Mot-clef : Orchestre de l’Opéra national de Paris

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Le Ballet de l’Opéra fait rejaillir La Source

La Source a tout pour devenir un ballet mythique ! Des noms de personnages impossible à mémoriser, une intrigue mêlant orientalisme et mystérieux, des costumes splendides, un argument limpide, une scénographie claire et dégagée. Ajoutons enfin à cette liste d’ingrédients un zeste de danses de caractères, d’amours contrariées et une fin tragique… L’Orient, ses voiles et ses odalisques, a toujours fait à la fois rêver les artistes (Ingres, Delacroix…) et ...
Laura Aikin (Lulu) © Ian Patrick / Opéra national de Paris

Lulu revient dans l’arène de Bastille

Lulu est la dernière œuvre laissée inachevée d'Alban Berg ; dans le sillage de Wozzeck mais en appelant cette fois à « l'expressivité dodécaphonique », le compositeur autrichien s'empare de la « tragédie-monstre » de Wedekind pour son second opéra dans lequel il déploie des moyens sonores d'une luxuriance encore jamais atteinte. Composé entre 1928 et 1935, l'ouvrage est délaissé/abandonné en cours d'achèvement, le temps de composer le Concerto à la Mémoire d'un Ange écrit ...
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Paris, un Wagner de haut niveau

Cette reprise de la production de Robert Carsen du Tannhäuser de Wagner dans sa version de Paris, avait l’avantage de présenter une nouvelle distribution, et on n’eut pas à s’en plaindre tant le cast réuni ici, avec en vedette Christopher Ventris en rôle titre encadré par la Vénus de Sophie Koch et l’Elisabeth de Nina Stemme, se montra, au moins pour cette troisième représentation de la saison, d’une qualité et ...
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A l’Opéra Bastille : un Faust en devenir ?

Paris aime Faust, et Paris aime Roberto Alagna. Pour Nicolas Joël, c’était donc à la fois créer l’événement et s’exposer à de dangereuses comparaisons avec la production chérie de Jorge Lavelli - qui, reconnaissons le, commençait fortement à sentir le kitsch des seventies - que d’en proposer une nouvelle mise en scène, ce dont joue admirablement l’excellent programme de salle. Effectivement, les places se sont très vite arrachées, et probablement vendues ...
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Une Salomé confortable et tout public ouvre la saison de l’Opéra Bastille

En choisissant la sulfureuse Salomé de Richard Strauss, l’Opéra Bastille aurait pu ouvrir sa saison sur un coup de tonnerre semblable à celui qui marqua les débuts de cette œuvre, aussi bien au théâtre qu’ensuite à l’opéra, immergeant le spectateur pour cent minutes de  musique d’une rare densité, pleine de drame, de sang, de fureur, de séduction, d’érotisme, non dénué d’ironie, où l’ambigüité entre morbidité et sensualité est quasi permanente. ...
Les Enfants du Paradis (saison 2010-2011)

Les Enfants du Paradis : pour les beaux yeux de Garance

1840, boulevard du Crime. Le boulevard du Crime, c’est cette vaste avenue grouillante de monde où s’égosillent bonimenteurs, comédiens, équilibristes et cocottes pour attirer le badaud. C’est ce lieu, où se mêlent l’artifice et la vie de tous les jours, qui accueille l’intrigue des légendaires Enfants du Paradis de Carné et Prévert. L’idée d’adapter sur la scène de l’Opéra cette grande fresque populaire vient du réalisateur François Roussillon et de Brigitte ...
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Così fan tutte classique et réussi à Garnier

D’un mandat l’autre, les productions audacieuses font place aux reprises de mises en scène plus anciennes. Les productions antérieures au mandat de Gerard Mortier sont reprises et les plus récentes oubliées. C’est le cas pour cette centième représentation de Così fan tutte à l’Opéra de Paris avec le retour de la production d’Ezio Toffolutti qui revient et chasse celle de Pascal Chéreau. Très traditionnel, le spectacle d’Ezio Toffolutti n’en est ...
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Fin ronronnante de la Tetralogie parisienne

