Mot-clef : London Symphony Orchestra

Gergiev et la Résurrection de Mahler

Gergiev et la Résurrection de Mahler

Dans cet enregistrement de la Symphonie n°2 dite «Résurrection» et de la Symphonie n°10 inachevée, Valery Gergiev poursuit son intégrale des symphonies de Mahler. Le thème de la mort imprègne les deux œuvres, mais on y trouve aussi les thèmes de la vie et de la foi, ainsi que des moments de paix et l’expression sincère de l’amour humain. Le London Symphony Orchestra semble par instants électrisé sous la baguette de ...
Mahler 8 et Gergiev : dans le mille !

Mahler 8 et Gergiev : dans le mil(le) !

La Symphonie n°8 «des mille» de Mahler demande un tel rassemblement de forces que tout est fait pour que chaque exécution soit une réussite et chaque enregistrement un chef-d’œuvre. De toutes les versions existant au disque de ce colosse symphonique, aucune ne pêche réellement. Valery Gergiev poursuit son ascension malherienne avec un enregistrement une fois encore exceptionnel. La Symphonie n°8 de Mahler est avant tout un opéra qui s’ignore – surtout ...
La rutilance d’une pierre précieuse

Coffret Messiaen, la rutilance d’une pierre précieuse

Voilà un fort beau coffret de 14 CD que EMI Classics pare des couleurs de l’arc-en-ciel pour célébrer l’anniversaire du centenaire d'Olivier Messiaen : non pas une intégrale, il y manque certaines œuvres d’orchestre majeures comme des Canyons aux Etoiles, Couleurs de la Cité céleste, Oiseaux exotiques, Sept Haï-ka, Concert à quatre et La Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ que l’on entend hélas trop peu. Absent également le Catalogue d’oiseaux pour ...
Pudeur démesurée

Te Deum de Berlioz exceptionnel par Colin Davis

Curieux mariage que ce couplage de concert, entre le très galant Concerto pour piano n°18 de Mozart et l’imposant Te Deum de Berlioz. Malgré toutes les qualités du LSO – un pupitre de cordes remarquablement homogène – du pianiste et du chef, ce Mozart là reste désespérément lisse, sans drame, sans feu intérieur. Le son est magnifique, le jeu de Richard Goode toujours très égal, très lyrique, très chantant, mais ...
Quand on enlève le public…

Quand on enlève le public…

Beethoven a écrit peu d’œuvres pour chœur. On retrouve dans la Messe en ut sa signature, son expressivité exacerbée qui frise parfois l’emphase, sa pâte sonore si dense, son goût pour les contrastes. Les interprètes sont triés sur le volet, sous la baguette d’un chef hors pair. Cet enregistrement public a donc tous les atouts pour séduire ! Pourtant, s’il est effectivement très réussi, il n’est pas aussi enthousiasmant que ce ...
Gardiner, la valeur sûre

Beethoven-Gardiner-LSO : Du panache avec un systématisme quelque peu plombant

Un an après les premiers concerts de cette série Beethoven-Gardiner-LSO à Pleyel, voici de retour les mêmes interprètes pour deux ouvertures, un concerto et trois symphonies. L’an passé nous avions été assez réservés en particulier dans une Héroïque un peu étroite de vue. Un an après, si les bases restent fondamentalement les mêmes, il faut reconnaître que Gardiner les a poussées à un degré d’accomplissement plus profond et homogène (sans ...
Evgeny Kissin – Beethoven, rendez-vous manqué

Evgeny Kissin – Beethoven, rendez-vous manqué

Evgeny Kissin est un pianiste indiscutable. Il est d’une rigueur technique irréprochable. Son toucher et son articulation pianistiques sont des modèles du genre. Sa mise en place est d’une précision difficilement égalable. Nombre de ses concerts sont empreints de génie. Reste que malgré toutes ces évidentes qualités pianistiques, Evgueny Kissin n’est pas le pianiste de Beethoven. Beethoven déborde de fougue. C’est un volcan déchaîné, une terre qui tremble, un feu ...
L’harmonie éternelle et le temps présent

