Mot-clef : Orchestre de Paris

Saint-Saëns, l’intégrale pour vents

Saint-Saëns, intégrale majeure pour vents par les solides de l’Orchestre de Paris

Le label Indesens nous offre la musique de chambre avec vents du grand Camille Saint-Saëns par les solistes de l’orchestre de Paris, équipe qui a fait ses preuves lors des précédentes parutions de ce label. Si nombre de ces partitions sont des piliers du répertoire pour vents, aucun éditeur n’avait encore eu l’idée de les regrouper en un seul album ! En introduction de ce parcours, on retrouve le Septuor de 1880. ...
Stravinsky et Bruckner fort bien dirigés

Stravinsky et Bruckner fort bien dirigés par Herbert Blomstedt

Les harmonies savoureusement sèches, aigres ou stridentes du Stravinsky néo-classique ont ouvert le concert avec bonheur. Le pianiste Olli Mustonen en a fait ressortir le côté ludique et pince-sans-rire, tout en restant engagé et même tendre dans les premières pages du Largo central. Les phrasés expressifs des bois qui lui répondaient ont fait honneur à l’orchestre, juxtaposés à des sections massives et à des progressions rythmiques typiques du compositeur. La ...
Janowski en son jardin

Marek Janowski en son jardin

Marek Janowski dans Paul Hindemith et Joseph Haydn est une valeur sûre, la certitude d’entendre un grand moment de musique. Le chef d’orchestre débute par un Hindemith survolté. Les Métamorphoses symphoniques sur un thème de Weber est une pièce brillante, virtuose, très valorisante pour l’orchestre. Le danger est d’en faire un festival de forte, mais Janowski sait bien faire différentier à ses instrumentistes les plans sonores de l’œuvre. L’Orchestre de ...
Facettes variées de Strauss

Facettes variées de Strauss par Marek Janowski

Invité régulier de l’Orchestre de Paris depuis 2004, Marek Janowski proposait cette fois un programme consacré uniquement à Richard Strauss, avec des œuvres relativement peu jouées en concert. C’est particulièrement le cas de la suite du Bourgeois Gentilhomme, qui n’avait jamais été donnée par l’Orchestre de Paris (et qui, hasard du calendrier, est au programme d’un autre orchestre à trois jours d’écart à la Cité de la Musique !). Cette œuvre ...
En terrain connu

Waltraud Meier chante La Mort de Cléopâtre

Sans même remonter à son ancêtre, l’Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, l’Orchestre de Paris entretient une longue histoire d’amour avec Berlioz : depuis Charles Munch (la Symphonie Fantastique figurait d’ailleurs au concert inaugural de l’orchestre le 14 novembre 1967), il n’a cessé d’être programmé, notamment lors d’un cycle entrepris entre 2000 et 2003. À l’occasion du soixante-dixième anniversaire de Christoph Eschenbach, c’est donc un programme uniquement consacré au ...
Dalbavie, la flamme !

Dalbavie, la flamme !

Pour cette « fête anniversaire » célébrant la riche collaboration de Marc-André Dalbavie avec l’orchestre de Paris qui l’a reçu en résidence durant quatre saisons (2000-2003), le compositeur avait carte blanche pour composer une soirée où sa propre musique côtoyait celle de ses pairs et de ses proches dans une mise en perspective tout à fait passionnante même si ce concert fleuve mettait au défi la tension de l’écoute. En ouverture ...
I am the enemy you killed, my friend

I am the enemy you killed, my friend

Dans le War Requiem, la difficulté pour le chef est peut-être moins d’agencer les imposantes forces rassemblées sous sa conduite que d’obtenir de tous la sincérité, la ferveur et la fraternité dont le compositeur a nourri son œuvre. Ingo Metzmacher fait preuve d’une autorité souveraine qui lui permet de rattraper quelques moments périlleux et d’équilibrer les masses sonores. La lecture, menée dans des tempos plutôt vifs, est d’une admirable cohérence ...
Un inédit d’Arturo Benedetti Michelangeli