Voilà donc achevé le nouveau Ring dont l’Opéra de Paris a confié la scénographie à Günter Krämer et la direction musicale à Philippe Jordan. Force est de reconnaître que leurs mérites respectifs ont été jusqu’ici diversement salués par les commentateurs, le plus souvent assez réservés sinon plus vis à vis de la mise en scène, alors que le chef recevait plutôt des éloges. L’épisode final allait-il changer la donne ? ...
Macbeth agent immobilier

Macbeth agent immobilier

Ce Macbeth, importé de Novossibirsk, avait été très fortement hué et critiqué lors de sa présentation à Paris. La vision de Dmitri Tcherniakov, loin d’investir l’immense plateau de Bastille, avait de quoi déconcerter. Curieusement, une fois fixé sur vidéo, avec l’aide de l’inusable Andy Sommer, ce drame shakespearien passé à la moulinette romantique gagne en grandeur. Effet des micros ou prise faite en fin de série de représentations, la voix de ...
Sacrificiel

Roméo et Juliette sacrificiel

Il y a toujours un temps d’adaptation lorsque l’on n’a pas vu depuis un certain temps une composition chorégraphique de Noureev, dont son Roméo et Juliette est un des parangons. A chacune des reprises d’un de ses ballets, il est nécessaire de s’acclimater, mais également de constater le fossé qui se creuse inexorablement depuis la création du ballet jusqu’à l’appropriation de ce même ballet par une nouvelle génération de danseurs ...
Transgénérationnel

Transgénérationnel

Spectacle de l’École de Danse de l’Opéra National de Paris Rendez-vous annuel avec l’École de Danse, le spectacle organisé cette année faisait valoir deux périodes différentes de l’histoire de l’Opéra. D’une part, un dispensable Dessins pour Six dont la chorégraphie de Taras date de 1948, et n’est pas sans rappeler les recherches de Balanchine concernant une nouvelle manière d’écrire la danse. De facture néoclassique, elle suit différents mouvements d’une musique de ...
L’art lyrique bourgeois

Akhmatova de Bruno Mantovani, l’art lyrique bourgeois

Nul secret : lorsqu’il reçut cette commande de l’Opéra national de Paris, Bruno Mantovani n’envisageait aucun sujet. Tout juste désirait-il poursuivre le sillon de son premier opéra L’autre côté (écrit sur un intelligent livret de François Regnault d’après l’ouvrage d’Alfred Kubin et créé en 2006 à l’Opéra national du Rhin) et travailler les relations entre la création artistique et la politique (surtout en période de crise historique profonde). Par cette information ...
Jeux de mains …

Angela Denoke époustouflante dans Kat’a Kabanová à Bastille

Janáček est une valeur montante à l’Opéra de Paris, et il était temps ! Après L’Affaire Makropoulos et la Petite Renarde rusée plus récemment, voici donc Kát’a Kabanová, une œuvre aux qualités volontiers plus discrètes. Sorte de cousine délurée de Jenůfa, le personnage principal est une jeune femme qui, davantage mariée à sa belle-mère acariâtre qu’à son époux démissionnaire, succombe aux charmes d’un jeune héritier sous-tutelle. Tiraillée par son acte, elle avoue ...
Sans passion

Siegfried sans passion à Bastille

Avec ce Siegfried qu’il n’avait plus programmé depuis 1959, l’Opéra de Paris poursuit son Ring commencé l’an passé avec les deux premiers opus, le Crépuscule des Dieux étant prévu pour le mois de juin. «Orchestre en grande forme, plateau d’exception, mise en scène inventive… Cet Or du Rhin laisse présager un futur excitant pour les trois épisodes suivants.» pouvait-on lire dans le compte-rendu de L’Or du Rhin alors que «partie ...
Déjà des pros !

Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris, déjà des pros !

