Mot-clef : Edita Gruberova

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Hommage de Deutsche Grammophon à Seiji Ozawa

Alors que les intégrales d'enregistrements d'artistes sortent comme les champignons après la pluie, c'est au tour du chef d'orchestre Seiji Ozawa d'être honoré par la publication d'un volumineux coffret Deustche Grammophon. Cette brique offre copieusement une cinquantaine de disques, et comporte au total plus de 48 heures de musique, dont la plupart ont été gravés dans les années 1972-1992. Force est de constater que la manière de diriger d'Ozawa n'a pas pris une ride, tout ...

Edita Gruberová se retire des scènes d’opéra

Les annonces de tournées d’adieux, de départs à la retraite sont fréquentes chez les artistes, même si parfois les retraits de la scène ne sont pas définitifs. C’est pourtant ce que vient d’annoncer la célèbre soprano colorature slovaque Edita Gruberova, actuellement dans sa 73e année. « Grubie » fera sa dernière apparition dans une production d’opéra le 27 mars prochain au Bayerische Staatsoper dans Roberto Devereux de Gaetano Donizetti. Elle continuera néanmoins à se produire ...
La Favorite à Munich, une rareté magnifiée par Elīna Garanča

La Favorite à Munich, une rareté magnifiée par Elīna Garanča

Une œuvre théâtralement impossible, bien servie par quelques chanteurs d'exception. Depuis que Nikolaus Bachler en a pris la tête, l’Opéra de Bavière a suivi avec constance la piste de l’opéra français et surtout italien de la première moitié du XIXe siècle qui n’était guère sa spécialité : certes, Edita Gruberova avait détenu pendant de longues années une sorte d’exclusivité sur quelques titres de bel canto, mais c’était bien tout. Quelques mois à ...
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Lucrezia Borgia à Munich, Gruberova toujours ?

Une Lucrezia Borgia dominée par Alex Esposito plutôt que par la reine Gruberova. Les relations entre Edita Gruberova et l’Opéra de Bavière sont un phénomène unique dans le monde lyrique d’aujourd’hui : des applaudissements sans fin, des salles toujours pleines, des mises en scène taillées sur mesure, et pendant des années une quasi-exclusivité sur le bel canto. Le triomphe pour la chanteuse à la fin de cette Lucrezia Borgia, plus de 45 ...
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Mignon à Genève, le 19e siècle prend de l’âge

Inutile d’essayer de se convaincre que Mignon d’Ambroise Thomas est un opéra, au sens actuel que l’on donne généralement à ce mot. Un opéra, c’est-à-dire une intrigue, tragique ou comique, racontée en musique. Mignon n’est, sous son aspect de conte merveilleux et totalement improbable, que le prétexte pour Ambroise Thomas de nous servir une musique souvent charmante et plus souvent encore d’une joliesse plate. En fait, cette œuvre a considérablement ...
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Giuseppe Sinopoli, l’incompris

Décédé tragiquement, à l’âge de 55 ans, au pupitre, lors d’une représentation d’Aïda à Berlin, le chef d’orchestre-compositeur Giuseppe Sinopoli, commençait seulement à être reconnu par la critique internationale. Différentes rééditions rendent enfin justice à cet interprète au parcours et aux options interprétatives aussi singulières que souvent pertinentes. Natif de Venise, en 1946, Sinopoli étudie la musique au Conservatoire Benedetto Marcello, et en particulier la composition avec Ernesto Rubin de ...
Grubimania, ça balance au TCE

Grubimania, ça balance au TCE

Edita Gruberova Edita Grubevora, bien qu’adulée dans le monde entier, est scandaleusement négligée en France. Ne serait-ce que pour cette raison, le Théâtre des Champs-Élysées fait œuvre de salubrité publique en l’invitant. Cependant, il semble que la soprano soit tout aussi boudée par le public français que par les directeurs de théâtre, car les places ne se sont pas aussi bien vendues qu’elles l’auraient dû. Serait-ce une conséquence du kitsch immodéré ...
« È sempre la Gruberovà… »

« È sempre la Gruberovà… »

Certes, à plus de soixante-deux ans (âge officiel !), la voix n’est plus de la plus grande fraîcheur et de la plus grande souplesse. Surtout en début de programme, les aigus sont légèrement «tubés», les graves se cherchent et le médium paraît un rien instable. Les Mozart de la première partie perdent ainsi en naturel et en spontanéité, d’autant plus que le français de la diva tchèque demeure quelque peu artificiel. ...
Zerbinetta de feu