Un inédit d’Arturo Benedetti Michelangeli

Arturo Benedetti Michelangeli a dix-neuf ans quand il remporte le premier prix à l’unanimité du jury du Concours d’Exécution Musicale de Genève en 1939. Deux ans plus tard, il enregistre son « premier » Concerto de Schumann, une œuvre qu’il transportera dans son bagage pendant cinquante ans. Un séjour parisien qui le voit au sommet de son art mais aussi souvent controversé par les nombreuses annulations de dernière minute de ses concerts. Mais, ...
J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé

Fortunio d’André Messager à l’Opéra-Comique

J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé André Messager, dont on cite spontanément le «duo de l’escarpolette», n’est pas seulement le compositeur de Véronique (1898). L’œuvre légère qu’est la «comédie lyrique» n’était pas selon lui la simple opérette à la Lecocq ou l’opéra-bouffe parodique où triomphait un Offenbach mais un genre issu de l’opéra-comique français, dans la tradition des Dalayrac, Boieldieu et Auber, même si elle abandonne ...
Le temps ne fait rien à l’affaire

Aldo Ciccolini & Ilan Volkov, le temps ne fait rien à l’affaire

Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est… bon, on est bon. L’exemple en fût donné ce soir par le maître Aldo Ciccolini et le chef Ilan Volkov, séparés par rien moins que 51 ans, mais réunis par le talent. On passera sur Music of Tree, première pièce d’importance composée par un Toru Takemitsu de 31 ans sous l’influence par l’épure d’Anton Webern mais sans en avoir la densité ...
Une question de feeling

Janine Jansen, une question de feeling

A Paris, Janine Jansen (lire notre entretien) contourne les sentiers battus. En sonate, dans une création contemporaine ou un concerto de Beethoven, rien dans ses débuts français ne ressemble à un plan de lancement pour virtuose. Répertoire audacieux, succès à l’international : pas étonnant que son Beethoven, récemment enregistré avec Paavo Järvi qui dirige ce soir l’Orchestre de Paris, puisse alimenter ici une polémique. Mais l’artiste n’est ni à une transgression – ...
Prise de risque limitée … et succès au rendez-vous

Prise de risque limitée… et succès au rendez-vous

2009/2010 marque la dernière saison de Christoph Eschenbach en tant que directeur musical de l’Orchestre de Paris. Pour son ultime concert de l’année 2009 à la tête de la formation parisienne, le chef proposait au public, venu nombreux Salle Pleyel, du grand répertoire germanique avec deux compositeurs que l’orchestre a beaucoup abordé ces dernières années : Mozart et Brahms. La première partie du concert, que Eschenbach dirige de tête, débute par la ...
Pierre Boulez dirige à la Basilique Saint Denis

Pierre Boulez dirige à la Basilique Saint Denis

Festival de Saint-Denis 2009 C’est la première fois que Pierre Boulez venait diriger dans la Basilique Saint-Denis, à la tête d’un orchestre qu’il connaît bien, l’Orchestre de Paris, mais dans une acoustique qui lui est peu familière. L’impressionnante Messe Glagolitique de Janáček inscrite au programme ne pouvait cependant trouver plus bel écrin que les voûtes résonnantes de cette superbe architecture dont Pierre Boulez a su dompter et exploiter toute à la ...
Haydn et la trompette

Haydn et la trompette d’Alison Balsom

Les percussions colorées de la Symphonie «Militaire» de Haydn évoquent la musique des janissaires. Cette symphonie qui ouvrait ce concert s’inscrit dans la vogue des turqueries du XVIIIe siècle, à laquelle ont sacrifié aussi Mozart et plus tard Weber. Les percussionnistes de l’Orchestre de Paris étaient donc à l’honneur ce soir, notamment à la fin de l’Allegretto qui fit résonner toute une «ferraille» turco-militaire, avec triangle, cymbales, grosse caisse et ...
Les textures goûteuses de Bruno Mantovani

Les textures goûteuses de Bruno Mantovani

Festival Agora 2009 La première rencontre de l’IRCAM avec l’Orchestre de Paris faisait l’événement du Festival Agora, ce jeudi 11 Juin à la Salle Pleyel. C’est Bruno Mantovani qui était en ligne de mire avec la création très attendue de son Livre des illusions, un « composé » explosif né de la rencontre de deux artistes catalans de génie. On savait le penchant gourmand du fin palais qu’est Bruno Mantovani ; on fit la connaissance ...
Pelly le magnifique !

Pelly le magnifique !