Être soliste de l’Atelier Lyrique de l’Opéra National de Paris n’est pas rien. Il faut pour y parvenir des années de travail acharné, et des sacrifices sans nombre. On est lors de ce concert abasourdi par la qualité d’ensemble de ces jeunes chanteurs, par leur maîtrise technique, et effrayé par la somme de ce qui leur reste encore à apprendre. C’est donc avec admiration que l’on se permettra quelques petites ...
En fermant les yeux III

Francesca da Rimini à Bastille : En fermant les yeux III

Francesca da Rimini, issue du romantisme finissant, est une œuvre fragile. La musique délivre d’innombrables beautés, étincelant au milieu de moments plus convenus et d’indéniables longueurs. On n’y sent pas vraiment de personnalité marquante, plutôt un mélange de Wagner et de Puccini mâtiné de Debussy, les références insistantes à Tristan se situant plus du côté du pastiche que de celui de l’hommage. Le livret peine pendant deux actes et demi ...
L’irrésistible Werther de Jonas Kaufmann

L’irrésistible Werther de Jonas Kaufmann

Voici l’un des grands succès, sinon «le» succès, de la saison 2009-2010 de l’Opéra de Paris. Dès le début, la position des caméras nous frappe. Certaines d’entre elles, soigneusement installées par le cinéaste derrière les décors et dans les coulisses, filment les chanteurs attendant avec plus ou moins de tension leur entrée sur scène, entourés parfois d’une partie du personnel du back stage. Ce caractère «live» (le DVD est basé ...
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Pierre Dervaux et l’Orchestre du Théâtre National de l’Opéra de Paris

Forgotten Records remet à la disposition des mélomanes de précieuses gravures de Pierre Dervaux réalisées en 1957, qui à notre connaissance n’ont jamais été rééditées en CD, hormis La Péri de Paul Dukas dans une anthologie consacrée au grand compositeur français (EMI Studio CDM7631602). Ces deux rééditions sont vraiment les bienvenues : outre le fait qu’elles rendent hommage à l’un des plus grands chefs d’orchestre français, elles sont le témoignage de l’exceptionnelle ...
Le sacre du Sacre

Balanchine/Brown/Bausch, le sacre du Sacre

Choc visuel et émotion esthétique pour la reprise du Sacre du printemps de Pina Bausch, dans une soirée consacrée à trois chorégraphes majeurs du XXe siècle. C’est par Le Sacre du printemps que l’on se doit de commencer cette chronique. Même si la couche de terre répandue sur le plateau sur laquelle danse les interprètes repousse nécessairement cette pièce en fin de soirée, marquant l’odorat, la vue et l’ouïe avec intensité. ...
La Mireille de Garnier en DVD

La Mireille de Garnier en DVD

On trouvera sur ce DVD le reflet de la mise en scène de Nicolas Joël donnée pour l’ouverture de la saison 2009-2010 de l’Opéra de Paris. L’ouvrage de Gounod, autrefois un des piliers de l’Opéra-comique, faisait ainsi, plutôt tardivement, sa grande rentrée au Palais Garnier… Il ne fait aucun doute que cette mise en scène de grand-papa aurait satisfait les abonnés de la salle Favart dans les années 1950 et 60, ...
Un Mathis à ne pas rater

Un Mathis der Maler événement Bastille

Incontestable soirée événement à Bastille avec cette double première constituée à la fois par l’inscription du chef-d’œuvre lyrique de Paul Hindemith au répertoire de l’Opéra de Paris, et par les débuts du chef Christoph Eschenbach dans la fosse. Œuvre rare, car complexe dans ses nombreuses thématiques et coûteuse à monter avec ses douze rôles et ses sept tableaux, exigeant autant de changements de plateaux et de nouveaux décors, cet opéra ...
Virtuosité et grand spectacle au Palais Garnier

Paquita : virtuosité et grand spectacle au Palais Garnier

Paquita, actuellement présenté sur la scène du Palais Garnier, est le fruit d’un méticuleux travail de reconstitution du chorégraphe Pierre Lacotte, considéré à juste titre comme le spécialiste de l’école française du XIXe Siècle. Ce ballet-pantomime nous narre les aventures de Paquita, jeune fille de noble lignée, enlevée dans son enfance par des gitans. Elle sauve d’un complot Lucien d’Hervilly, un jeune officier français dont elle tombe amoureuse et qu’elle ...
Fêtes des voix pour un trois en un

