levine, pareil à lui même, a rallié les foules malgré quelques réserves de style. Le constat est désormais sans appel ; l’orchestre du Metropolitain ...

Jacques Offenbach « Die Rheinnixen » : sous l’effet du Rhin

Ne pas chercher plus loin l’événement - et la justification - du Festival de Montpellier 2002. C’est bien sous l’égide magique de ces Fées rhénanes qu’il se sera situé, d’autant qu’on aura lu par ailleurs l’impression générale mitigée qui ressort des sessions de l’Opéra Berlioz - et de la « punition » haendélienne de l’Opéra Comédie. Plus, bien plus encore : ce n’est pas seulement une sublime redécouverte - telle la ...