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Concert d’ouverture hommage à Olivier Greif

Présences 2009 / 2010: Concert d’ouverture hommage à Olivier Greif

C’est avec les Métaboles d’Henri Dutilleux que Jean-Claude Casadesus et l’Orchestre National de France ouvre ce concert du «Festival Présences» qui fête ses vingt ans et qui se rendra à Shanghai au mois de mai 2010 pour clôturer cet anniversaire. Commandée en 1959 par George Szell pour mettre en avant tout les pôles d’un grand orchestre symphonique, elle a été dirigée à Cleveland en 1965 par le créateur. Cette partition ...
Brahms et Berio au sommet, vol. II

Brahms et Berio au sommet, vol. II

Festival Les Arcs 2009 Arc 1600. Coupole. 23-VII-2009. Luigi Gatti (1740-1817) : Quatuor pour hautbois et trio à cordes ; Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Trio pour flûte, basson et piano en sol majeur WoO 37 ; Claude Debussy (1862-1918) : Danses sacrée et profane. François Laurent, flûte ; Frédéric Tardy, hautbois ; Julien Hardy, basson ; Marion Lénart, harpe ; Eric Crambes, François Payet-Labonne, Ayako Tanaka, violons ; Hélène Clément, David Gaillard, altos ; Xavier Gagnepain, violoncelle ; Laurent Boukobza, piano Arc ...
Menahem Pressler

Menahem Pressler et le National prend ses quartiers d’été

Comme chaque année, dans le cadre du festival, l’Orchestre National de France et son chef titulaire Daniele Gatti étaient venus «s’ensoleiller» à Montpellier ce jeudi 16 juillet. Le concert d’envergure accueillait un invité d’honneur en la présence émouvante du pianiste du Beaux-Arts Trio Menahem Pressler. Après une Pavane de Gabriel Fauré au charme suave dont Daniele Gatti tirait les plus belles sonorités, Menahem Pressler (85 ans!) rejoignait d’un pas alerte ...
Un Beethoven très fortement incarné

Un Beethoven très fortement incarné

Orchestre National de France Ce dernier concert de la prestigieuse série des grands interprètes a créé l’événement car il s’agissait de l’un des tous derniers donné par Kurt Masur avec l’orchestre qu’il a dirigé comme chef principal de 2002 à l’an dernier. L’émotion était perceptible tant chez le chef de 82 ans que chez les musiciens de l’Orchestre National de France. Masur et Beethoven voilà un couple que les ans n’ont ...
N’est pas Prom’s qui veut

N’est pas Prom’s qui veut

Sur papier, le concert est alléchant : un programme de musique américaine mélangeant raretés et tubes du répertoire, un chef et des solistes spécialistes de ce répertoire. Las, l’Orchestre National de France n’est pas le London Symphony Orchestra. Le swing propre à cette musique américaine, qui puise aussi bien chez Ravel, Rachmaninov ou Mahler que dans le jazz, le blues et autres ragtime ou fox-trot n’est pas sous nos latitudes une ...
Salinas, du mystère à l’hypnose

Salinas, du mystère à l’hypnose

Orchestre national de France Après la première interprétation intégrale du cycle de mélodies d’Henri Dutilleux, Le temps, l’horloge, l’Orchestre national de France nous conviait (sept jours plus tard) à la création mondiale d’un autre cycle pour voix et orchestre, Le songe de Salinas : partition du compositeur Richard Dubugnon, (récent lauréat du dixième Grand prix lycéen des compositeurs, récompense portée avec passion depuis l’an 2000 par La lettre du Musicien), cet ensemble ...
Henri Dutilleux : Le feu, la grâce

Henri Dutilleux : Le feu, la grâce

Orchestre national de France Ce 7 mai 2009, le Théâtre des Champs-Elysées bruissait de la folle rumeur des grands soirs : Seiji Ozawa et Renée Fleming (dédicataires de la partition) ont créé la dernière œuvre en date d’Henri Dutilleux, Le temps, l’horloge. Ce cycle de mélodies pour soprano et orchestre, sur des textes de Jean Tardieu, Robert Desnos et Charles Baudelaire fut joué partiellement en 2007 au Japon : commande conjointe de l’Orchestre ...
Majesté pianistique et vigueur orchestrale

Majesté pianistique avec Emanuel Ax et vigueur orchestrale de Gatti

Après l’ouverture de Manfred, où la profondeur de la sonorité des cordes accentuait le caractère grave de l’œuvre, on a entendu Emanuel Ax dans le Concerto n°1 de Brahms, qui compte parmi les répertoires favoris du pianiste. Avec quelle majesté ne l’a-t-il pas interprété ! Du déchaînement tourmenté du premier mouvement jusqu’à la passion rigoureuse du dernier, en passant par le lyrisme rêveur du deuxième, le pianiste a réalisé un exploit ...
Fais-moi mal, envoie-moi au ciel, zou !