Il Trittico à l’Opéra de Paris, fêtes des voix pour un trois en un

Il Trittico de Puccini, objet lyrique non identifié, trois opéras dissemblables qui pourtant ne peuvent se passer l’un l’autre, est très rarement monté dans son intégralité. Réunir les forces nécessaires - 37 rôles dont bien peu peuvent être tenus par le même interprète, un chœur mixte, un chœur d’enfants, un orchestre symphonique – est un tel tour de force qu’on comprend aisément que chacun des trois actes connaisse sa vie ...
Des incarnations de haut niveau

Incarnations de haut niveau pour le Vaisseau Fantôme à Bastille

Der Fliegende Holländer Cette soirée consacrée au Vaisseau fantôme, 137ième représentation de l’œuvre à l’Opéra de Paris et 24ième dans cette mise en scène signée Willy Decker (régisseur du Eugène Onégine également à Bastille) n’était donc pas une nouveauté mais la reprise d’un spectacle créé en 2000 avec une autre distribution. Et c’est justement celle-ci qui faisait l’attrait principal de cette reprise avec des artistes de haut niveau international. Mais commençons par ...
Le passé, toujours le passé, …

Onéguine à Bastille, le passé, toujours le passé, …

Les trois premières productions (toutes des reprises) de cette saison de l’Opéra National de Paris provoquent toutes le même questionnement : quelle est la ligne artistique voulue par Nicolas Joel ? Nous savions tous par avance que la nouvelle mandature serait celle d’un retour à une forte tradition lyrique. Mais devrions-nous nous accommoder dorénavant de cette vision non plus traditionnelle mais carrément passéiste ? Avec cette reprise d’un Eugène Onéguine conçu pendant les années Gall, ...
Janáček en version familiale

La petite renarde rusée, Janáček en version familiale

La petite renarde rusée, un opéra familial ? On pourrait le penser, vu la moyenne d’âge du public, venu en masse suivre cette histoire d’animaux aux prises avec le monde des humains et le monde tout court. Pourtant cette fable n’en est pas à un anthropomorphisme près, notamment du point de vue de la problématique de l’éveil sexuel et du rapport homme/ femme. Témoin la scène troublante ou le garde-chasse-baryton caresse le ...
Les voix et rien d’autre

La Donna del lago à Garnier, les voix et rien d’autre

La date avait été religieusement cochée par tous les amoureux de belcanto, et les places, prises d’assaut dès le début des réservations, s’arrachent au marché noir. Voici qu’après des années de disette, l’Opéra national de Paris offre un Rossini rare, qui n’avait même jamais été donné dans ses murs, de plus dans une distribution exceptionnelle ! Les amateurs de belles voix n’ont pas été déçus, car le plateau a tenu au-delà de ...
Soirée symphonique de bon goût à l’Opéra Bastille

Soirée symphonique de bon goût à l’Opéra Bastille

Joli programme construit autour de la variation puisque commençant et se concluant par une passacaille, avec en son cœur le très romantique mais pas si virtuose Concerto pour violoncelle de Schumann, voilà ce qui attendait les spectateurs venus nombreux en ce samedi soir de juin à l’opéra Bastille. L’orchestre habituellement locataire de la fosse était pour l’occasion monté sur le podium, conduit par son chef en titre, accompagné par le ...
En fermant les yeux II

Tétralogie à Paris II : en fermant les yeux

Die Walküre Décidément les productions de l’Opéra de Paris nous invitent à fermer les yeux : partie musicale exceptionnelle, mais réalisation scénique indigente. Avec Rheingold, Günter Krämer signait une mise en scène peu inventive, qui empruntait beaucoup d’idées aux autres, le tout mené avec intelligence. L’action presque cinématographique du prologue lui convenait mieux que le plus conventionnel découpage en trois actes de cette Walkyrie. Encore un peu de Regietheater avec les compagnons de ...
Routine et reprises…

Les Contes d’Hoffmann à Bastille, routine et reprises…

C’est un véritable bonheur que de retrouver cette splendide production des Contes d’Hoffmann, une des plus réussies de Robert Carsen pour l’Opéra de Paris. Créée en mars 2000, elle n’a pas pris une ride malgré ses dix ans, et fonctionne toujours aussi bien : pour qui ne l’a jamais vue, le numéro de la poupée nymphomane fait toujours autant rire, et le même murmure d’admiration accueille l’ouverture du rideau de l’acte ...