Avec cette production de Boris Godounov, le cinéaste Andrei Konchalovski revisite l’opéra de Moussorgski en lui donnant les odeurs de la misère du peuple russe. Illustrant son propos, il habille ses masses pouilleuses de vêtements sales, rapiécés et souillés, peuple de gueux crasseux dans l’attente du sauveur : le tsar. Dans ses éclairages noirs, il soutient les ambiances grises du peuple, parfois illuminées des rouges sang du pouvoir, de la peur ...