Mot-clef : Alessandro Corbelli

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Bruschino au TCE ou le fabuleux métier du grand Corbelli

Créé en janvier 1813, Il Signor Bruschino est le dernier des cinq opéras comiques en un acte que Rossini composa pour Venise. Si l’œuvre déconcerta en son temps, notamment à cause des coups d’archets donnés par les musiciens sur leurs pupitres lors de la célèbre ouverture, le public du Théâtre des Champs-Élysées s’est quant à lui régalé de cette farce où quiproquos et chassés-croisés alimentent une musique pétillante et légère ...
Adriana Lecouvreur (Saison 2014-2015)

Le retour d’Adriana Lecouvreur à Paris avec Angela Gheorghiu

Adriana Lecouvreur, l'œuvre-phare de Francesco Cilea, assez rare sur les scènes internationales est de retour à Paris avec dans le rôle-titre la soprano Angela Gheorghiu. Paris l'avait découverte en 1994 avec l'interprétation mémorable de Mirella Freni. Il aura fallu la reprise d'une production créée à Londres en 2010 pour que le public succombe à nouveau au parfum délétère de ce fatal bouquet de violettes. On peine à imaginer cependant que le destin ...
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Quatuor de stars pour Adriana Lecouvreur

Les belles productions d’Adriana Lecouvreur ne font pas légion, et l’on se réjouira de la parution de ce DVD issu des représentations données à Covent Garden au cours de l’automne 2010, lorsque la prise de rôle d’Angela Gheorghiu, artiste particulièrement chérie du public londonien, avait défrayé la chronique. C’est pourtant tout d’abord la réussite d’ensemble que l’on saluera, à commencer par la direction musicale attentive de Mark Elder, qui de ...
Gabriele Viviani (Malatesta), Alessandro Corbelli (Don Pasquale) © Vincent Pontet

Don Pasquale au TCE, enfin on s’amuse

Enfin, dans la morosité de cette saison parisienne, peuplée de mégalomanies scéniques et de distributions boiteuses, peut-on se permettre de souffler un peu, d’apprécier un spectacle bien ficelé et bien chanté ! La mise en scène de ce Don Pasquale fait référence au cinéma néoréaliste italien des années 50, c’est en passe de devenir un lieu commun pour les opéras bouffes transalpins du XIX° siècle. Cela nous vaut des décors grisâtres, ...
Hommage à Mirella Freni

Hommage à Mirella Freni

C’est à la Mirella Freni de la maturité que ce beau coffret rend hommage. Le premier DVD est en effet essentiellement consacré aux activités de pédagogue de la cantatrice, aujourd’hui retirée dans sa ville natale de Modène où elle passe une grande partie de son temps à enseigner dans l’école de chant qu’elle a contribué à créer, au cœur même de l’hôpital où elle vit le jour... Si le film ...
Così fan Beauté

Così fan Beauté par Barbara Frittoli et Angelika Kirchschlager à leurs débuts

Voici une version opératique de Così au festival de Salzbourg qui montre deux grandes dames, deux grandes voix, à leurs débuts : Barbara Frittoli – qui offre déjà une interprétation de référence dans «Come scoglio», un air sublime – et la somptueuse Angelika Kirchschlager, incarnant respectivement Fiordigili et Dorabella. Les deux sœurs de l’opéra de Mozart forment ici un couple – si l’on ose dire – très complémentaire : la première hésite, ...
Un veritable regal

L’Elisir d’amore à SF, un veritable régal

L’opéra se ferait-il brusquement californien ? Après l’énorme échec de ce Rheingold (San Francisco, juin 08) transposé au pays de l’or (ce Ring «américain» de Francesca Zambello serait d’ailleurs en plein péril), après un Elisir d’amore (San José, septembre 08) transplanté dans les champs et les vergers de la Santa Clara Valley (aujourd’hui «Silicon Valley») des années 30, voici un nouvel Elisir que James Robinson, Allen Moyer et Martin Pakledinaz situent en ...
Une complète réussite !

Une complète réussite !

