Mot-clef : Maria Bayo

Mozart-Plus

Mozart plus, Peretyatko moins

Dans un programme à la fois classique et original, Olga Peretyatko déçoit par un chant fruste et brouillon. Le XVIIIe siècle semble peu convenir à la soprano habituée au bel canto du premier romantisme italien. L’originalité du programme, intitulé Mozart Plus, séduira plus d’un auditeur. En plus, donc, d’un certain nombre d’airs de Mozart hyper connus – "Dove sono", "Or sai chi l’onore", les airs du deuxième acte de L’Enlèvement…, l'album ...
Le premier opéra italien de Haendel

Rodrigo, le premier opéra italien de Haendel par Eduardo López Banzo

Vraisemblablement créé en 1707 à Florence, Rodrigo est le premier opéra italien de Haendel, du moins si l’on excepte les Almira et Nero joués à Hambourg en version bilingue en 1704 et 1705. Même si la partition n’a pas été conservée dans son intégralité – la version actuelle, de même que celle autrefois dirigée par Alan Curtis, est en partie une reconstitution –, elle permet néanmoins de mesurer l’imagination créatrice ...
Rossini exotique mais autrement troublant

Rossini exotique mais autrement troublant

Le Barbier de Séville Créée en 2002, la mise en scène du Barbier de Séville par Coline Serreau passe pour sympathique et agréable, exactement comme si son exotisme n’avait d’autre ressort que sa rutilance. Dans ses Notes de mise en scène, la dramaturge justifie son choix de décor : « Séville, occupée quatre cents ans par les musulmans qui y ont laissé une forte empreinte […] Pour que cette histoire nous parle ...
La belle équipe

Pagliacci & Cavalleria Rusticana, la belle équipe

Les esprits grincheux se pinceront le nez, mais les amateurs de vérisme seront à la fête. Certes, tout n’est pas parfait dans ce DVD, mais l’addition de qualités finit par balayer les réserves. Premier atout : une mise en scène cohérente et contrastée. Cohérence d’abord : Giancarlo Del Monaco conçoit les deux opéras comme deux volets d’une même œuvre. Le spectacle commence donc par le prologue de Pagliacci dans lequel Tonio chante en ...
Fantastique cycle Haendel

Fantastique cycle Haendel

Rodrigo de Haendel Troisième opéra de Haendel et son premier opéra italien, Rodrigo fut vraisemblablement composé durant l’été 1707 pour être représenté à l’automne. Le titre véritable est Vincer se stesso è la maggior vittoria (Se vaincre soi-même est la plus grande des victoires) vers chanté au final par le personnage d’Esilena. Le livret est anonyme, écrit d’après Il duello d’amore e di vendetta de Francesco Silvani. L’action se passe en ...
Sacré Rossini !

Sacré Rossini !

Grand mystère des publications, voici que paraît en DVD la troisième intégrale de Tancredi de Rossini ! Certes, l’œuvre est magnifique, premier des opere serie de prestige du compositeur. Il y souffle, comme dans L’Enlèvement au sérail de Mozart, un vent de jeunesse, d’enthousiasme, mêlé à la maturité du compositeur. Le premier chef-d’œuvre serio de Rossini, en quelque sorte. Mais doit-on rappeler aux programmateurs, aux producteurs, que les chefs-d’œuvre de la maturité, ...
Don Giovanni à la sauce madrilène

Don Giovanni à la sauce madrilène

Lors d’une récente parution de l’Orfeo de Monteverdi sous la direction de René Jacobs, nous nous interrogions sur la politique éditoriale de certaines maisons d’opéra. Le DVD que nous avons à commenter aujourd’hui est tout à fait le genre de produit susceptible de susciter ces interrogations. Voici une nouvelle production de Don Giovanni qui confronte un des grands barytons actuels dans le rôle-titre avec l’une des chanteuses espagnoles les plus ...
Bianca e Falliero

Bianca e Falliero, rareté rossinienne à ne pas manquer!

Bianca e Fallieron’est certes pas l’opéra le plus excitant de Rossini. Ce n’est pas non plus le plus mauvais. Composé pour Milan en 1819, coincé entre les très novateurs Ermione, Donna del lago et Maometto II pour le San Carlo de Naples, théâtre pionnier pour lequel Rossini, compositeur attitré, pouvait oser toutes les audaces, il s’agissait de produire une œuvre susceptible de plaire à un public plus conventionnel. Nous voici donc ...
Les doux sons de la mélancolie…

Les doux sons de la mélancolie…

Ce disque, sorti à l’occasion de l’exposition « Melancolia, génie et folie en occident » au Grand Palais, a été l’opportunité pour Naïve d’éditer, en collaboration de deux autres maisons de disques, Erato (Purcell, plage 13) et Naxos (Sibelius plage 14 et Glass plage 16), une compilation de leurs plus beaux enregistrements en rapport avec l’évènement. Ces 16 courts extraits (8 minutes maximum) mélangent diverses formations, vocales, instrumentales, orchestrales ou piano seul, ...
Cosí fan tutte en habit de lumière

Cosí fan tutte en habit de lumière

Armin Jordan dirige Mozart Créée le 2 mars 1996 sur cette même scène du Palais Garnier, la production d’Ezio Toffolutti du Cosí fan tutte de Mozart est reprise pour la troisième fois en sept ans à l’Opéra de Paris. Ainsi est-il possible de voir en ce mois de juin les trois opéras nés de la collaboration de Mozart avec Lorenzo Da Ponte, puisque, outre Cosí fan tutte à Garnier, sont donnés ...
II. L’Opéra en Italie après Monteverdi

L’Opéra en Italie après Monteverdi

C’est à Rome que le genre va connaître un premier développement sous l’impulsion des princes Barberini, neveux du pape Urbain VIII qui font construire dans leur palais un théâtre privé de 3 000 places où ils donnent de fastueux spectacles faisant appel à de multiples machines. Domenico Mazzocchi (1592-1665) l’inaugure en 1624 avec la Catena d’Adone. Suivront d’autres créations, de Luigi Rossi (1597-1653) ou Stefano Landi (1590-1655), notamment Sant’Alessio, premier ...