Mot-clef : Olivier Desbordes

La Vie Parisienne -c- Nelly Blaya83_opt

La Vie parisienne, ou quand Offenbach passe à la télé

Comme beaucoup de saisons lyriques cette année, celle du Centre Lyrique Clermont-Auvergne ne pouvait pas faire l’impasse sur un ouvrage de Jacques Offenbach alors que 2019 est l’année du bicentenaire de la naissance du compositeur. L’Opéra national du Rhin avait fait mouche avec sa superbe découverte de Barkouf. La Vie Parisienne, quant à elle, n’a pas besoin d’un tel évènement que celui d'un bicentenaire pour une programmation régulière dans les ...
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Reprise du Lucia di Lammermoor de Saint-Céré à Massy

On avait plutôt bien aimé cette Lucia créée en 2014 au festival de Saint-Céré, dans la cour du château médiéval de Castelnau. Sa reprise à Massy permet de la revoir sous un angle différent. En premier lieu, sans la magie du cadre et des remparts, les décors sans imagination de Ruth Gross sont laissés à nu. Un praticable incliné en forme de losange occupe la majeure partie de la scène, un ...
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Lost in the stars à Rennes

Saison après saison, Alain Surrans parvient à nous faire oublier la faiblesse des moyens financiers de l’Opéra de Rennes à coups de flair et d’audace. Il confirme ce fait en ouvrant la saison avec une production bâtie par Opéra Eclaté de Lost in the stars, le testament lyrique de Kurt Weill. Comédie musicale ? Peut-être par la forme : un théâtre interrompu par des numéros lyriques s’inscrivant dans la pure ...
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A Fribourg, quand Butterfly raconte Puccini

Dans son avant-propos de mise en scène, Olivier Desbordes explique que pour son spectacle, il s’est attaché à montrer la fragilité japonaise « augmentée par le souvenir terrible de Nagasaki et Hiroshima, des tremblements de terre, des typhons, et récemment du tsunami et de la catastrophe nucléaire qui s’en est suivi ». Cependant ce parti pris dessert l’œuvre de Puccini. Le propos de l’opéra reste le rapport entre les hommes. ...
La Bohème en double détente

La Bohème en double détente

Chanter les grands opéras en français, c'est l'une des vocations du festival de Saint-Céré pour rendre accessible la portée théâtrale des ouvrages lyriques les plus anthologiques. Dans le cas de La Bohème, la traduction en français a eu très tôt valeur d'élargissement du genre. Dès 1898 (deux ans après la création à Turin), c'est Paul Ferrier qui a traduit le livret de Giacosa et Illica en français, pour que l'ouvrage ...
Un philtre magique filmique pour Donizetti coloré et magnifié

Un philtre magique filmique pour Donizetti coloré et magnifié

L’Elisir d’amore Les Dijonnais ont pu assister à un spectacle haut en couleurs à l’auditorium avec l’Elisir d’amore de Gaetano Donizetti. Même si l’histoire et la musique sont un peu convenues, tous les éléments étaient réunis pour une soirée idéale. Le succès remporté avec un public chaleureux et très enthousiaste atteste d’ailleurs de la réussite de l’entreprise. Tout d’abord, il faut saluer la prestation des chanteurs. Et quand on dit «chanteurs», il ...
C’est dans l’air

Berlin, années 20 ! C’est dans l’air

Allemagne 1929, France 2009 ; c’est avant, pendant ou après la crise, peu importe : le parallèle s’impose entre ces deux époques. Olivier Desbordes nous fait découvrir cette revue berlinoise décapante, déjà présentée au Festival de Saint-Céré à l’été 2009. La chanson Es liegt in der Luft, qui a révélé Marlène Dietrich lors de la création de ce spectacle, rappelle étrangement le «c’est dans l’air du temps» que nous serinent les médias ...
Un cabaret post-dada, de la crise de 1929 à nos jours…

