Mot-clef : Orchestre national du Capitole de Toulouse

Concert du nouvel an

Concert du nouvel an

Sans contestation, l’institution du concert du nouvel à Vienne, fait partie des incontournables pour les amateurs de musique classique. Il est radio et télédiffusé depuis plus de 50 ans. À Toulouse la tradition n’est pas si ancienne ni le prestige si international. Mais cette année, il s’est passé quelque chose. Pour la première fois Tugan Sokhiev a eu la charge de ce concert et la réussite est éclatante. Le choix ...
Un bijou russe scintillant de mille feux

Un bijou russe scintillant de mille feux

Certains se diront : Pierre et le loup encore, bof, il y a suffisamment de bonnes versions, d’autres se diront depuis Gérard Philippe rien ne peut me toucher d’avantage, d’autres penserons, cette histoire pour mômes est démodée…Tous ceux-là seront tout simplement hors propos. Nous tenons là d’évidence une sorte de miracle, un objet d’art jubilatoire aussi beau à regarder, agréable à toucher que somptueux à écouter. Mais attention ! La réalisation musicale ...
Un Requiem de Verdi très attendu !

Un Requiem de Verdi très attendu !

Orchestre National du Capitole de Toulouse Une halle aux grains comble annonçait un événement très attendu. Ce premier Requiem de Verdi de Tugan Sokhiev à la tête de ce qui mérite de devenir « son » orchestre a été un immense succès. Une telle maîtrise, dans les mouvements extrêmement dramatiques de ce chef-d’œuvre, étonne chez un chef si jeune. Il empoigne les forces orchestrales et chorales et le tient sans relâche. L’émotion ...
Trop fort Chosta avec Tughiev !!!

Trop fort Chosta avec Tughiev !!!

Orchestre National du Capitole de Toulouse Soirée bénie des dieux : Un orchestre du capitole en grande forme, un soliste international très attendu, un chef passionné et un programme idéal dans une Halle aux grains comble. En sortant de ce concert Chostakovitch était le grand vainqueur. Trop fort Chosta, oui assurément ! Dirigé de la sorte par le grand Tugan Sokhiev le choc a été violent au point de mettre à distance le ...
Plus théâtral que musical

Plus théâtral que musical

Don Giovanni Cette production déjà chroniquée en 2005 retrouve les faveurs du public avec une nouvelle distribution. La belle mise en scène de Brigitte Jaques-Wajeman n’a pas pris une ride. Les magnifiques décors de forêts et de cieux expressifs d’Emmanuel Peduzzi sont magnifiés par les lumières subtiles de Jean Kalman. Avec simplicité et élégance, les arbres changent et les cieux colorés expriment les états émotionnels des personnages. Le plus bel effet ...
Le Capitole ressuscite le Roi d’Ys dans sa totale splendeur !

Le Capitole ressuscite le Roi d’Ys dans sa totale splendeur !

Le Roi d’Ys Cette exceptionnelle ouverture de saison était très attendue et pas seulement au Capitole de Toulouse… Le Roi d’Ys ressorti des limbes de l’oubli se révèle être un ouvrage très dramatique véritable chef-d’œuvre de concision, débordant de splendeurs musicales. Le futur directeur des opéras de Paris y signait une de ses dernières mises en scène. À son habitude il a parfaitement respecté l’esprit de l’œuvre et avec délicatesse et efficacité ...
Tugan Sokhiev aussi charismatique que Léonard Bernstein !

Tugan Sokhiev aussi charismatique que Léonard Bernstein !

Le Capitole « du dimanche » Dans le cadre des concerts du dimanche après-midi ce premier concert de la saison 2007-2008 revêtait un caractère particulier à plus d’un titre. Tugan Sokhiev, en dirigeant cette œuvre du grand compositeur Russe, était très attendu. En effet, son interprétation descend en droite ligne de la tradition héritée de Tchaïkovski. Le jeune chef a fait ses études au sein du prestigieux conservatoire de Saint Petersbourg ...
Carte blanche à la jeunesse

