Lieu : Piémont

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Haut de gamme pour Cosi fan Tutte à Turin

Autant Vittorio Borrelli avait convaincu la critique et le public dans sa reprise de la mise en scène de Giuseppe Patroni Griffi pour La Bohème au Teatro Regio de Turin, autant celle du Cosi fan Tutte créé par Ettore Scola en 2003 n’enthousiasme pas. Peut-être que la mise en scène originale du cinéaste ne permettait pas une direction d’acteurs aussi libre que celle que Borrelli semble avoir bénéficié dans l’opéra ...
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A Turin, la Bohème pour rêver

Créé au Teatro Regio de Turin le 1er février 1896 sous la direction orchestrale d’Arturo Toscanini, et repris près d’une trentaine de fois depuis sa création, « La Bohème » de Giacomo Puccini est un peu l’hymne de cette ville. Pour s’en convaincre, il suffisait de voir la foule qui faisait la queue devant les guichets du théâtre dans l’espoir d’obtenir l’une des rares places encore disponibles. Etrange opéra que « ...
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A Turin, Valery Gergiev dirige l’Ange de feu

Le maître et son élève. Valery Gergiev, invité de luxe de son probablement plus talentueux élève, Gianandrea Noseda. D’ailleurs, il est là. Dans la salle. Pour entendre ce que le chef russe raconte dans cet opéra de Sergueï Prokofiev. Parce qu’en dépit d’une mise en scène efficace et imagée, c’est de la fosse que jaillissent les images de cette démoniaque aventure. A la tête d’un brillant orchestre du Teatro Regio de ...
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A Turin, le triomphe de Marcelo Álvarez

En mars 2005, la légendaire soprano Renata Scotto déplorait dans nos colonnes que l’opéra italien souffrait de ce que les chefs d’orchestre dépiautaient les partitions des compositeurs aux fins d’un respect total de l’œuvre. « On ne joue plus la musique des opéras pour en exprimer l’émotion », poursuivait-elle. « Pour que l’opéra italien retrouve sa vérité, il faut qu’il redevienne italien. Avec ses excès. Alors il déclenchera l’enthousiasme. Et de ...
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A Turin, Gianandrea Noseda galvanise Fidelio

Quand un chef d’orchestre galvanise la scène, quand de la fosse jaillit une musique qui tient le public en haleine de la première à la dernière mesure, quand, au moment des saluts, ce chef reçoit une ovation plus grande que les chanteurs eux-mêmes, on réalise combien le public de l’opéra est en attente de l’émotion que la musique est capable de leur apporter. C’est le message que laisse Gianandrea Noseda ...
Lucia di Lammermoor [1197 p]

Lucia di Lammermor à Turin

Au sortir d’un spectacle, on se dit parfois qu’avec un tout petit plus, la soirée se serait hissée au pinacle des inoubliables moments de l’art lyrique. Un plus d’engagement et de générosité artistiques. Mais parce que trop souvent les chanteurs se préoccupent de la qualité de la note qu’ils chantent plutôt que d’incarner le personnage qu’ils campent en scène, la représentation tombe dans la banalité du déjà-vu ou de la ...
Une bosse ne fait pas un Rigoletto

Une bosse ne fait pas un Rigoletto

Quand résonnent les premières notes de l’ouverture, le rideau se lève sur une profonde pénombre où on distingue péniblement quelques grandes portes argentées disposées le long d’une rue de longs escaliers. Brusquement, une femme visiblement effrayée déboule. Tapis dans l’ombre, deux hommes se lèvent et saisissent la jeune fille à bras le corps pour la violenter. Elle se dégage, poursuit sa fuite, pour tomber aux pieds d’un fauteuil de bois ...
Viva Verdi !

I Vespri Siciliani à Turin : Viva Verdi !

Il est des œuvres qui feront toujours vibrer la corde patriotique. I Vespri Siciliani de Giuseppe Verdi fait partie de celles qui touchent l’âme des Italiens. Quand l’Orchestre du Regio attaque un Fratelli d’Italia à la fois bouillant et émouvant avant l’ouverture de l’opéra, le public du théâtre se lève comme un seul homme pour chanter l’hymne national avec une ferveur toute latine. Certes, en pleine commémoration du 150e anniversaire ...
Hui He bouleversante Madama Butterfly.

