Mot-clef : Hector Berlioz

Benvenuto Cellini. Des voix d’airain pour un opéra de feu.

Benvenuto Cellini version Nelson, des voix d’airain pour un opéra de feu

Une absence de plus de trente ans au catalogue discographique officiel - la première de Colin Davis remonte à 1972 - prouve a posteriori à quel point l’échec subi en 1838 à Paris a été cruel pour le jeune et fougueux compositeur de 35 ans. Pourtant l’œuvre de Berlioz à l’instar de celle de son illustre modèle florentin, aurait mérité un meilleur sort. Rien ne fut plus injuste que sa ...

Les Troyens au Coliseum

Les Troyens Pour la nouvelle production des «Troyens», au Coliseum de Londres, le producteur Richard Jones avait décidé de situer l’opéra totalement au 20ème siècle. Les deux moitiés de cet opéra avaient été dévoilées séparément au cours du printemps 2003, mais au cours de ces représentations de septembre/octobre 2004, ce fut la première fois que l’Opéra National d’Angleterre présentait l’œuvre complète. Le premier acte s’ouvrait, sans concession, sur un plateau nu et ...
Muti il Divino

Muti dirige la Symphonie funèbre et triomphale de Berlioz

Le théâtre des Champs Elysées affichait complet ce Jeudi 14 Janvier pour accueillir Riccardo Muti à la tête de l’Orchestre National de France : à l’affiche, un programme plutôt atypique, sans soliste, faisait résonner les derniers échos, ô combien porteurs, de l’hommage à Berlioz célébré durant l’année 2003 avec tous les honneurs dus à ce génie tourmenté. (Cette rétrospective ne s’achèvera d’ailleurs qu’en Mars 2004 avec l’opéra Béatrice et Bénédict donné ...
Berlioz - Oeuvres pour choeur

Berlioz – Oeuvres pour choeur

Si dans un bac du rayon « classique », à l’onglet « Berlioz », et derrière Les Troyens, trois ou quatre « Fantastiques » et autres Nuits d’Eté, vous tombez sur ce modeste surgeon de l’abondante floraison du bicentenaire, posez-vous la question : que sais-je de ce Hector Berlioz-là ? Le Berlioz qui précède de quelques mois la « sortie » de la Symphonie Fantastique. Celui des Mélodies Irlandaises d’après des textes de Thomas Moore — et au poète dédiées —. ...

Benvenuto Cellini par John Nelson

« Je lus et relus les partitions de Gluck, je les copiai, je les appris par cœur ; elles me firent perdre le sommeil, oublier le boire et le manger. Et le jour où, après une anxieuse attente, il me fut enfin permis d’entendre Iphigénie en Tauride, je jurai, en sortant de l’Opéra, que, malgré père, mère, oncles, tantes, grands-parents et amis, je serais musicien. » [Mémoires, I, 64]. Hector Berlioz n’a pas vingt ...
L’Enfance des Troyens

L’Enfance du Christ par Casadesus : L’Enfance des Troyens

Berlioz détestait qu’on lui fête son anniversaire. Mais aurait-il vraiment tenu rigueur à Jean-Claude Casadesus et l’Orchestre National de Lille d’être venu à Paris pour célébrer ses deux cents ans ? Peut-être, pour leur choix d’interpréter L’Enfance du Christ. En effet, sa « trilogie sacrée » avait, lors de sa création parisienne en 1854, reçu un succès qu’il avait considéré « spontané, très grand, et même calomnieux pour mes compositions antérieures ». Mais, à l’écoute ...
Dialogue de la musique ancienne et de la musique moderne

Dialogue de la musique ancienne et de la musique moderne

De Weber à Kœring Curieux programme qui, sous le couvert d’une vague thématique « Berlioz et ses contemporains » nous a fait entendre des compositeurs d’époques et de styles variés — Weber mort alors que Berlioz, à 23 ans, n’avait encore rien composé ; et le tout à fait contemporain (pour nous!) René Kœring s’inspirant d’Onslow – le tout dans des œuvres d’intérêt très inégal. L’œuvrette de Weber, pur divertissement galant, et la Troisième symphonie ...
Au nom des pères

Les Troyens par Gardiner au Châtelet : Au nom des pères

Fêté dans toute l’Europe musicale, c’est à Paris que Berlioz rêvait de voir Les Troyens triompher. Cent quarante années après la création de la deuxième partie, John Eliot Gardiner les dirige pour la première fois dans la capitale en intégralité. Une série de représentations honorée d’une diffusion télévisée nationale – et en direct –, qui restera comme un jalon de l’épopée de cet Opéra ; autant par la qualité de l’interprétation ...
Hector Berlioz et le Nazaréen