Bringuier & Bringuier : Carte blanche à la jeunesse

Festival Musique des Lumières 2007 Les (tout jeunes) frères Bringuier sont en lumière ce soir dans la cour des Rouges sous un ciel lourd. A tout seigneur tout honneur, il revenait bien naturellement à l’Orchestre National du Capitole de Toulouse de clore les concerts d’été du festival. Cet orchestre, hissé au plus haut niveau, et qui a tant appris et tant enregistré avec Michel Plasson, sonne chaque fois magnifiquement. Ce soir ...
Don José sauve Carmen

Le Don José de Marcelo Álvarez sauve Carmen

Théâtre du Capitole de Toulouse Voici donc enfin, dix ans après, la reprise tant attendue de cette Carmen qui avait vu le triomphe de Béatrice Uria-Monzon. La mise en scène de Nicolas Joël, très sobre, fuit la couleur facile d’une Espagne de carte postale. Trop sobre peut-être, on pourrait même la trouver par moments bien statique, particulièrement dans le traitement des chœurs. De bonnes idées ne peuvent racheter totalement une certaine ...
Bataille glaciale

Bataille glaciale

Sokhiev dirige Rachmaninov et Prokofiev N’hésitant pas à braver les premiers frimas - qui n’ont rien de sibérien par ici, soyons honnêtes - les toulousains s’étaient déplacés en nombre pour ce programme russe, certes populaire mais fort séduisant. Populaire, mais pas sans surprise, d’ailleurs, avec cette cantate plutôt rare, au concert du moins, de Rachmaninov sur un poème de Nicolas Nekrassov. Belle œuvre, aux accents presque parsifaliens dans le finale, très ...
Beethoven morne plaine !

James Ehnes joue Beethoven… morne plaine !

On attendait Zweden, c’était Eivind Aadland. L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme, et l’on était heureux d’entendre un nouveau chef. Hélas, du critique, James Ehnes trompa l’espérance : Beethoven, Beethoven, Beethoven morne plaine ! Mais trêve d’hugolâtrie mirlitonesque, n’infligeons pas ce châtiment au lecteur, disons-le simplement : ce concert a, en effet, fort mal débuté, eut égard à la notoriété du soliste. Non qu’il jouât mal, bien au contraire ; seulement, derrière ce ...
Eclatante Femme sans ombre

Eclatante Femme sans ombre

Ouverture de saison du Capitole Ouverture de saison particulièrement réussie au Capitole avec cette Femme sans ombre rarement donnée - et aussi rarement enregistrée. Opéra absolument superbe pourtant, dignes des œuvres les plus connues de Strauss, mais très délicat à distribuer avec ses trois rôles féminins écrasants. Et vive les femmes ! On retrouvait avec plaisir celle qui avait été une Brünnhilde mémorable sur cette même scène, Janice Baird, tout aussi captivante ...
Brahms à plein régime

Début de saison de l’Orchestre du Capitole : Brahms à plein régime

Nouvelle saison rime avec bonnes résolutions, et l’on s’aperçoit qu’à force de suivre, concert après concert et depuis des années, l’évolution de l’orchestre de Toulouse, on en finit par ne plus rendre compte que de points de détails - le renforcement du pupitre des violons, l’assurance nouvelle des cuivres… - comme si tout un chacun savait déjà le reste. Mais, comme il paraît qu’une portion non entièrement négligeable de la ...
Carmina Burana le double effet Coupe du Monde

Carmina Burana le double effet Coupe du Monde

A sa sortie en 1996, cette version des inénarrables Carmina Burana de Carl Orff avait défrayé la chronique. Point de tempi pesants, de lourdeurs, Michel Plasson livrait une vision décapante, passée au Kärcher ® le plus puissant. Une pulsation enlevée, et la mise en avant du caractère rythmique de l’œuvre allaient à contre-courant des interprétations habituelles, empreintes de boursouflures post-romantiques. Un peu plus et Plasson arrivait à en faire de ...
Les couleurs sombres de Werther

Werther par Thomas Hampson, version baryton de référence

L’influence de Massenet sur le jeune Debussy n’est plus à démontrer. Cette nouvelle version de Werther – l’exacte contemporaine de Pelléas – la rapproche de l’atmosphère sombre et ténébreuse du drame de Maeterlinck. Mais, n’est-ce pas plutôt l’inverse ? L’œuvre de Massenet était achevée dès 1887 et refusée aussitôt. Elle fut représenté en 1892 à Vienne, en allemand, par le célèbre ténor wagnérien Ernest Van Dyck. Enfin, le compositeur remit sur ...
Vous voyez le tableau !