Fais-moi mal, envoie-moi au ciel, zou !

Orchestre National de France L’Amicale des Tousseurs Invétérés a trouvé dans le trop rarement donné Martyre de Saint Sébastien la partition idéale : des mouvements extatiques, des vastes plages sonores pianissimi, bref, la musique révêe pour un accompagnement de polyphonie catarrheuse de première qualité. Les interventions a capella de la Vox sola ont été particulièrement appréciées : « J’expire, je meurs, ô beauté », suivi d’expectorations diverses. Le martyre de Saint Sébastien est, outre ...
Retour à la vie et au sirop contre la toux

Retour à la vie pour Muti et Depardieu

Mois de février fort berliozien sur ResMusica : après le Te Deum, après Béatrice et Bénédict, voici le «tube» de son compositeur, la Symphonie fantastique, et son hétéroclite suite, Lélio, sous-titrée «Le retour à la vie». Après la tranquillité de Colin Davis, place à la fougue de Riccardo Muti. Sous sa direction, la Symphonie fantastique, souvent présentée comme une œuvre venue de nulle part, affirme ses origines dans le bel canto romantique ...
Démenti berliozien

Béatrice et Bénédict, démenti berliozien

De la musique de grosse cavalerie… ah, le beau préjugé que voila sur Hector Berlioz. On a beau chercher dans Béatrice et Bénédict où se trouve la cavalerie, rien à faire. Nous sommes en présence d’une œuvre curieuse, aux alliages instrumentaux surprenants, emplie de grâce et de légèreté. En 1860 Wagner s’impose, Verdi est déjà un grand nom, Faust de Gounod vient d’être créé. Béatrice et Bénédict, dernière œuvre importante ...
L’aristocrate du violoncelle

Antonio Meneses, l’aristocrate du violoncelle

Sous la baguette de Daniele Gatti ce soir, Antonio Meneses, le violoncelliste du Beaux- Arts trio, réinvente le soliste. Il y a d’abord un Tombeau de Couperin méditatif, presque grave où le son s’approprie patiemment l’espace, où les dialogues sont attentifs (vents), même recherchés (cor anglais) et les cordes rigoureuses mais timides. Une vision qui a quelque chose d’une nature morte : l’équilibre, le piqué, mais aussi l’absence de vie intérieure. ...
Un prophète aux Champs-Elysées

Un prophète aux Champs-Elysées

On connaît bien l’intérêt de Mendelssohn pour Bach, et en particulier pour la Passion selon Saint-Matthieu. Pourtant Elias fait surtout penser aux oratorios de Haendel, comme Judas Macchabée et Israël en Egypte, que Mendelssohn a dirigés en Angleterre. Le livret, inspiré du Livre des Rois, ne prévoit ni choral à l’unisson, ni narrateur, mais il offre de nombreux épisodes spectaculaires, surtout dans la première partie, où Elias accomplit ...
Le froid et le chaud

Viktoria Mullova & Yakov Kreizberg, le froid et le chaud

Après avoir été accueilli par une ouverture de Dvořák festive et colorée, le public était soumis à un étonnant contraste «thermique» entre les deux parties du concert. Cette disparité ne tenait pas aux œuvres choisies, même si le Concerto pour violon n° 2 de Prokofiev est beaucoup plus sobre que la Symphonie n° 2 de Rachmaninov, mais plutôt à la personnalité des deux interprètes. Dans Prokofiev, Viktoria Mullova maîtrisait les difficultés ...
Une gare pour cathédrale