Un cabaret post-dada, de la crise de 1929 à nos jours…

Berlin, années 20 ! En présentant le spectacle au public, le metteur en scène Olivier Desbordes insiste sur le fait qu’il s’agit de la première revue dans laquelle a joué Marlène Dietrich. Il insiste aussi sur le fait que les textes ont été traduits en français pour l’occasion, mais que rien n’a été modifié sur le fond. En fait, c’est en préparant Neues vom Tage (1929) de Paul Hindemith sur un ...
La Traviata ou la tragédie au coin de la rue

La Traviata ou la tragédie au coin de la rue

La Traviata En reprenant sa production de 2007 de La Traviata, le Festival de Saint-Céré a voulu mettre à l’honneur de nouveaux solistes et, en particulier, Burcu Uyar, soprano turque venant pour la première fois à Saint-Céré pour interpréter le rôle de Violetta. Avec un espace scénique aux dimensions familiales, une partition réduite pour un ensemble chambriste d’une trentaine de musiciens, il était d’autant plus intéressant que la mise en scène ...
L’enchanteur machiste

Offenbach porté par l’orchestre

Orphée aux Enfers Jacques Offenbach sauvé par l’orchestre. Qui l’eut cru ? Le «Mozart des Champs-Elysées» n’a jamais eu de chance sur le Cours Mirabeau : déjà en 1999 la production de La Belle Hélène avait laissé un souvenir mitigé. Dix ans plus tard l’Orphée aux Enfers de ce soir souffrait d’une distribution très inégale et d’une mise en scène terne. Heureusement il reste l’orchestre. Alain Altinoglu livre une lecture dynamique et presque électrisante de ...
L’amour amer

L’amour amer

Lucia di Lammermoor «Convaincante», tel est le qualificatif qui vient à l’esprit au sortir de cette représentation du plus connu des opéras de Donizetti ; «homogène», c’est celui que l’on peut ajouter en parlant de la distribution et «de qualité» si l’on évoque le travail musical de Claude Schnitzler et de Sandrine Abello, responsable des études vocales. En fait, la mise en scène sobre contribue à mettre l’accent sur la prestation des chanteurs : ...
Tchicatchicatchic !

Tchicatchicatchic !

La Belle de Cadix Les madeleines se dégustent avec impertinence… Avec cet aphorisme digne des messages de Radio Londres, nous touchons au vif du sujet, car dans la mise en scène Olivier Desbordes ne craint pas de manier le cliché, voire le kitsch, avec une certaine tendresse. Ce livret n’est certes pas un ouvrage à thèse, il apparaît comme gentillet, même «cucul», avec un texte qui ne craint pas de faire ...
La politique en chantant

La politique en chantant

Festival de Saint-Céré 2008 Rien ne va plus à Krokodine, où le prince Fridolin doit se marier pour capter une dot bien nécessaire aux caisses de l’Etat… Autour de lui s’activent une nuée de courtisans, du mystérieux Pipertrunck, grimé par Pascale Fau comme les Lindorf, Coppelius, Dr Miracle et Capitaine Dapertutto des Contes, au trésorier véreux. Ajoutez à cela un usurpateur qui n’est autre qu’une… carotte, un bon lutin et une ...
Beaumarchais et Rossini : Les mots et les notes

Beaumarchais et Rossini : Les mots et les notes

Festival de Saint-Céré 2008 Rapatriés depuis la cour du Château de Montal vers le Théâtre de l’Usine de Saint-Céré en raison d’une météo capricieuse, nous avons assisté à un joli spectacle qui s’est niché dans ce petit théâtre. Il ne s’agit pas d’Il Barbiere di Siviglia mais d’Un Barbier de Séville, spectacle qui remplace les récitatifs de l’opéra par des extraits de la pièce de Beaumarchais. On peut donc y voir ...
Les Contes d’Offenbach

Les Contes d’Offenbach

Festival de Saint-Céré 2008 C’est dans le cadre enchanteur du Château de Castelnau qu’est donnée cet été, avant de partir pour une grande tournée nationale, une production subtile des Contes d’Hoffman, signée Olivier Desbordes. Cette production refuse de se contenter de la version la plus courante avec les récitatifs ajoutés et pose ainsi d’emblée de nombreuses questions. Monter les Contes, c’est d’abord se poser la question de la version de cet ...
Une charge sabre au clair ?