Anne-Sophie Mutter et Bach, l’harmonie éternelle et le temps présent

Sommets de la littérature concertante, les concertos pour violon en la mineur et en mi majeur de Bach, sont les seuls concertos pour violons du compositeur allemand parvenus jusqu’à nous sous leur forme originale. Virtuose renommé du clavier, Bach était également un habile violoniste, qui a grandi avec le son de cet instrument dans l’oreille, comme ces deux concertos le témoignent. Adoptant le schéma traditionnel en trois mouvements, ces œuvres opposent ...
cd-lso-sibelius-1

Sibelius par Colin Davis, un de ses plus fidèles serviteurs

Sir Colin Davis apporte ici une nouvelle pierre à ce qui constituera sans doute sa troisième intégrale des symphonies de Sibelius avec deux enregistrements réalisés à la tête du London Symphony Orchestra au Barbican Center de Londres, à presque deux années d’écart, la n°1 en 2006 et la n°4 en 2008. Mais la cohérence de la prise de son comme de l’interprétation nous donne l’impression qu’elles ont été exécutées lors ...
Ca commençait si bien …

Troisième de Mahler par Gergiev : ça commençait si bien…

Un peu à l’image de la récente Symphonie n°4 par Jonathan Nott, cette nouvelle version, due à Valery Gergiev et son London Symphony Orchestra, de la plus longue des symphonies de Gustav Mahler réussit à la fois à nous emballer et à nous décevoir. Mais pas de la même façon, les forces et faiblesses des deux enregistrements étant assez différentes. Le premier pêchait par une vision trop étriquée mais la ...
Un oratorio de notre temps

A Child of Our Time, un oratorio de notre temps

Sous la docte influence de Felix Mendelssohn-Bartholdy, l’oratorio biblique devint au Royaume-Uni l’alpha et l’oméga de la musique sérieuse, et se vit élevé au rang de genre national jusqu’au début du XXème siècle. Dès les années 1880, George Bernard Shaw donna le signal de la rébellion en décapant avec son humour corrosif cette obsession anglaise pour l’oratorio religieux. Le critique musical n’avait pas de mots assez durs pour fustiger les ...
Valery Gergiev dans son jardin

Valery Gergiev dans son jardin

London Symphony Orchestra Première moitié du cycle Prokofiev, qui reprendra les 18 et 19 mai 2009 prochains, ces deux concerts nous ont permis d’entendre quatre symphonies et deux concertos. Si la parenté entre les œuvres ne fait pas de doute, les styles peuvent varier assez considérablement d’une œuvre à l’autre, et même s’avérer assez disparates à l’intérieur de certaines. Le premier soir les Symphonies n°1 et n°6 encadraient le Concerto pour ...
Billy Bud par Daniel Harding

Billy Bud par Daniel Harding

Benjamin Britten trouva le sujet de Billy Bud dans l’ultime nouvelle d’Hermann Melville alors qu’il était en contact avec Eric Crozier et l’écrivain Edward Morgan Foster. Le travail du compositeur et de ses deux librettistes commença rapidement alors qu’il venait de recevoir une commande officielle de British Arts Council dans le cadre du Festival Of Britain de 1951 qui devait marquer la renaissance des îles britanniques après la seconde guerre ...
L’harmonie des sphères du repenti

L’harmonie des sphères du repenti

The Repentant Thief (Le Larron repenti) pour clarinette, cordes et percussion date de 1990. Cette œuvre semble bien représentative de la manière de John Tavener, né en 1944 et ancien élève de l’Académie royale de musique de Londres où il eut pour maître Sir Lennox Berkeley. Son esthétique a reçu le qualificatif générique de «nouvelle simplicité», enrichie d’une note mystique personnelle. Et, s’il accepte nombre de déclinaisons, il offre en ...
Une grande musique de nuit

Mahler 7 par Gergiev, une grande musique de nuit

Dans un monde hérissé de bornes et de règlements, seuls les itinéraires empruntant un cap original permettent d’échapper aux poncifs et œillades. Une voie permettant de réévaluer ce que la majorité somnolente ou les décideurs décrètent comme loi intangible. De quoi en somme renouveler l’exécution pour les uns et l’écoute pour les autres des plus grands chefs-d’œuvre de la musique dite sérieuse. Le chef russe Valery Gergiev, tempétueux, fougueux, extravagant ...
Concertos de Bartók

