Lieu : Théâtre des Champs-Élysées

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Voyage dans le monde par Silk Road Ensemble

La saison 2014-2015 du Théâtre des Champs-Elysées s’ouvre avec un concert atypique, tant par le genre que par la musique elle-même. Yo-yo Ma et son Silk Road Ensemble fêtent les 15 ans des concerts thématiques « Sur la route de la soie » à l'Avenue Montaigne, avec des compositions de leurs musiciens, exemples du « potentiel créatif qui existe là où les cultures se croisent », selon les mots du ...
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Musakk for a while au TCE

Le Théâtre des Champs-Élysées faisait salle comble mardi avec à l’affiche la diva Philippe Jaroussky accompagné de l’Arpeggiata de Christina Pluhar. La personnalité rocker de Dominique Visse, prévu au programme, était un élément supplémentaire d’intérêt. Las, à la dernière minute il a annulé sa participation. La présence de haut-parleurs sur la scène, les instruments hétéroclites, Purcell jazzy, pourquoi pas ? Les musiciens sont entrés, lancés dans un ostinato en ritournelle soft, qui ...
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La Scala di seta, un hilarant Rossini au TCE

Présentée sous forme de concert, cette farse en un acte affiche tous les éléments propres à un intrigue comique : un mariage secret, un serviteur maladroit, un rival ridicule, une belle ou mieux encore deux et bien évidemment un patron qui ne se doute de rien. De modeste durée, La Scala di seta alterne beaucoup d'airs d'agilité et quelques récitatifs qui rappellent ici là l'influence de Mozart. Dans le respect ...
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Cycle Rossini au Théâtre des Champs-Élysées : Tancredi

La transposition de l’action d’Otello à une époque contemporaine, le mois dernier, dans le même cycle Rossini du Théâtre des Champs-Élysées (lire notre chronique), avait au moins l'intérêt d'être un concept. Celle de Tancredi actuellement présentée n’a pas le moindre prétexte à opposer à sa vacuité. Que voyons-nous ? Des hommes en complet-vestons ou en uniformes noirs et peu seyants, des dames en talons aiguilles, des parois sombres, quelques meubles de ...
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Rossini’s Otello at the Théâtre des Champs-Élysées

Parisian intellectuals have the habit of booing the direction at all openings, as if it were their only reason for buying a ticket in the first place. To walk in their footsteps is not the point. Indeed, Moshe Leiser and Patrice Caurier's work was rather more interesting than usual. The action shifts to an undetermined, contemporary date. The first act takes place in the anteroom of an official building with many ...
DGatti

L’Orchestre National de France fête ses 80 ans

Pour son quatre-vingtième anniversaire, l'Orchestre National de France s'offre deux morceaux de choix. La distribution de l'Oedipus rex rassemble pour l'occasion des vedettes internationales et l'un de nos plus grands comédiens. Ce ne sont du reste pas les chanteurs qui contribuent le plus à l'excellence de la soirée : principalement, a-t-on l'impression, parce qu'on a les installés avec le chœur, derrière l'orchestre, les forçant ainsi à pousser le son (comme ...
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Otello de Rossini au Théâtre des Champs-Élysées

La mode de l’intelligentsia parisienne étant de huer systématiquement les mises en scène lors des  premières, à croire qu’elle n’achète un billet rien que pour cela, on se gardera bien de jouer les suiveurs, en trouvant le travail de  Moshe Leiser et Patrice Caurier, qui ne sont pas d’ordinaire notre tasse de thé, plutôt intéressant. L’action est replacée à une époque contemporaine indéterminée. Le premier acte se déroule dans l’antichambre d’un ...
Ann Hallenberg © Artefact

Orchestre de chambre de Paris : les deux Poèmes de Chausson

On n'entend pas assez souvent Chausson pour se plaindre que ses deux Poèmes donnent de lui une image incomplète, trop suave pour ainsi dire. Les interprétations de ce concert ne manquaient d'ailleurs pas de motifs de satisfaction. Avant tout sur le plan de l'équilibre sonore : le violon comme la voix, peu puissants mais tous deux bien projetés, n'avaient pas à forcer pour se faire entendre. Certes, la douceur des ...
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Berezovsky : un pianiste à grande vitesse aux Champs-Élysées