Une charge sabre au clair ?

La Grande-duchesse de Gerolstein Selon Olivier Desbordes, les œuvres de Jacques Offenbach n’ont « pas pris une ride ». En campant des personnages qui présentent des travers humains universels, le musicien rejoint le camp de ceux qui, comme Molière, tentent de châtier les mœurs par le rire ; mais chacun peut sans honte s’esclaffer devant les aventures des protagonistes de La Grande-duchesse, car il n’y a que peu de méchanceté dans ...
Doubles, doublages  et doublures dans Don Giovanni

Doubles, doublages et doublures dans Don Giovanni

Lorsque le rideau se lève, pendant la fameuse ouverture, le spectateur voit apparaître une jeune femme en blanc qui se bande les yeux. Puis arrivent deux hommes, habillés de la même couleur. L’un d’eux l’étreint. Elle ne résiste pas et se prête au jeu et ce, jusqu’au début de l’acte I où elle laisse tomber… le bandeau, mais on pourrait dire également le masque. C’est Donna Anna qui poursuit Don ...
Une occasion manquée de redécouvrir un Offenbach méconnu

Une occasion manquée de redécouvrir un Offenbach méconnu

Le Roi Carotte d’Offenbach Victorien Sardou s’inspira d’un conte d’Hoffmann pour offrir à Offenbach le livret du Roi Carotte, qui sous couvert de féérie et de légèreté, attaque directement Napoléon III et se moque du régime impérial, à travers la bouche de Robin-Luron : « Il n’est pas possible de gouverner plus mal, de s’entourer de plus d’imbéciles et d’avoir sur les devoirs de sa profession des idées plus saugrenues que les ...
Offenbach : la carotte et le bâton.

Offenbach : la carotte et le bâton

Le Roi Carotte : quel est ce titre loufoque qui nous promet une soirée déjantée ? Quel est ce monarque peu banal, usurpateur du trône imaginaire de Fridolin XXIV ? Quelle est cette carotte maîtresse des racines, qui ne se déplace qu’en compagnie d’une aubergine et d’un radis par la magie de la sorcière Coloquinte, qui a un vieux compte à régler avec Fridolin ? Il va remplacer ce prince bambocheur dilapidateur de la fortune de son ...
De la gravité des Caprices …

De la gravité des Caprices

Festival de Saint Céré 2007 Coproduit par Duo-Dijon (cf. chronique du 28/01/2007) dont Olivier Desbordes avait, jusqu’en Juin 2007, la direction générale, l’opéra-comique d’Henri Sauguet, Les Caprices de Marianne, faisait l’événement de cette vingt septième édition du Festival de Saint Céré. C’était, pour le public, l’occasion de renouer avec la musique du compositeur « des Forains », le ballet qui a contribué, en son temps, à la célébrité d’Henri Sauguet. Le Festival de ...
Une Traviata au château

Une Traviata au château

Festival de Saint Céré Chaque Festival a son rituel et monter au Château de Castelnau en est un, délicieux lorsque des conditions climatiques idéales permettent de détailler à l’infini les paysages qu’offre le plateau du Haut Quercy. On dîne sur les remparts avant que la cloche agitée par le maître des lieux, Olivier Desbordes, nous convie à la représentation de « la Traviata » dans la cour d’honneur du château. Fidèle à une politique ...
Cythère à terre

Cythère à terre

La belle Hélène Imaginons que nous ouvrons la chronique musicale d’un hebdomadaire qui soit à la fois « Gala » et « Le Canard enchaîné ». Nous voici chez les grands de ce monde, politiciens, roitelets de province : Agamemnon le roi barbu, son beau-frère Ménélas, l’époux de la reine Elisabeth, pardon, Hélène, les deux frères Kaczynski, pardon, Ajax 1 et 2 (des héros récurrents…), le bouillant Poutine, pardon, Achille ! Il y a aussi LA reine, ...
C’est l’Pérou !

C’est l’Pérou !