Bruckner au Musée d’Orsay, une gare pour cathédrale

Démocratisation de la musique classique, tentative d’éveil des sens, le concept de concert dans la nef du Musée d’Orsay est une trouvaille de la fête de la musique. Aujourd’hui, cette idée mène une vie autonome et s’avère être un moment rafraîchissant de la vie musicale parisienne. A voir ce monde ainsi massé, tendu vers la source du son, parfois assis, surtout debout dans un confort précaire, on se dit que la ...
Le retour du maître

Le retour du maître Masur

Kurt Masur, de retour à la tête de l’Orchestre National de France en cette fin d’année, a mis ce soir Liszt et Bruckner face à face. Un dialogue qui tient une place de choix dans la programmation de l’Orchestre National de France. Dirigé par le maestro dans un excellent Mozart l’année dernière, le pianiste canadien Louis Lortie a confirmé son intimité avec la verve poétique et malicieuse de Liszt. La richesse ...
Plein-jeux sur la création

Plein-jeux sur la création

Paris de la musique Biennal, le festival Paris de la Musique, organisé par Musique Nouvelle en Liberté, ne vient peut-être pas au moment opportun : Présences se termine à peine, le Festival d’Automne bat son plein… Un évènement donc qui s’est retrouvé un peu effacé, malgré la qualité de ses interprètes. Après le récital de Christophe Desjardins, place à la musique symphonique. Premier concert à la Maison de la Radio, avec l’Orchestre National ...
Sous la félicité de  Felicity : félicitations !

Sous la félicité de Felicity : félicitations !

Festival Présences 2008 Après les concerts parisiens des 10, 11 et 12 octobre 2008 (lire les chroniques consacrées à l’Oslo Sinfonietta et l’Ensemble 2e2m), le festival Présences continue son périple en passant par la Bourgogne. L’ouverture dijonnaise a donc eu lieu ce vendredi 7 novembre à l’auditorium de Dijon, avant de se poursuivre dans ce même lieu les 8 et 9 novembre également. Quatre concerts gratuits sont en effet proposés, et le ...
Gatti-2012

Nettement en deçà du potentiel des œuvres

Ce deuxième concert du cycle Brahms Bartòk du National sous la direction de Daniele Gati ne restera pas mémorable. Il faut dire qu’il commença par une Ouverture pour une fête académique d’une dissuasive lourdeur pachydermique. On se demande encore quelle mouche a piqué le chef pour passer aussi loin du caractère festif de cette œuvre, jouée ainsi sans la moindre énergie, sans rythme, sans humour, sans … bref, à part ...
daniellegatti_2011A

Une rentrée prometteuse…

C’est sur les chapeaux de roue que débute la saison musicale de l’Orchestre National de France. Si Daniele Gatti avait déjà placé la barre très haut, il y a quelques mois dans ce même théâtre voir notre article, il a, une fois encore, séduit son nouveau public parisien en proposant ce jeudi soir une première partie consacrée exclusivement au compositeur emblématique de la modernité musicale, Claude Debussy. Réussite totale, chaque ...
La splendeur retrouvée de l’antique capitale

Ravenne Festival : la splendeur retrouvée de l’antique capitale

Dans la petite ville d’Emilie Romagne dont les éblouissants trésors byzantins rappellent le statut de capitale d’un Empire romain déclinant, se déroule, en ce bel été 2008, une manifestation musicale dont les séances raviront le mélomane dans le même temps qu’elles reposeront le promeneur de ses enchanteresses, mais épuisantes, visites : le Ravenna Festival. Placée, du 13 juin au 18 juillet, sous le signe de la plus parfaite diversité, cette fête sonore ...
Merci Messieurs Beethoven et Masur

ONF-Masur : Intégrale Beethoven VIII, merci Messieurs !

Ultime prestation de ce long cycle, le concert du soir était également le seul à ne comporter ni ouverture ni concerto, mais « seulement » les deux dernières symphonies. La « petite » n°8 (par la durée) et la plus célèbre n°9 de l’Histoire, déjà immense à l’époque (elle fut créée le 7 mai 1824 à Vienne), aujourd’hui encore Himalaya musical avec un premier mouvement tellement riche qu’il devient terrifiant ...
Avantage aux  symphonies