Hector Berlioz et le Nazaréen

L’anecdote est savoureuse. Au cours d’une soirée mondaine où il s’ennuyait ferme, Berlioz a l’idée de tromper son malaise en commettant une vague esquisse, encore imprécise, de ce qui deviendrait un de ses meilleurs ouvrages religieux, L’Enfance du Christ. Au départ, cet andantino à quatre parties s’avère une « plaisanterie musicale » : la musique pourtant en est constamment inspirée. Foin de toute formule ronflante et autres déferlantes orchestrales, de tout gigantisme pompeux. ...
Une merveille au côté d’Emmanuel Krivine et de l’Orchestre National de France

Ingolf Wunder, une merveille au côté d’Emmanuel Krivine

Il est des soirées musicales dont on pressent dès les premières notes qu’elles s’inscriront sous le signe de l’exceptionnel. Jeudi 16 octobre, dans le cadre du théâtre des Champs-Élysées il nous a été donné d’en vivre une dont la mémoire restera longtemps illuminée. Tout avait commencé avec Berlioz (au passage, avez-vous noté qu’après quinze ans de commémorations, toutes plus sinistres les unes que les autres, celle-ci ne cesse de nous ...
Une vie d’artiste

La péniche Opéra fait salon autour de Berlioz

Amarrée sur le quai du bassin de la villette, la Péniche Adélaïde offrait à son public d’aficionados, ce vendredi 19 septembre, le premier spectacle de la saison 2003, célébrant à sa manière et sous une apparence souriante, le bicentenaire de la naissance du génie romantique que fut Hector Berlioz. Saluons tout d’abord l’excellence de la mise en scène de Mireille Laroche qui parvient, avec les moyens du bord, à aménager un ...
Une Damnation au poil

Une Damnation au poil selon Olivier Py

Le moins que l’on puisse écrire ici est que, vue par le dramaturge metteur en scène Olivier Py, La Damnation de Faust d’Hector Berlioz est une œuvre qui décoiffe. Le public genevois, qui a eu la primeur de cette production, a subi un véritable électrochoc dont il devrait néanmoins se remettre assez vite, si l’on en croit ce qu’en a convenu le soir de la première Jean-Marie Blanchard, directeur du ...

Ne Tirez Pas Sur Le Violoniste

Chung dirige Saint-Saëns et Berlioz Si un chef de second ordre arrive à saborder une musique percutante, un maestro prestigieux et accompli peut-il sauver une œuvre faible ? Telle est la problématique de ce surréaliste, quoique instructif, concert. Le renom de Myung-Whun Chung n’est plus à faire. Son art d’interprète n’est pas en cause. Je garde en mémoire des Bruckner - dont une Sixième Symphonie à faire pleurer Chimène une seconde fois - ...

Rendez-vous avec la Mort

Riccardo Muti dirige l’Orchestre National de France Maudit soit le prix de Rome ! Le politiquement incorrect Debussy, via son caustique M. Croche, fustigeait avec raison ledit concours, exercice scolastique sésame du séjour obligé Villa Medicis à Rome. « Parmi les institutions dont la France s’honore, en connaissez-vous une qui soit plus ridicule que l’institution du Prix de Rome ? On l’a déjà, je le sais, beaucoup dit, encore plus écrit ; cela sans effet bien ...
La revanche de Berlioz

La revanche de Berlioz

Année Berlioz à l’Orchestre de Paris L’on sait combien Benvenuto Cellini d’Hector Berlioz a été injustement boudé par le public dès sa création à l’Opéra de Paris le 10 septembre 1838. Cette création reste aujourd’hui encore l’un des «fours» les plus notoires de l’histoire du théâtre lyrique. Malgré le soutien de la presse, l’œuvre a été condamnée dès avant sa naissance sous la direction d’un chef célébré mais «maladroit», François Antoine ...

Berlioz et Shakespeare : Rencontre au Sommet

Bicentenaire oblige, Mogador affrète une « Berlioziade » de première grandeur en offrant deux raretés relatives avec, pour Deus ex machina, le prolifique dramaturge anglais. Ce dernier peut se flatter d’avoir inspiré des compositeurs aux esthétiques aussi antagoniques que Mendelssohn, Britten, Korngold ; en passant par l’incontournable Verdi, Reimann - écouter son Roi Lear. Voire Bœsmans et Le Conte d’hiver. Ce ne sont là que de très épars exemples marqués du ...