Falstaff Fin de saison triomphale au Théâtre des Champs-Elysées ! Le dernier opéra mis en scène de la saison est aussi le dernier opéra de Verdi, et une comédie qui appelle un peu de légèreté dans la grisaille parisienne où le printemps n’en finit pas de se faire attendre. La réussite est d’abord celle d’une mise en scène respectueuse de l’ouvrage et d’une direction d’acteurs très fouillée. Mario Martone transpose l’action dans ...
La Fille du régiment

La Fille du régiment avec Natalie Dessay et Juan Diego Flórez

Quarante ans après Joan Sutherland et Luciano Pavarotti, ce sont Natalie Dessay et Juan Diego Flórez qui s’emparent de La Fille du régiment, opéra-comique de Donizetti, lors d’une une coproduction entre les maisons d’opéras londonienne, viennoise et new-yorkaise. Les échos de ces représentations triomphales nous parviennent enfin aujourd’hui grâce à la captation réalisée à Covent Garden. Une fois les dialogues actualisés par Agathe Mélinand, Laurent Pelly n’a plus qu’à utiliser ...
Lourde et indigeste Italienne

Lourde et indigeste Italienne

A priori, l’acquéreur confiant de ce DVD se prépare à passer une réjouissante soirée en tête-à-tête avec son téléviseur. D’abord pour l’œuvre, premier chef-d’œuvre dans le domaine buffa d’un tout jeune compositeur de 21 ans, qui vient de connaître, trois mois plus tôt, la consécration dans le domaine seria avec Tancredi. Ensuite pour l’affiche, qui aligne quelques noms reconnus en matière de chant rossinien. Enfin, pour l’étiquette « Opéra National de ...
Il Signor Bruschino

Il Signor Bruschino

Créée en janvier 1813 au théâtre San Moisè de Venise, l’œuvre est un échec, à cause surtout de l’ouverture. On peut lire dans la presse de l’époque : « nous pouvons simplement dire qu’il est incompréhensible qu’un maître ait pu composer une aussi indigente ouverture, dans laquelle les musiciens de l’orchestre frappent sur leurs pupitres. C’était tellement lamentable que les musiciens refusèrent le soir de la première de se livrer à une ...
La Scala di seta

La Scala di seta de Rossini par le Freiburger Barockorchester

Fidèle habitué du Théâtre de Poissy, l’Orchestre baroque de Fribourg y présentait cette année le scintillant chef-d’œuvre d’un Gioachino Rossini de vingt ans, dont les merveilles ne se résument pas, tant s’en faut, à sa célèbre ouverture. Sur un livret aussi conventionnel qu’efficace (mariage secret, tuteur dupé, rendez-vous nocturne, quiproquos en série), le compositeur sait déjà créer une musique théâtrale entre toutes, et signe entre autres l’une de ses plus ...

Double anniversaire dans le Sussex

Festival de Glyndebourne 2004 Glyndebourne. 16-VII-2004. W.A. Mozart : Die Zauberflote. Pavol Breslik (Tamino), Jonathan Lemalu (Papageno), Cornelia Goetz (Reine de la Nuit), Lisa Milnes (Pamina), Peter Rose (Sarastro), Claire Ormshaw (Papagena). Orchestra of the Age of Enlightment, The Glyndebourne Chorus, Vladimir Jurowski (direction) Adrian Noble (mise en scène), Anthony Ward (décors et costumes). Glyndebourne. 17-VII-2004. I : Sergei Rachmaninov : Le Chevalier avare. Richard Berkerley-Steele (Albert), Maxim Mikhailov (Le domestique), Viacheslav Voynarovskiy ...

Double Bill à l’Opéra de Paris

Maurice Ravel/Giacomo Puccini Le spectacle Ravel/Puccini que vient de présenter l’Opéra de Paris au Palais Garnier console de bien des ratages vus sur les deux scènes de ce théâtre national. Ces deux œuvres en un acte, datant du début du siècle dernier, ont en commun leur effet comique. L’une, sur un livret de Franc-Nohain, est située à Tolède au XVIIIe siècle dans une boutique d’horloger, à qui Ravel a donné le ...
Cosí fan tutte en habit de lumière

Cosí fan tutte en habit de lumière

Armin Jordan dirige Mozart Créée le 2 mars 1996 sur cette même scène du Palais Garnier, la production d’Ezio Toffolutti du Cosí fan tutte de Mozart est reprise pour la troisième fois en sept ans à l’Opéra de Paris. Ainsi est-il possible de voir en ce mois de juin les trois opéras nés de la collaboration de Mozart avec Lorenzo Da Ponte, puisque, outre Cosí fan tutte à Garnier, sont donnés ...

Pura siccome un’Angelina

Jérôme Savary / Carlo Rizzi Le célèbre conte de Perrault a inspiré – pour l’opéra – deux Musiciens d’esthétique radicalement antagoniste, Gioachino Rossini et Jules Massenet. Si ce dernier a insisté sur la dimension féérique, voire fantastique, en écrivant une parabole tendre et nostalgique sur le thème de l’Enfance ; le Pésarais, quant à lui, a jonglé savamment (comme Savary) avec les éléments serio et buffo. Encore une perle rossinienne à l’Opéra ...