Le roi malgré lui Le travail du metteur en scène Laurent Pelly se reconnaît au bout de quelques minutes, comme on identifie du Modiano en peu de pages, du Tarantino en une poignée de secondes. Son art malicieux et pertinent des juxtapositions d’univers, des anachronismes réussis et du pastiche subtil, qu’il décline depuis Orphée aux Enfers, (sa première production au Grand Théâtre de Genève en 1998), fait toujours merveille. Sa mise ...
Mors et afflictio…

Mors et afflictio…

Orchestre de Paris Le programme Mahler / Bruckner, proposé par l’Orchestre de Paris et Christoph Eschenbach, est d’une réelle cohérence, tant sur le plan musical que sur le plan intellectuel ou affectif. Les Kindertotenlieder de Gustav Mahler et la Symphonie n°9 d’Anton Bruckner nous parlent de douleur, de deuil, d’affliction, mais aussi de cette extase - quasi mystique - que provoque parfois le douloureux frôlement de la Mort. On ne peut ...
Il Falla le faire !

Il Falla le faire !

Les relations franco-espagnoles ont historiquement été orageuses et complexes, à l’aune d’une double tragédie : la France de Napoléon commettait le crime de la guerre d’Espagne, puis un siècle et demi plus tard l’Espagne post-franquiste abandonnait au peu idiomatique chef suisse Charles Dutoit et à l’Orchestre Symphonique de Montréal le champ libre pour s’approprier la musique de Manuel de Falla. On se lasse de tout, même du plaisir pervers qui consiste ...
Hélène Grimaud et un Beethoven tout en pureté

Hélène Grimaud et un Beethoven tout en pureté

Bien qu’Hélène Grimaud ait quitté New York depuis quelque temps déjà, ses apparitions restent des moments attendus par le public parisien. Brillante et médiatisée, «la pianiste aux loups» continue d’exciter la curiosité. Elle est apparue lumineuse et auréolée de blanc ce mercredi soir salle Pleyel. Le Concerto n° 4 s’est déroulé avec naturel sous ses doigts, avec pudeur et sans afféterie. Pas d’excentricité ni de gestes ostentatoires au détriment de la ...
Cycle Mahler : une « cinquième » magistrale

Cycle Mahler d’Eschenbach : une « Cinquième » magistrale

Orchestre de Paris On le savait depuis quelques jours ; Thomas Hampson qui était à l’affiche du programme Mahler donné par l’Orchestre de Paris les 4 et 5 mars était remplacé par Dietrich Henschel dans les Chants d’un compagnon errant. Ce cycle de quatre lieder pour orchestre écrit par Mahler – paroles et musique - à 25 ans sous le coup d’un chagrin d’amour, est révisé en 1896 pour sa création à ...
La rutilance d’une pierre précieuse

Coffret Messiaen, la rutilance d’une pierre précieuse

Voilà un fort beau coffret de 14 CD que EMI Classics pare des couleurs de l’arc-en-ciel pour célébrer l’anniversaire du centenaire d'Olivier Messiaen : non pas une intégrale, il y manque certaines œuvres d’orchestre majeures comme des Canyons aux Etoiles, Couleurs de la Cité céleste, Oiseaux exotiques, Sept Haï-ka, Concert à quatre et La Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ que l’on entend hélas trop peu. Absent également le Catalogue d’oiseaux pour ...
Kun-Woo Paik

Kun-Woo Paik

Orchestre de Paris À lire l’énoncé de ce programme, le premier réflexe du spectateur n’a-t-il pas été celui de l’incrédulité ? Quoi, Paris serait donc encore en mesure de nous proposer une fresque sonore en quatre volets d’une étincelante originalité, d’une prodigieuse fécondité et d’une inoubliable beauté ? Grâce en soit donc rendue au tout jeune chef Ilan Volkov, directeur musical de l’Orchestre symphonique de la BBC écossaise, au grand pianiste Kun-Woo Paik et à ...
Mahler se suffit à lui-même