Concertos de Bartók par Boulez

La musique de Bartók joue un rôle essentiel dans la musique du XXe siècle. Et ce n’est pas seulement à cause d’instruments peu employés auparavant comme solistes à l’instar des percussions, ou d’utilisation particulière, comme le côté percussif, précisément, du piano. Pas seulement également à cause d’harmonies audacieuses. Le rythme est en effet un élément capital, et notre musicien s’est montré extrêmement novateur en la matière, tout comme Stravinsky à ...
Valery Gergiev met la musique à nu

Valery Gergiev met la musique à nu

Menuhin Festival Gstaad 2008 En 1999, lors d’une répétition de la Symphonie n° 2 de Gustav Mahler dans la halle des sports de Ravenne transformée en salle de concert pour les besoins du Festival de Ravenne, les musiciens de l’Orchestre du Kirov étaient incapables de moduler leur expression musicale aux nécessités de Valéry Gergiev. Accusant les bruits parasites des puissants ventilateurs de l’air conditionné tournant à pleine vitesse pour rafraîchir la ...
Magistrale et…Titanesque !

Magistrale et…titanesque 1ère de Mahler par Gergiev !

Dans cette interprétation très convaincante de la symphonie Titan de Gustav Mahler, monument du répertoire pour orchestre, Le London Symphony Orchestra semble s’en donner à cœur joie. Toute la fougue de Valery Gergiev est utilisée pour inciter le « LSO » à produire un son ample, généreux et bouillonnant. Il est capable des plus importantes variations concernant aussi bien le timbre que l’intensité sonore. Les percussions et particulièrement les timbales, ...
Un Benvenuto Cellini à la mitraille

Un Benvenuto Cellini à la mitraille

Dans une caricature fameuse de « L’illustration » de 1846, Berlioz dans une attitude impériale et flegmatique dirige un orchestre de cuivres - par douzaines - et de canons encore fumants. On peut y lire ce sous-titre vengeur : « Un concert à la mitraille ». Trente-cinq ans après avoir ressuscité Benvenuto Cellini, Sir Colin Davis repart à l’assaut de ce chef-d’œuvre et le fait avec une nouvelle dimension : il ...
La sagesse de Bernard Haitink triomphe dans Strauss

La sagesse de Bernard Haitink triomphe dans Strauss

London Symphony Orchestra Mozart et Strauss, par le LSO et Bernard Haitink, on aurait pu se croire à Salzbourg du temps de sa splendeur, mais nous étions bien à Paris, et s’il restait quelques places libres, la salle Pleyel était bien garnie pour ce programme finalement pas si classique, car entendre deux poèmes symphoniques de Strauss dans le même concert est assez rare. Nous ne l’avons d’ailleurs pas regretté, ayant trouvé ...
Boulez, Mozart et l’évidence

Système métrique

London Symphony Orchestra Après un concert Berg/Mozart avec son ensemble intercontemporain, Pierre Boulez clôt sa résidence au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles par deux concerts exigeants et prestigieux avec le London Symphony Orchestra. Les deux généreux programmes étaient, comme toujours avec Boulez, excellemment conçus avec la mise en perspective de deux pièces presque contemporaines de Schœnberg, deux partitions de Bartók et des œuvres contemporaines : une pièce du maître et une autre ...
La consécration de James MacMillan

La consécration de James MacMillan

Ce très beau CD nous présente deux pièces de James MacMillan, le jeune compositeur écossais qui monte, qui monte… La première, The World’s Ransoming (1995-1996), est le début du triptyque qu’elle forme avec le concerto pour violoncelle écrit à l’intention de Rostropovitch et la composition intitulée Symphony : Vigil. Les trois morceaux constituent ainsi une véritable trilogie destinée à célébrer les grandes étapes de la Pâque chrétienne : le Jeudi Saint, le ...
Un Requiem de Mozart respectable, sans plus…