Jane Archibald, Zerbinetta de feu

Ariadne auf Naxos Lorsqu’un des rôles-clé est abandonné par sa titulaire, c’est la panique dans les rangs de la direction d’un théâtre. Trouver celle qui sera libre aux dates des représentations limite souvent le choix à un échantillon de cantatrices désœuvrées ou sans expérience. Ainsi lorsque la soprano Marlis Petersen, l’inoubliable Rossignol des Oiseaux de Walter Braunfels a déclaré forfait pour sa Zerbinetta genevoise, on imagine aisément l’agitation qui s’est propagée ...
Edita Gruberova, l’enchanteresse au charme vainqueur

Edita Gruberova, l’enchanteresse Manon au charme vainqueur

D’une tessiture sonore inouïe, la voix d’Edita Gruberova maîtrise mieux que quiconque la technique de l’art vocal. L’ambitus est certes extraordinaire et ses chatteries envoûtantes alliées aux notes exceptionnelles dans l’aigu, ont toujours eu un impact très fort sur le public viennois. Cependant, il ne faudrait pas confondre ses poses ou un certain maniérisme d’un goût parfois douteux avec les qualités réelles de la diva, que très peu de chanteuses ...
Concert de gala pour le 50e anniversaire de la réouverture du Staatsoper

Concert de gala pour le 50e anniversaire de la réouverture du Staatsoper

Voilà une soirée comme peu de théâtres lyriques du monde peuvent en offrir, en dehors du Met. Le seul descriptif du contenu donne le vertige. Cinq des plus grands chefs du monde se relayaient le 5 novembre dernier pour fêter le 50e anniversaire de la réouverture du Staatsoper viennois. Touché par les bombardements le 12 mars 1945, il fallut dix ans pour qu’il rouvre ses portes le 5 novembre 1955. ...
Un conte de fées pour petits et grands

Hänsel und Gretel version Solti, un conte de fées pour petits et grands

Qui ne connaît Hänsel und Gretel, cette délicieuse féerie d’Engelbert Humperdinck, popularisée par la version pionnière étincelante de Karajan chez EMI-Columbia (1953), qui avait pour atouts les deux Elisabeth (Grümmer et Schwarzkopf) dans les rôles-titre ? Cette version magistrale vient de connaître un transfert admirable de pureté sonore par Mark Obert-Thorn chez Naxos (chroniqué sur ResMusica), tout en admettant bien évidemment qu’elle ne puisse techniquement concurrencer les versions postérieures réalisées en ...
I Puritani

I Puritani avec Edita Gruberova au sommet

La carrière d’Edita Gruberova est, à maints égards, exceptionnelle. Alors qu’à Vienne, à Munich, Berlin ou Barcelone, elle est fêtée comme la reine incontestée du belcanto, elle n’a jamais su gagner les publics français et italiens ni s’établir durablement au Metropolitan de New York. Et si ses enregistrements sont très nombreux, bon nombre d’entre eux ont été réalisés par des petites maisons de disque et avec des partenaires d’un niveau ...
La Chauve-souris

Une Chauve-souris à mettre entre toutes les mains

Un DVD « live » à mettre entre toutes les mains et à consommer sans modération en ces périodes de fêtes. Et un cadeau rêvé pour oublier les petits tracas quotidiens. A Vienne, tous les ans à la Saint Sylvestre, La Chauve-Souris s’invite dans les théâtres lyriques pour le plus grand bonheur des viennois qui ne rateraient pour rien au monde cette œuvre emblématique de l’opérette viennoise. Et surtout depuis que ...
Début de Saison

Début de saison mouvementé au Münchner Philharmoniker

Münchner Philharmoniker Alors que des affiches annonçaient dans tout Munich que Brahms, Bruckner ou Henze attendaient avec impatience l’arrivée du nouveau directeur musical des Münchner Philharmoniker, Christian Thielemann, un autre orchestre munichois a été propulsé, d’un jour à l’autre, sur les unes de la presse locale. Le Bayerischer Rundfunk, la radio publique de Munich, avait décidé brusquement de fermer en 2006 l’un de ses deux orchestres, le Münchner Rundfunkorchester. Les raisons ...
Gruberova en forme olympique…

Gruberova en forme olympique…

Norma Elle a pris l’habitude de venir se produire régulièrement à Baden Baden lors de représentations en version de concert qui défrayent la chronique. Cette fois-ci, LA Gruberova prenait ses marques dans Norma qu’elle avait toujours fui comme la peste. L’attente a été récompensée. Lotte Lehmann affirmait préférer aborder trois fois de suite les trois Brünnhilde de la Tétralogie plutôt que Norma : voilà qui situe la difficulté du rôle. Edita Gruberova n’est ...