Vous voyez le tableau !

Tugan Sokhiev dirige Moussorgski Scripta manent, hélas. La tâche du critique de bonne foi est souvent difficile, vous le savez, et s’il lui est parfois nécessaire de nuancer ses avis, ne l’accusez pas pour autant de palinodie. Tugan Sokhiev n’avait que modérément séduit, il y a quelques jours à peine, dans Dvorák, et voilà que son Moussorgski effacerait toute réticence. S’ajoute alors, à la nécessaire remise en cause d’un avis - ...
Dvorák au galop

Dvorák au galop

Tugan Sokhiev dirige Dvorák Programme pour le moins hétéroclite - ou varié, versant optimiste - avec des œuvres d’atmosphères contrastées et ne présentant guère de rapport - Debussy n’aurait sans doute pas apprécié de voisiner avec Dvorák ! Mais il semble qu’il faille se résigner aux concerts pots-pourris et, après tout, si la Symphonie N° 8 de Dvorák a pu amener quelques-uns à la Symphonie des psaumes… À la sortie du concert, nombreux ...
Strad’ Ac

Strad’ Ac

Philippe Herreweghe et le Capitole dans Beethoven Les concerts de violon ressemblent de plus en plus à des auditions pour le concours « Jeune et jolie ». Notre nouvelle concurrente se prénomme Janine, elle vient de Hollande, elle est ravissante, elle a joué avec les plus grands chefs (Chailly, Gergiev, Askhenazy, Norrington…), on l’applaudit bien fort ! Et Mozart ? On en trouve parfois un peu, ici ou là, tout rose bonbon, porcelaine de Saxe, bibelot ...
Dans la peau de Franz Schubert

Dans la peau de Franz Schubert

Rendering de Berio Rude concert, au programme sans doute peu conventionnel et en tout cas sans concession, mais un excellent stimulant pour la curiosité, avec deux compositeurs récents très peu joués à Toulouse et la découverte d’une œuvre qui titille l’affect autant que l’esprit, Rendering de Berio d’après les esquisses de Schubert pour sa Symphonie N°10 par des artistes qui avaient déjà enchanté les toulousains il y a un an (lire ...
Tugan Sokhiev dirige la « Fantastique »

Tugan Sokhiev dirige la « Fantastique »

« Esprits des flammes inconstantes, accourez ! j'ai besoin de vous. » Il existe des clichés musicaux immuables : on attend ainsi d’un chef Russe - Ossète, d’ailleurs en l’occurrence - qu’il en rajoute dans le genre Cosaque en furie, Danse du sabre déchaînée et guerrier scythe excité. Patatras ! rien de tout cela. Tugan Sokhiev se montre, concert après concert, chef rigoureux, soucieux avant tout de rectitude des tempos, de perfection de ...
Un spectacle… pour les oreilles

Un spectacle… pour les oreilles

Arabella au Capitole Le décor est tout d’abord impressionnant, vaste escalier fort raide de marbre noir qui occupe toute la scène, surmonté d’un portrait gigantesque de François-Joseph. Rapidement, l’aspect sépulcral de l’ensemble étouffe puis lasse, d’autant qu’un escalier, s’il occupe aisément l’espace, reste tout de même une solution… casse-gueule pour la mise en scène : on finit par trouver épuisant de voir, deux heures et demie durant, ces personnages inlassablement descendre et ...
Rendez-vous manqué

Rendez-vous manqué

Emanuel Ax et l’orchestre du Capitole La critique française a longtemps négligé Emanuel Ax, semblant ne voir en lui, assez dédaigneusement, que » l’accompagnateur d’Isaac Sern et de Yo-Yo Ma ». Singulier ostracisme, qui voudrait qu’être partenaire de musique de chambre d’un soliste célèbre soit une sorte de marque d’infériorité pis, une tare, et dont ont également été touchés d’aussi excellents musiciens qu’Eugene Istomin et Mieczyslaw Horszowski ou même des chefs d’orchestre par ailleurs ...
Tutto nel mondo è burla !

Tutto nel mondo è burla !