Requiem de Mozart par Colin Davis : respectable, sans plus…

Bien des énigmes continuent à nourrir la légende du plus célèbre requiem de l’Histoire de la Musique, écrit par un Mozart mourant dans des circonstances bien floues que les fictions et les rumeurs de la postérité se sont régalées à mystifier... Des parts d’ombre subsistent notamment encore aujourd’hui sur ce qui relève de la propre main de Mozart et ce qui relève de celle de son disciple Süssmayer. Quoi qu’il ...
Valéry Gergiev  au sommet

Valéry Gergiev au sommet dans la Sixième de Malher

Tragique, la Symphonie n°6 de Gustav Mahler porte assurément bien son nom, contemporaine des poignants Kindertotenlieder. Des œuvres sombres et douloureuses écrites à une période paradoxalement heureuse de la vie de Mahler ; mari comblé, père de deux petites filles, directeur enfin respecté de l’Opéra de Vienne, et surtout compositeur enfin reconnu comme tel, avec la confiance gagnée par l’éditeur allemand C. F. Peters. Mais Mahler, qui s’est toujours senti l’instrument ...
British composers conduct

British composers conduct

La récente renaissance de la musique anglaise, généralement fixée au XIXe siècle, à partir de l’époque de Charles Villiers Stanford (1852-1924) et Edward Elgar (1857-1934), ne s’est jamais interrompue jusqu’à nos jours, et il est vraiment regrettable que, hormis quelques rares noms, ce véritable foisonnement ne soit guère connu sur le continent. Bien sûr, tout ne porte pas la marque du génie, mais, à une époque où l’on ressuscite le ...
Gergiev met (encore) le feu !

Gergiev met (encore) le feu !

London Symphony Orchestra Après Dijon et Paris avec Mahler, le LSO et Valery Gergiev mettaient le cap sur l’Espagne avec deux concerts à Madrid pour deux concerts à l’Auditorium National de Musique. Inaugurée en 1988, cette vaste salle créée par José Maria García de Paredes fut édifiée dans le cadre du plan national de construction d’auditoriums destiné à donner à l’Espagne des capacités musicales digne de son rang. Assez massive et ...
Valery Gergiev by Decca Sasha Gusov

Mahler Gergiev LSO, version péplum colorisé

Après les turpitudes de Dijon (un souci de bagages qui n’a pas empêché l’excellence du concert), le LSO faisait sa deuxième escale parisienne pour 2008 avec le même programme. Mahler par un chef russe, on sait que ça déménage : Evgueni Svetlanov nous l’avait prouvé par quelques symphonies (dont une stupéfiante n°3) gravées chez Melodyia. Valery Gergiev s’inscrit dans la lignée de son illustre prédécesseur : comme lui il sculpte le son, ...
Sur la corde raide

Valery Gergiev sur la corde raide

Valery Gergiev fait vraiment partie des interprètes qui méritent le nom d’artistes. Sa façon d’envisager la Symphonie n°7 de Mahler est une vision très personnelle : celle-ci donne un sens à sa direction et aucun temps mort ne vient rompre le discours musical, qui est cohérent de la première note à l’ultime. Les cinq mouvements s’enchaînent sans qu’on ait le temps matériel de souffler entre chacun d’eux. Les mains du chef ...
John Eliot Gardiner 2006

Triomphe de Maria João Pires

Quelques semaines après nous avoir donné, dans la même salle, un Brahms bien difficultueux et peu convaincant avec l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique, Sir John Eliot Gardiner nous revient pour deux concerts Beethoven avec le plus classique (et moins risqué) London Symphony Orchestra. Et comme par miracle, les – trop – nombreux problèmes techniques qui avaient entaché les concerts Brahms ont disparu. Cherchez l’erreur. On a pu reprocher bien des choses ...
40 ans plus tard… Colin Davis retrouve le LSO dans le Messie de Haendel.

40 ans plus tard… Colin Davis retrouve le LSO dans le Messie de Haendel

Depuis sa création au milieu du XVIIIe siècle, jamais la popularité du Messie de Haendel ne s’est estompée en Grande-Bretagne au point de devenir, en ces temps de Noël, une véritable tradition ; on l’entend chanter dans les écoles, à l’église, et à travers les ensembles amateurs et professionnels du territoire entier. Et c’est dans ce contexte que Sir Colin Davis sort un nouvel enregistrement avec le LSO et le Tenebrae ...