Commençons cette critique comme Berezovsky son récital : à brûle-pourpoint. Entré en trombe sur la scène du Théâtre des Champs-Élysées, le pianiste se lance, après un salut réglementaire, dans l'exécution de la première Étude-Tableau de l'opus 39. Prodige digital, déluge de notes, facilité triomphante : ces qualités s'imposent. Pourtant, d'emblée, l'asphyxie menace. Curieux phénomène, en vertu duquel la maîtrise du clavier devient un handicap ! Une fois que s'estompe la jouissance première de ...
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Anne-Sophie Mutter signe un Brahms captivant

Totalement métamorphosé, le City of Birmingham Symphony Orchestra qui nous avait proposé la veille un concert assez décevant, fut éblouissant de virtuosité lors de cette deuxième soirée qui mettait à l'honneur Anne-Sophie Mutter dans le Concerto pour violon de Brahms. Le poème symphonique Don Juan fut réellement convaincant : la fougue déployée n'a pas été sans rappeler la prestation (la semaine passée) de la Staatstkapelle qui nous avait offert une magnifique Vie ...
andris nelsons

Grimaud livre un Brahms sans intérêt, Petrouchka sauve la face.

Inutile de tourner autour du pot : le concert fut terriblement décevant, particulièrement le Concerto pour piano n° 1 de Brahms. Hélène Grimaud l'ayant enregistré tout récemment pour Deutsche Grammophon, il paraissait légitime d'avoir des attentes élevées. Que nenni. Pour commencer, on a été frappé par l'absence de legato et de véritable cantabile, ce qui, dans une œuvre aussi éperdument romantique fut un peu dérangeant. À ce constat s'ajoutèrent deux choses : d'une part, les ...
Ch. Thielemann

La Staatskapelle de Dresde héroïque dans Strauss

Œuvre exigeante et délicate s'ouvrant sur un pupitre de cors, le poème symphonique Orpheus nous offrit l'agréable surprise d'une Staatskapelle de Dresde en grande forme et d'un chef aussi actif que rigoureux. Cette ouverture réussie précédait le quatrième concerto pour piano de Beethoven qui, hélas, nous laissa une impression mitigée. Si une partie du public a semblé très enthousiaste devant la prestation de Lars Vogt -dégageant une vive assurance, il est vrai- ...
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Lugansky au TCE, prodige d’intelligence et de sensibilité

Rarement public aura été plus concentré, rarement toux auront été plus discrètes, rarement applaudissements auront été plus chaleureux. C'est un fait : le public parisien est totalement acquis à Nikolai Lugansky, et lors de sa prochaine venue au TCE, déjà annoncée, dans les programmes, pour février 2015, les quelques chaises ajoutées à la hâte au parterre ne suffiront plus. Le programme, pourtant, est exigeant : ces œuvres « tournant de siècle » ne sont pas ...
cedric tiberghien 2014

Morlot et Tiberghien, « French Touch » à Paris

Miracle au Théâtre des Champs Elysées : l’Orchestre national de France offrait une soirée intelligente dédiée exclusivement à la musique française. La phalange radiophonique, à l’orée de ses 80 ans, faisait, pour une fois, honneur à son patrimoine musical, avec deux artistes hexagonaux à la carrière internationale. L’Orchestre national de France a toujours été proche d’Henri Dutilleux dont il donna la création mondiale de la Symphonie n°1 et du Concerto pour violon ...
richard goode

Richard Goode, le maître de la lumière

Chaque concert de Richard Goode est reçu comme une grâce et reste gravé dans la mémoire. L’artiste ne se contente jamais de jouer, il fait plus,  il transfigure ce qu’il aborde, tout simplement. Ce pianiste rare sait être d’abord « à l’écoute de l’oreille intérieure », comme le dit si bien Ivry Gitlis. Et puis, ce beau piano, ce vieil Erard sur lequel il travaillait pendant sa jeunesse aura sans doute livré ...
Le Quatuor