Hui He bouleversante Madama Butterfly

Quand au lever de rideau, une voiture arrive aux abords d’une place encombrée de petits commerces de fast food, de néons et d’affiches publicitaires, on perçoit quelques mouvements d’humeur d’un public déconcerté par l’image aussi éloignée de celle de la Madama Butterfly de nos parents. Quand au baisser de ce même rideau, la clameur triomphante du public s’élève, se mesure le chemin parcouru par le metteur en scène vénitien Damiano ...
L’odeur de la misère

Boris Godounov à Turin, l’odeur de la misère

Avec cette production de Boris Godounov, le cinéaste Andrei Konchalovski revisite l’opéra de Moussorgski en lui donnant les odeurs de la misère du peuple russe. Illustrant son propos, il habille ses masses pouilleuses de vêtements sales, rapiécés et souillés, peuple de gueux crasseux dans l’attente du sauveur : le tsar. Dans ses éclairages noirs, il soutient les ambiances grises du peuple, parfois illuminées des rouges sang du pouvoir, de la peur ...
Merci Monsieur Marcelo Alvarez !

Adriana Lecouvreur : Merci Monsieur Marcelo Álvarez !

Quand Arturo Toscanini affirmait que pour faire une bonne production d’Il Trovatore il suffisait d’avoir les quatre meilleurs chanteurs du monde, il aurait pu aisément généraliser sa citation et l’appliquer à presque tous les opéras. Ainsi est Adriana Lecouvreur même si cet opéra fait plus appel à de véritables acteurs. Des acteurs qui savent chanter plus que des chanteurs qui savent jouer. Dans ce drame, Adriana est une actrice de théâtre, ...
Des contes pour rêver

Les Contes d’Hoffmann par Nicolas Joël, des contes pour rêver

Parce que Les Contes d’Hoffmann n’ont pu être terminés par Jacques Offenbach, l’idée de la mise en abyme qu’on y perçoit est fréquemment utilisée comme du pain béni par des metteurs en scène en mal d’explications psychologiques et psychanalytiques fumeuses. Rien de tel avec Nicolas Joël (production déjà vue à Toulouse). Il y voit une poésie amoureuse. Entre le prologue et l’épilogue, il découpe la marche enivrée d’Hoffmann en trois ...
Anna Caterina Antonacci n’ose pas Medea

Anna Caterina Antonacci n’ose pas Medea

Médée, c’est le drame d’une femme qui perd tout, son monde, son amour, ses repères, sa dignité. Dans sa douleur, elle perd aussi la raison qui la mènera jusqu’au meurtre de ses propres enfants pour venger son honneur perdu. Qui a vu et entendu Anna Caterina Antonacci sublimer Cassandre dans Les Troyens de Berlioz au Théâtre du Châtelet à Paris ou au Grand Théâtre de Genève ne peut que l’imaginer ...
Graham Vick se trompe d’Empereur

Graham Vick se trompe d’Empereur

La Clemenza di Tito En transposant La Clemenza di Tito en plein régime fasciste italien, Graham Vick se trompe d’Empereur. Le Titus de Métastase est un monarque bon, vénéré, aimé et clément. Sous le règne de Mussolini, les dirigeants italiens étaient loin d’avoir les qualités humaines qui font le personnage de l’opéra de Mozart. Ainsi les scènes de violences, de matraquages, d’humiliation que le metteur en scène nous sert tout au ...
Belcanto ou rien ?

Belcanto ou rien ?

Lucrezia Borgia Avec cette nouvelle production du Teatro Regio en coproduction avec le Festival Gaetano Donizetti de Bergame se pose la question de l’opportunité actuelle de monter des opéras de pur belcanto avec les exigences vocales particulières d’une œuvre aussi exigeante que Lucrezia Borgia. En se penchant sur le cas de cet opéra de Donizetti, force est de constater que les productions qui ont tenu la route jusqu’ici se sont appuyées ...