Béatrice sans Bénédict

Il existe toujours une appréhension à voir un opéra en version concert, l’absence de support visuel ne cachant aucun de ces passages à vide ou de ces imprécisions que le spectacle seul fait pardonner. Cela dit, les occasions de voir ce dernier opéra de Berlioz sont si rares, surtout servi par la belle Béatrice (la bien prénommée) Uria-Monzon, qu’il n’était guère question de faire le difficile. Un point noir, pourtant doit ...
Wilhelm Furtwängler en 1951

La direction d’orchestre, origines, chefs, et écoles nationales

I. ORIGINE On sait que, dès l’Antiquité, les chœurs sont dirigés par l’un des chanteurs qui marque les mouvements de la mélodie avec la main, tandis que le coryphée scande la mesure du texte avec ses pieds chaussés de bois ou de fer. Au Moyen âge, les chefs de chœur, pour se distinguer, tiennent un bâton, signe de leur fonction, dans la main gauche tandis qu’ils marquent les temps de la ...

Olga, Jessye, Jimmy… et les autres.

Festspielhaus de Baden Baden James Levine a conduit deux concerts au Festspielhaus de Baden Baden. Olga Borodina et Jessye Norman étaient ses solistes de prestige pour une aventure musicale qui aura d’abord confirmé que le « Met » est devenu un des grands orchestres de notre temps. Jimmy Levine, pareil à lui même, a rallié les foules malgré quelques réserves de style. Le constat est désormais sans appel ; l’orchestre du Metropolitain ...

L’émoi n’est pas haïssable

Chamber Orchestra of Europe Elle pourrait chanter « J’ai du bon tabac », « Bécassine, c’est ma cousine », «Poupée de cire, poupée de son» ; que ce serait déjà du grand et noble Art ! Nul doute que, si l’on fondait le Cercle des Liedersänger(in) disparu(e)s, il faille en confier immédiatement la présidence au caméléon suédois... Avec Julia Varady, Elisabeth Söderström - ou la gundulante Gundula -, rarissimes sont les divas qui ...

Claudio Abbado & Anne Sofie von Otter à la Cité de la Musique

Ce concert, comme celui du 28 mai avec Thomas Quasthoff, était l’occasion, outre le fait de commémorer les vingt ans de l’orchestre, invité régulier de la Cité de la Musique, de saluer le maestro Claudio Abbado, qui fut en quelque sorte un des parrains de cette institution, dont il dirigea en 1994 le premier concert. Ce programme s’inscrivait également dans le cadre de l’exposition « L’invention du Sentiment - Aux Sources du ...

Un chef proprement fantastique

Orchestre de Paris L’orchestre de Paris, on le sait, s’est engagé depuis quelque temps déjà dans un cycle Berlioz in vivo appelée à faire date, ne serait-ce que par son exhaustivité, justement. On a compris qu’il se situe dans la droite ligne de la (ridicule) préparation, commanditée par la Ministre de Culture, du transfert de quelques ossements du Maître, au Panthéon en 2003. Souhaitons que lesdits ossements, ces vénérées reliques, n’aient ...
Les Troyens (Berlioz) par Sir Thomas Beecham

Les Troyens de Berlioz par Sir Thomas Beecham

La genèse d’un chef-d’œuvre Les mémoires de Hector Berlioz nous ont appris que l’histoire de Didon et sa passion fatale l’obsédait depuis le jour où il avait lu en compagnie de son père un passage du livre IV de L’Enéide Parvenu à la scène où Didon expire sur son bûcher, il raconte: «mes lèvres tremblèrent, les paroles en sortaient à peine intelligibles ; enfin au vers : «Quaesivit caelo lucem ingemuitque reperta», cette ...
La Damnastion de Faust - Grand Messe des Morts

La Damnation de Faust et la Grande Messe des Morts par Jean Fournet

Second volet de notre tour d’horizon de la collection TENDIL-DUMAZERT éditée par MALIBRAN-MUSIC. N’hésitez pas à consulter notre premier et sublime volet qui mettait à l’honneur Tristan und Isolde (Richard Wagner) dans une réédition de son premier enregistrement en 1928. Abordons maintenant et avec bonheur cette réédition de la première gravure intégrale de la Damnation de Faust réalisée en 1943. Œuvre au combien importante dans le répertoire de l’un de nos ...