Les cordes dansent chez Le Quatuor

Le Quatuor revient au Théâtre des Champs-Elysées avec son spectacle « Danseurs de cordes » créé en 2011, avec autant d’hilarité, d’humour et d’absurdité en mélangeant tous les genres musicaux, du baroque (Haendel, Lully, Bach… ) jusqu’aux variétés, en passant par de grands classiques et romantiques (Mozart, Beethoven, Schubert, Dvorák, Saint-Saëns…) ainsi que Gainsbourg, Brassens, Cabrel, Elvis Presley… Ils n’oublient pas non plus des opéras, « Casta Diva » de Bellini (Norma), « Duo des ...
Jean-Efflam Bavouzet

L’art du clavier selon Jean-Efflam Bavouzet

Pianiste trop discret, Jean-Efflam Bavouzet n’est pas pour autant discret quant à l’expression de son art. Au contraire, son interprétation, un véritable art, est toujours convaincante, rassurante et stylistiquement juste. Voici comment. Le premier morceau, la Sonate en ut mineur de Haydn, montre d’emblée la clarté du discours à travers une sonorité tout aussi claire. Il exécute toutes les reprises mais ne donne aucunement une impression de répétition alors qu’il n’y ...
Daniele Gatti (c) TCE

Anne Gastinel et Daniele Gatti: un concert titanesque.

Dans une atmosphère recueillie, le concert s'est ouvert par un touchant hommage à Claudio Abbado : son compatriote Daniele Gatti -visiblement ému- ayant choisi à ce dessein l'aria de la suite en ré de Bach BWV 1068. À l'opposé de ces quelques minutes hors du temps venait ensuite le célébrissime concerto pour violoncelle de Dvořák avec Anne Gastinel en soliste. Le premier mouvement fut un peu décevant : outre les légers décalages entre l'orchestre ...
CHAILLY Riccardo  © Sasha Gusov -DECCA 2

Rencontre attractive avec Tezlaff, Chailly et Vienne

Le Théâtre des Champs-Élysées proposait un joli programme en ce dimanche soir de janvier avec le toujours trop rarement programmé sous nos contrées, Sibelius, même s’il était représenté par deux de ses œuvres les plus populaires, et une des moins fréquentées des symphonies de Bruckner, en l’occurrence la sixième. En confiant les manettes du Philharmonique de Vienne à Riccardo Chailly qu’on n’a pas si souvent entendu à la tête de cette ...
jansons

Berg et Tchaïkovski avec Gil Shaham et Mariss Jansons

Respectant l’équilibre entre ces deux orchestres, Mariss Jansons nous revenait à Paris avec une symphonie de Tchaïkovski, cette fois la Sixième, après nous avoir offert la saison dernière une extraordinaire Cinquième à la tête du Concertgebouw d’Amsterdam. La présence en première partie de soirée du Concerto  « A la mémoire d’un ange » ne pouvait qu’attiser la curiosité des mélomanes qui, pour cause de budget loisir peut-être consommé en ces lendemains ...
DIALOGUES DES CARMELITES -

Dialogues of the Carmelites in Paris, The ladies’ Delight

This is the fourth important production of Dialogues of the Carmelites premiered this season in France, after the ones in Toulon, Bordeaux/Nantes and Lyon. This work, commissioned exactly sixty years ago by the director of the Ricordi book house and premiered in Italian at La Scala, Milan in 1957, can be considered as Poulenc’s magnum opus and has never been that much put forward in France before. The Théâtre des ...
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David Zinman, entre musique savante et populaire

Le programme de ce concert, qui illustrait la fameuse dialectique musique savante / musique populaire, commençait par deux cycles de pièces courtes signés Bartók et Lutosławski, au style moderne volontiers teinté de folklore national. Ces fragments, brillants ou plus intimes, servaient à l'orchestre et au chef de tour de chauffe, et ne se démarquaient pas spécialement. Les Préludes de danse permettaient tout au plus de ménager une transition intéressante avec ...
Robot !