Così fan tutte au Théâtre du Capitole C’est peu dire que Così fan tutte réunit toutes les ambiguïtés de la représentation de la nature humaine : théâtre des apparences où se jouent toutes les passions amoureuses - factices ou sincères - et dont la morale amère incite pourtant chacun à la gaieté - forcée ou vraie. Giorgio Strehler, dans son ultime mise en scène inachevée, reprend pour mieux les détourner toutes les ...
truls_mork

Méditations d’un bavard impénitent

Truls Mørk Interrogé par une charmante journaliste de la télévision japonaise sur ce qu’il attendait du nouveau directeur de l’orchestre de Toulouse, l’auteur de ces lignes eut tout d’abord une mimique à la fois douloureuse et effarée (on y arrive très bien avec un peu d’entraînement), puis se perdit en d’intenses et profondes réflexions, avant de répondre quelques phrases entortillées et embrouillées qui tendaient à conclure que, bon, ben, bof, bof, ...
Sabre au clair !

Sabre au clair !

Les débuts officiels de Tugan Sokhiev à Toulouse. Sonnez hautbois, résonnez musettes (on voudra bien pardonner ces excès lyriques en période d’avent), voici sans aucun doute le concert le plus attendu de la saison toulousaine : les débuts officiels du nouveau chef de l’orchestre du Capitole, Tugan Sokhiev. Quelques mots, d’abord, sur le prodige : né en 1977 en Ossétie du Nord - république du Caucase membre de la Fédération de Russie - ...
Tempête en mer

Yannick Nézet-Séguin dirige l’Orchestre du Capitole

Qu’on ne nous dise pas qu’il n’y a plus aujourd’hui de chef d’envergure à la forte personnalité. Prenez Yannick Nézet-Séguin : voilà un chef jeune - né en 1975 - dont la carrière internationale débute à peine, capable d’embarquer orchestre et public dans une Mer démontée, tempétueuse. Ce Debussy luxuriant, nerveux, contrasté, culminant dans de grands mouvements d’orchestre, n’a que peu de rapport avec l’image d’élégance distanciée qui colle à la ...
Mignon, du musée à la scène

Mignon, du musée à la scène

Mignon d’Ambroise Thomas 1865 : Wagner crée Tristan und Isolde à Munich, Verdi donne un Macbeth remanié à l’Opéra de Paris, avant son Don Carlos deux ans plus tard, Moussorgski ébauche sa Salammbô… 1866 : L’Opéra-Comique créé Mignon avec, dans le rôle éponyme, Célestine Galli-Marié, future Carmen. Bien sûr, Ambroise Thomas ne saurait être comparé à ces géants du temps, ni même à Gounod, dont le Roméo et Juliette est presque contemporain (1867). ...
Divorce à la baguette

Divorce à la baguette

Robert Spano dirige l’orchestre du Capitole de Toulouse Robert Spano, directeur musical de l’orchestre d’Atlanta, est surtout connu du mélomane français pour ses enregistrements de musique américaine chez Telarc - le désormais classique Aaron Copland, et des auteurs contemporains comme Jennifer Higdon et Christopher Theofanidis - mais aussi par une lecture fort intéressante de la Sea Symphony de Vaughan Williams. C’était donc avec curiosité que l’on attendait sa prestation dans un ...
Un festival qui joue sur tous les registres.

Toulouse les Orgues, un festival qui joue sur tous les registres

On pourrait presque reprendre, à propos de cette manifestation, le célèbre slogan d’un magasin en voie de disparition économique : « On trouve tout au Festival Toulouse les Orgues ». On ne va pas entonner l’air du catalogue pour vous conter l’éclectisme de sa programmation - quarante-quatre manifestations auxquelles s’ajoutent journées en région, expositions et autres à-côtés - ni vous faire une conférence avec projection de diapositives en couleurs pour vous convaincre de ...
Existe-t-il un Don Carlo parfait ?

Don Carlo ouvre la saison toulousaine

Ouverture de saison en fanfare avec ce Don Carlo très attendu - l’œuvre n’avait pas été donnée à Toulouse depuis 1984 - et succès certain : le spectacle était affiché complet dès les premières représentations et a manifestement charmé le public! Une fois n’est pas coutume, commençons cette chronique par quelques mots de l’orchestre. Car, contrairement à ce qui a pu être écrit ici ou là un peu légèrement, la prestation des ...