Mahler se suffit à lui-même

Orchestre de Paris «Du vin nouveau dans de vieilles amphores». Voici comment Richard Dubugnon présente son œuvre dans le programme de salle. On ne saurait être plus prétentieux. En guise de «vin nouveau» nous avons eu un picrate de mauvaise qualité, un mélange douteux de Berg, Messiaen et Bernstein. Ce Concerto pour violon commençait pourtant bien, l’orchestration est luxuriante, la pâte sonore riche, surtout quand elle est portée par Esa-Pekka Salonen. ...
Un Brahms sobre et intense

Xavier Phillips et Erik Schumann, un Brahms sobre et intense

Après s’être illustré il y a deux semaines dans un programme consacré à Tchaïkovski, Xavier Phillips est réapparu jeudi soir avec l’orchestre de Paris, cette fois accompagné du jeune et brillant violoniste Erik Schumann. Dès les premières pages du Concerto de Brahms, les deux solistes ont été mis en valeur par une cadence avec solos et duos concertants. Le ton fut donné d’emblée : une complicité purement musicale, sans gestes démonstratifs ...
Xavier Phillips au service de Tchaïkovski

Xavier Phillips au service de Tchaïkovski

Orchestre de Paris Xavier Phillips a donné ce mercredi soir une interprétation sobre et virtuose des Variations sur un thème rococo de Tchaïkovski. Cette pièce illustre le rôle prestigieux des solistes à la fin du XIXe siècle : le violoncelle solo domine un orchestre sans percussions. Xavier Phillips a fait honneur à cette tradition, dans les variations comme dans la cadence conclusive. Il a été à son aise dans le rôle de ...
Saariaho, l’esthétique du lointain

Saariaho, l’esthétique du lointain

Le label Ondine nous propose un programme monographique 100% Saariaho enregistré lors du concert d’ouverture du festival 100% Finlande de mars dernier. En ouverture, l’orchestre de Paris et son directeur musical sont rejoints par le grand violoncelliste Anssi Karttunen pour enregistrer, en première mondiale, l’imposant Notes on light. En cinq parties et d’une durée presque égale à la demie heure, cette vaste fresque imaginaire explore la luminosité des teintes instrumentales. ...
Les résonances du cor dans l’Allemagne romantique

Matthias Goerne, les résonances du cor dans l’Allemagne romantique

En associant Mahler et Schumann, Christoph Eschenbach a fait revivre le temps d’une soirée la poésie populaire du romantisme allemand. Des Knaben Wunderhorn (Le Cor merveilleux de l’Enfant) a lancé la rétrospective des grands cycles de lieder de Gustav Mahler par l’Orchestre de Paris. La Fiancée de Messine, rarement donnée, ouvrait le concert avec une musique tragique. Christoph Eschenbach n’en a pas accentué l’atmosphère funèbre, illustrant plutôt les propos de Schumann ...
Transfiguré

L’Orchestre de Paris transfiguré par Paavo Järvi

Il suffit de peu finalement pour trouver le chemin de l’excellence. Juste un homme. Après la rencontre de l’Orchestre de Paris avec Rafaël Frühbeck de Burgos qui n’avait pas porté toutes ses promesses, ce soir, avec Paavo Järvi, son chef promis, c’est plus qu’une entente : une alchimie. Du Prélude à l’après-midi d’un faune, Järvi ose un poème, façonnant la matière brute avec délicatesse. Celle-ci se pare d’ombres et de lumières, colorée ...
marek_janowski

Marek Janowski fait vivre Strauss et Bruckner

Orchestre de Paris Le rapprochement des œuvres de Messiaen et de Strauss dirigées en première partie répondait à un choix motivé de Marek Janowski. Toutes deux composées en fin de vie par leurs auteurs, elles rendent hommage à Mozart, avec un effectif orchestral restreint : sans trombone, tuba ni contrebasse chez Messiaen et avec une formation «Mannheim» chez Strauss. Un sourire a été composé en 1989 par Messiaen à la demande de Marek ...
Dove sono i bei momenti …

Dove sono i bei momenti…

Pour que la rencontre de deux grandes entités fasse des étincelles, il faut que toutes deux soient à leur faîte. Si l’Orchestre de Paris, n’a pas eu à rougir de sa performance ce soir sous la baguette de Rafael Frühbeck de Burgos (ancien directeur de l’Orchestre de Vienne et du Deutsche Oper de Berlin, aujourd’hui à Dresde), il n’a pas apporté à ce rendez-vous sa meilleure forme. Le timing n’était ...