Robot de Blanca Li : un corps technologique et ludique

Robot ! est une création de la chorégraphe ibérique Blanca Li, déjà présenté dans le cadre du Festival Montpellier Danse 2013, et qui est représenté sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées pour ces fêtes de fin d’année. Le propos est de mettre en scène l’interaction entre l’homme, la machine et le robot humanoïde. Ce travail fait succéder la technologisation du corps humain (en mettant en lumière son aspect mécanique par ...
Pogorelich

Ivo Pogorelich au théâtre des Champs-Elysées

Un événement très attendu de la saison musicale 2013-2014, l’unique récital parisien d’Ivo Pogorelich de l’année – son apparition sur scène est en soi très rare – a exigé une formidable patience de la part des auditeurs. On connaît son jeu très particulier, voire extravagant, sans parler de la fameuse anecdote lors du Concours international de piano de Varsovie en 1980 où Martha Argerich démissionna du jury, outrée par l’élimination ...
demarqette 2 Jean-Philippe Raibaud

Demarquette et Berezovsky, un duo de haut vol

On peut composer un passionnant programme pour piano et violoncelle sans Beethoven, Chopin, ni Brahms : les deux artistes en font la preuve. Et surtout ils exaltent leurs choix de façon magistrale. Comment exprimer cette maestria ? C'est d'abord l'équilibre de puissance entre les deux instruments : le piano de Boris Berezovsky est parfaitement net sans jamais devenir tonitruant, il ne se montre pas envahissant pour le violoncelle. Il s'ensuit ...
DIALOGUES DES CARMELITES -

Dialogues des carmélites à Paris, au bonheur des dames

Voici la quatrième production marquante de Dialogues des Carmélites créée cette année en France, après celles de Toulon, Bordeaux/Nantes et Lyon. Commandé il y a exactement soixante ans par le directeur des éditions Ricordi, créé en italien à la Scala de Milan en 1957, l’ouvrage majeur de Poulenc (dont on célèbre cette année le cinquantenaire de la disparition) n’a jamais été autant plébiscité chez nous ! Et la distribution plus qu’alléchante ...
Festival de Saintes 2012, Herreweghe, par Michel Guérin

Philippe Herreweghe dirige le requiem de Fauré version symphonique

Après avoir contribué à faire renaître la version originale du Requiem de Fauré, Philippe Herreweghe en a joué et enregistré la version symphonique, qu'on n'oserait pas appeler, comme la note de programme, "définitive". C'est donc celle-là qu'il a donnée au Théâtre des Champs-Élysées, et, quoiqu'on pense de cette mouture pour grand orchestre, il serait difficile d'en trouver une illustration plus avantageuse. Le souci du détail et la justesse du geste caractérisent ...
VMullova

Viktoria Mullova galvanise l’Orchestre National de France

La musique vocale de Brahms, que l'on entend bien rarement, souffre de la réputation d'être peu gratifiante, et d'interprétation malaisée. De la part du Chœur de Radio France, l'initiative de présenter en concert quelques pièces chorales est donc très bienvenue, d'autant plus que celles-ci débordent effectivement de trouvailles musicales, d'effets d'atmosphère, d'élans lyriques poignants. Pourtant, il faut bien le reconnaître, comparées aux pages de musique pure que le compositeur a ...
LA VESTALE -

La Vestale resurrected at the Théâtre des Champs-élysées

Paris had to wait for 160 years to see again La Vestale, a masterpiece from the First Empire, the missing link between the French lyric tragedy and the Romantic opera, and a hymn to the glory of Napoleon I. Its sheer inspiration has never been translated well onto the CD support, except for Maria Callas, but the sound recording was all too uncertain. Thus, I was eager to see this Vestale ...
truls mork

Truls Mørk enchante le Théâtre des Champs-Élysées

C'est avec beaucoup de pudeur que Truls Mørk et son compatriote norvégien Christian Ihle Hadland ont abordé cette Sonate pour violoncelle et piano de Debussy, composée à peine trois ans avant la mort du compositeur. Dans un climat grave qui n'était pas sans rappeler les ouvertures à la française de Jean-Baptiste Lully, le chant du violoncelle se déploya avec une grande liberté, soutenu par un piano aussi minimaliste qu'éloquent. Après cette ...