Mot-clef : John Lundgren

Le Siegfried toujours incroyable d’Andreas Schager

Le Siegfried toujours incroyable d’Andreas Schager

En Siegfried et plus particulièrement dans Siegfried, le style d’Andreas Schager offre aujourd’hui à Hambourg une interprétation incroyable, d’une puissance aussi intacte au début qu’au final, après plus de quatre heures d’opéra. Plus aboutie encore qu’à Munich en 2013, la direction de Kent Nagano soutient l’action et caractérise d’impressionnants préludes. Dans le cadre de deux reprises en répertoire de l’intégralité de la Tétralogie de Wagner à Hambourg cette saison, après une ...
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Reprise de Die Walküre de Claus Guth à Hambourg

Reprise seulement pour deux soirs cette saison dans le cadre de deux Ring complets, La Walkyrie par Claus Guth bénéficie aujourd'hui du Siegmund de Robert Dean Smith, du Wotan de John Lundgren et de la Sieglinde de Jennifer Holloway, en plus d’un groupe marquant de guerrières, tous sous la direction concentrée de Kent Nagano. Apparu assez discrètement en 2008 pour être enregistré par Simone Young en 2013, Der Ring des Nibelungen ...
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Walkyrie solitaire pour Bayreuth en 2018

Reprise seule avec une dramaturgie moins travaillée, la production de Die Walküre de Frank Castorf devient une simple scène de répertoire pour une distribution qualitative, livrée à elle-même par la direction leste et décalée de Plácido Domingo. Créée en 2013 pour le bicentenaire de la naissance de Wagner, la production de Der Ring des Nibelungen de Frank Castorf a passionné une partie du public et de la critique, pour en abandonner ...
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La Walkyrie à Bayreuth : Wotan en Russie

En 2002, l’Opéra de Stuttgart avait fait appel à quatre metteurs en scène différents pour une même Tétralogie avec un résultat des plus mouvants en terme de linéarité. Bayreuth a fait appel au seul Frank Castorf, qui diffracte les quatre volets du Ring en quatre scénarios distincts au service d’une même ligne directrice. Reçue sans sourciller, cette Walkyrie, qui sera curieusement reprise isolément en 2018 sous la direction de Plácido ...
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Mélancolie et séduction dans le Siegfried de Castorf à Bayreuth

Magistral Siegfried, en grande partie grâce à l'orchestre enfin révélé de Marek Janowski, parfaitement secondé par un plateau de haut niveau. On aurait pu croire le public "apprivoisé" à la présence des (trop) fameux crocodiles qui surgissent dans la conclusion de Siegfried sur l'Alexanderplatz ; il n'en est rien. Des hurlements haineux s'élèvent dès que le rideau se referme, agrémentés ici et là par des débuts d'échauffourées dignes des premières années ...
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Bayreuth offre une Walkyrie de répertoire avec un casting renouvelé

Le changement dans la continuité : voilà à quoi se résume cette Walkyrie à l'effectif vocal profondément remanié et qui tient à la seule force de la mise en scène de Frank Castorf. Nous avions développé dans les précédentes éditions la façon dont Castorf opérait avec Walküre un retour à la racine de la malédiction du pétrole. L'impact négatif de l'or noir se lit aussi bien dans le pillage des ressources ...
1-Nina Stemme-John Lundgren-car © Mats Bäcker

Avec Nina Stemme, Notorious, opéra noir à Göteborg

Inspirée des Enchaînés de Hitchcock (intitulé en anglais Notorious), classique du film noir, sorti en 1946, cette création semble encore plus noire que le film. Sombres lumières de John Bishop, décors et costumes de David Fielding, tout en multiples nuances de gris… Et la musique de Hans Gefors tournoie autour de sa proie, Alicia. Un rôle écrit spécialement par Hans Gefors pour la plus grande Isolde du moment (entendue en version de concert ...
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L’Affaire Makropoulos à Munich, une histoire d’hommes

L'Opéra de Munich livre une production élégante et efficace du chef-d'oeuvre de Janáček, plombée seulement par son héroïne Quelques années après une Jenůfa scéniquement modeste mais gâtée par ses distributions successives, l'Opéra de Munich offre un autre chef-d'oeuvre de Janáček à son public, dans le cadre d'une saison où le XXe siècle est présent en majesté. Cette fois, la mise en scène est à la hauteur de l'enjeu : la comédie ...
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Un Nouveau Monde pour l’Or du Rhin à Genève

Assister à une représentation de L’Or du Rhin alors que l’on a déjà vu les trois autres journées de la Tétralogie, est une expérience troublante et pas si politiquement incorrecte qu’on pourrait l’imaginer. Un peu comme quand on fait la connaissance de quelqu’un et qu’ensuite seulement on découvre son passé. En Musique, la 9ème de Beethoven d’abord, la Première ensuite. Dans le cas Wagner, il peut arriver de commencer par ...
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Le beau Ring-Théâtre de Dieter Dorn à Genève

Contrairement à bon nombre de spectateurs genevois ayant fui sous la pluie au deuxième entracte (!), on ne manquerait pour rien au monde le dernier acte du Crépuscule des dieux ! En plus d’être la spectaculaire conclusion du Ring, ce projet fou de Richard Wagner, qui prétend raconter l’histoire de l’Humanité en 15 heures de musique avec 36 chanteurs et un chœur qui n’interviendra que 15 minutes, ce dernier acte ...
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The Ring in Geneva : a crescendo in aesthetics

With its perfect narration of the legend, the depth of its direction, and an aesthetic sometimes deliberately distressed by a Brechtian desire to expose the seams, the beautiful Die Walküre imagined by Dieter Dorn for the Grand Théâtre de Genève last November was captivating from beginning to end and created a certain eagerness for its sequel. That eagerness was fully satisfied throughout the wonderful Siegfried staged by the German director ...
siegfried geneve2014

Crescendo esthétique du Ring de Genève

En novembre dernier, une très belle Walkyrie imaginée par Dieter Dorn, pour le Grand Théâtre de Genève, impeccable dans sa narration de la légende, très fouillée dans sa direction d’acteur, à l’esthétisme parfois gêné aux entournures dans sa volonté brechtienne de montrer les coutures, avait captivé de bout en bout et fait légitimement naître une impatience. Impatience comblée tout au long du superbe Siegfried conté par le metteur en scène ...
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A Genève, un Or du Rhin éclairé

La majorité des grandes maisons lyriques profite de l’occasion offerte par ce qu’on a appelé « l’année Wagner » pour redorer leur blason en présentant l’œuvre majeure du citoyen de Weimar : L’Anneau des Nibelungen. La réputation de Genève ne pouvait pas être en reste. Et tant pis si l’originalité de la démarche n’est pas des plus audacieuses. Au risque de recevoir les blâmes, voir les condamnations des « wagnerophiles ...
Un petit bijou sans prétention

Un petit bijou sans prétention

Le Barbier de Séville De Gioachino Rossini l’Opéra de Nancy et de Lorraine avait choisi de monter l’œuvre la plus célèbre, la plus populaire aussi, Il Barbiere di Siviglia (intitulée dans un premier temps Almaviva ossia l’inutile precauzione, pour éviter toute confusion avec le chef-d’œuvre homonyme de Paisiello). La première d’Almaviva fut un désastre, dû tout autant à la précipitation de l’entreprise qu’à la cabale montée par les partisans de Paisiello. ...