ONF-Masur : Intégrale Beethoven VII : Avantage aux symphonies

C’est par la rarement jouée Bataille de Vittoria que Kurt Masur a choisi de débuter l’avant dernier concert de son intégrale Beethoven, choix légèrement surprenant car cette œuvre « de circonstance » n’est pas vraiment du niveau des immenses chefs-d’œuvre qui l’entourent. Contemporaine de la Symphonie n°7, on se contentera de cette logique et on profitera de l’originalité du dispositif scénique sensé représenter une bataille, avec, à l’arrière scène deux ...
Le National trouve son rythme au cœur du grand Beethoven

ONF-Masur : Intégrale Beethoven V et VI : Le National trouve son rythme au cœur du grand Beethoven

Abandonnant momentanément les concertos pour piano, le programme des deux concerts des 5 et 7 juillet affichait le sublime Concerto pour violon avec Gil Shaham et l’original Triple concerto avec le célèbre Beaux-Arts Trio. Côté symphonique, les deux chefs-d’œuvre créés le même soir de décembre 1808 (tout comme le Concerto n°4) complétaient le programme. Et si la réussite globale fut de haut niveau, le premier soir fut le plus impressionnant, ...
Les choses sérieuses commencent

ONF-Masur : Intégrale Beethoven III et IV, les choses sérieuses commencent

Suite de l’intégrale Beethoven en cours, avec les concerts III et IV consacrés, comme il se doit, aux œuvres portant les « n°3 » et « n°4 ». Si on pouvait, à la rigueur, considérer les deux premiers concerts comme des entrées en matière beethovénienne, cette fois-ci les choses sérieuses commençaient vraiment, chef et orchestre étaient à l’épreuve du feu, les qualités et limites de leur interprétation se dessinaient plus ...
Sous le signe de Mozart

ONF-Masur-David Fray : Intégrale Beethoven sous le signe de Mozart

Ce second concert de l’intégrale Beethoven entreprise par Kurt Masur pour marquer la fin de ses six années de direction du National, nous a permis d’entendre trois œuvres marquées du « n°2 ». Numéro qui peut être parfois trompeur, car, d’un point de vu chronologique, le Concerto pour piano n°2 précède de peu le n°1, ces deux concertos précédant eux-mêmes la Symphonie n°1. Et d’un point de vue strictement ...
L’enfance d’un chef d’œuvre

ONF-Masur : Intégrale Beethoven I – L’enfance d’un chef d’œuvre

L’Orchestre National de France clos la saison avec un cycle Beethoven au Théâtre des Champs Elysées, en huit temps. Six ans après l’intégrale des symphonies donnés dans ce même lieu, Kurt Masur reprend l’idée, augmentée des concertos. Unifié par la tonalité de do majeur, le concert d’ouverture a proposé quelques premiers opus du compositeur avec, au piano, Katia Skanavi. L’ouverture Léonore I (1806-07) est une découverte posthume, longtemps considérée comme une ...
Timbres, espace et profondeur

Requiem de Berlioz par Colin Davis : timbres, espace et profondeur

Festival de Saint-Denis Après Duruflé et Campra, le prestigieux Festival de Saint Denis convoquant cette année les plus grandes têtes d’affiche refermait cette trilogie des requiem français par la Grande Messe des morts d'Hector Berlioz, l’œuvre chérie entre toutes de celle du compositeur qui se réjouissait en 1835 d’avoir écrit « la musique apocalyptique qu’il s’agissait de trouver pour ce texte terrible ». Cette partition « passablement grande » réunissait le ...
Mysticisme symphonique

Mysticisme symphonique

Festival de Saint-Denis Après un programme sacré proche de l’opéra dirigé par Riccardo Muti, l’Orchestre National de France se lance dans le mysticisme français du XXe siècle avec John Eliot Gardiner. Et expecto resurrectionem mortuorum, pour orchestre de bois, cuivres et percussions métalliques, est fait pour ces vastes espaces – pour une fois l’acoustique de la basilique de Saint-Denis n’est pas gênante. John Eliot Gardiner sait trouver la juste ambiance propice ...
Sacré bel canto

Sacré bel canto

Festival de Saint-Denis Affluence des grands soirs, et pour cause, pour l’ouverture de la session 2008 du Festival de Saint-Denis. Riccardo Muti aux commandes de ce concert a concocté un programme dont il a le secret, fait de baroque tardif et de romantisme précoce sur lequel plane toujours l’ombre de l’opéra. Le Salve Regina de Nicola Porpora ne doit sa survie qu’à l’excellence de ses interprètes. Avec Riccardo Muti, les cordes de ...