Offenbach : La Périchole Donnée dans le contexte des fêtes dites « de fin d’année » - et de leur prolongement en janvier - cette Périchole répond à une tradition solidement installée, depuis maintenant des années, dans bien des maisons d’opéra : offrir au public un divertissement de qualité, générant autant que possible bonne humeur et plaisir des sens. On ne s’étonne donc pas que, dans cette perspective, Offenbach soit souvent au programme. Les librettistes ...
¿ Ole ? Si, ma non troppo !

¿ Ole ? Si, ma non troppo !

Carmen « C’est sur la place brûlée de soleil, reflétée par les murs blanchis, que commence notre histoire… A la fin, c’est sur la place qu’au printemps l’on assistera à la corrida sanglante… » C’est ainsi qu’Olivier Desbordes explique son choix du décor unique pour les quatre actes, décor parfois agrémenté d’un tapis rouge ou bien des ballots des contrebandiers. Depuis trente ans on a tendance à faire des mises en scène dépouillées, ...
Version  Mobeaumarchaiszart

Version Mobeaumarchaiszart

Les Noces de Figaro La perspective de cette Folle Journée, c’était un peu « Beau temps mais orageux en fin de journée », quand le chroniqueur se trouve, par exemple, relégué à l’extrême fond de la salle, là-bas tout en haut, sur un méchant strapontin (plus mauvaise place, y’avait pas…) et qu’un flot de spectateurs en retard (mais néanmoins admis à entrer) vient perturber votre perception du « Cinque…dieci… » de Figaro. Si l’on ajoute ...
Turqueries mozartiennes à la française

Turqueries mozartiennes à la française

Festival de Saint-Céré et du Haut Quercy Durant les célébrations de cette année Mozart, des dizaines de Don Giovanni et de Noces de Figaro ingurgitées avec plus ou moins de bonheur, des raretés de jeunesse exhumées du placard pour l’occasion, c’est peut-être l’Enlèvement au sérail qu’on a le moins entendu. La négligence est réparée par le Festival de Saint-Céré. Cependant, dans un but didactique, c’est une version de l’œuvre en français ...
Dédé, ou la fête à l’Usine

Dédé, ou la fête à l’Usine

Festival de Saint-Céré et du Haut Quercy Le fait devient de plus en plus évident, les comédies musicales des années 20 redeviennent à la mode. Et pourquoi pas en effet, si la musique est agréable et le livret divertissant ? Cependant, il n’est pas si facile d’en monter une, car ces amusantes œuvrettes nécessitent une mise en scène bondissante et sans temps morts, et des interprètes pleins de verve. Le pari est complètement ...
Acide et dérangeant Don Giovanni

Acide et dérangeant Don Giovanni

Festival de Saint-Céré Cette troisième de Don Giovanni au festival de Saint-Céré était presque une première, puisque les orages qui ont éclaté lors des deux représentations précédentes ont empêché qu’elles se déroulent dans la cour du château médiéval de Castelnau. Or, c’est bien là un élément essentiel, la féerie de cet endroit splendide donnant une part de magie supplémentaire au spectacle. Car il faut bien parler de magie concernant cette production ...
Commedia dell’arte shakespearo-rabelaisienne

Commedia dell’arte shakespearo-rabelaisienne

Giuseppe Verdi : Falstaff On dit souvent de Falstaff qu’il représente le testament musical de Verdi. Même si, au vu du calendrier, c’est quelque peu oublier les Quatro pezzi sacri (1898), on peut en effet y voir une sorte de profession de foi philosophique d’un Verdi octogénaire, gardant le sourire et…toujours vert. C’est là, estime le metteur en scène Olivier Desbordes, « une belle manière de quitter la scène en nous disant ...
Grisant « écho du malheur noble »

Grisant « écho du malheur noble »

Giuseppe Verdi : La Traviata Quel bonheur… ! Comme quoi le malheur des uns…. Il n’empêche que monter La Traviata, l’opéra « multi-tubes » de Verdi, c’est toujours un risque. C’est que le public, facilement blasé, devient difficile ! Pour Olivier Desbordes et son équipe, l’impératif était d’abord de concevoir une mise en scène conciliant convention et originalité. Sur le fond, ce n’est pas tant le drame social (où les dés sont pipés, où tout ...