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Le Sacre de Tabachnik

Michel Tabachnik se confronte au Sacre du printemps. Evènement logique tant le chef suisse, compositeur à ses heures perdues, est proche de toutes les musiques modernes et contemporaines.  Tabachnik privilégie les dynamiques et les rythmiques. Très précise, sa direction fait exploser un orchestre bruxellois affûté. Le Brussels Philharmonic n’est certes pas la plus démonstrative des phalanges mondiales, mais ses pupitres saillants rendent justice à la conception de leur directeur musical. ...
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Déserts de Varèse par Pintscher et l’Intercontemporain

Cinquante-huit ans après sa création, qui fit scandale, Déserts était de nouveau proposé au Théâtre des Champs-Elysées, dans la même salle. Pour accompagner Varèse ont été choisis deux personnages eux aussi essentiels dans l’histoire du Théâtre : Stravinsky et Boulez. Et peut-être pour compenser la très grande envergure de Déserts, les autres œuvres proposées étaient plus intimes, du moins au niveau du nombre d’instrumentistes. Données comme mise en bouche, les deux ...
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Iolanta et Perséphone : mise en parallèle réussie

L’originalité et la réussite de ce DVD proviennent tout d’abord d’un curieux appariement, qui met en parallèle deux œuvres, deux raretés devrions-nous dire, appartenant à des époques et à des esthétiques bien différentes. En effet, mises à part leurs origines russes bien marquées – encore que Perséphone, créée à l’Opéra de Paris en 1934, pourrait presque passer pour un ouvrage français –, tout semblerait opposer le postromantisme tardif du dernier ...
Georges Prêtre © Stefan Trierenberg

Vienne à Paris avec Georges Prêtre : tout le monde est content, ou presque

Rien n’arrête Georges Prêtre, en tout cas pas son très respectable âge de plus de 88 printemps, puisque le concert qui nous occupe ici était au cœur d’une série de cinq commencée à Vienne les 11 et 13 janvier, passant par Berlin dès le lendemain du concert parisien pour finir à Mannheim le surlendemain. Bel effort, d’autant que le chef français dirige de mémoire, bien campé sur ses jambes, même ...
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Sokhiev face au Sacre

L’année du Centenaire du Sacre du printemps n’a pas encore commencé mais la vague des parutions s’est déjà amorcée. Ainsi, l’Orchestre national du Capitole de Toulouse publie cet album hybride à la fois CD et DVD ou se côtoient deux lectures du Sacre du printemps par Tugan Sokhiev. Les orchestres français ont toujours honoré  cette partition, créée à Paris, en 1913. Ainsi  les deux premiers enregistrements de l’histoire sont à mettre ...
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Les Sacres du Printemps

En prélude à l’année Centenaire du Sacre du printemps, Decca plonge dans les archives d’Universal pour nous offrir un coffret, très conceptuel, mais éditorialement unique, avec 38 interprétations différentes du Sacre du Printemps, autant dans ses versions orchestrales (1913, 1921 ou 1947) que dans sa transcription pour deux pianos (1913). Certainement réservé aux collectionneurs émérites et aux fans de la partition, ce coffret n’en n’est pas moins passionnant à travers les évolutions ...
Kazushi Ono (c) DR

Duo de choc à Dijon

Un uppercut dans l’estomac, un « O Guruma » (figure de judo qui vous flanque à terre en moins de deux), voilà ce que l’on ressent à la première rencontre avec Kazushi Ono dirigeant Le Chant du rossignol  d’Igor Stravinsky ! Nerveux, trépidant même, il fait ressortir d’emblée l’aspect barbare de l’œuvre, et ceci sans faux-semblants. Mais il possède aussi d’autres cordes à son arc. La réputation de l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg n’est plus ...
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A Pleyel, Le Sacre de Paavo Järvi

Ce concert du jeudi reprenait la structure et en partie le programme de la veille, conservant l’ouverture et le plat de résistance, remplaçant les deux œuvres centrales, pour offrir aux auditeurs de la Salle Pleyel un menu fort copieux autant que varié. Ainsi deux œuvres quasi contemporaines des années 1910 signées Ravel et Stravinsky encadraient un concerto de Mozart, le vingt-quatrième pour piano succédant au n°3 pour violon donné la ...
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Avec la Chambre Philharmonique : hommages, dommage

Dans le cadre du cycle Hommages, la Cité de la Musique nous proposait un concert de La Chambre Philharmonique, orchestre dans lequel des musiciens de formation diverses s'associent pour jouer sur des instruments dits « d'époque ». L'époque choisie s'étalait ce soir-là sur une cinquantaine d'années, de la Petite Suite de 1888 (dans sa version orchestrale de 1907 faite par Henri Büsser) jusqu'au Concerto en sol de 1931. La Petite Suite, ...
Théâtre royal de Copenhague (License Creative Commons : Frits Ahlefeldt-Laurvig)

Nielsen : Rencontre avec Stravinsky, Bartók, Schoenberg

Carl Nielsen et la modernité Si Carl Nielsen n’a jamais songé à renier le passé ni à amoindrir les influences multiples et diverses qui ont contribué à colorer sa musique, il a de tout temps eu à cœur d’exprimer un courant de fond intérieur, souvent impérieux, toujours très personnel, et de le traduire en musique à sa manière, suffisamment singulière pour qu’il soit largement considéré comme le compositeur scandinave le ...
Peter Eötvös

Hommages multiples à Cité de la Musique

Les quatre oeuvres à l'affiche du concert de l'Ensemble Intercontemporain, dirigé ce soir par le chef espagnol Alejo Pérez, renvoyaient, chacune à sa manière, à l'idée du travail de mémoire qu'est l'hommage, fil rouge qui reliait, selon un maillage très subtil, l'oeuvre du jeune allemand Genoël von Lilienstern aux Symphonies pour instruments à vent de Stravinsky par le truchement des deux autres compositeurs au programme, Peter Eötvös et Pierre Boulez. Genoël ...
Le Sacre du printemps dijon

Le Sacre du printemps par Jean-Claude Gallotta

Le « Sacre » d’Igor Stravinsky vient de tenter encore une fois un chorégraphe ; et pour s’attaquer à ce qu’il appelle « une sorte de montagne magique », le grenoblois Jean-Claude Gallotta désire visiblement rester dans la tradition, mais aussi mettre en relief le travail du danseur, et ancrer sa vision du ballet dans la société actuelle. Certains connaissent la chorégraphie originelle de Nijinsky qui exprimait d’une façon admirable le ...
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The Rake’s Progress par Olivier Py : Du mauvais goût en scène

L’Opéra Garnier ouvre ses portes à l’histoire stravinskienne d’un libertin mégalomane, inspirée d’une série de peintures satiriques de William Hogarth, reprise d'une production de 2008. Un classique qui met en scène les vices de l’homme dans un crescendo d’actions diaboliques qui culminent dans la folie et la mort. Alliant tradition littéraire et musicale et modernité, Stravinsky avec son Rake’s Progress réalise une des plus grandes créations de l’après-guerre. Un opéra ...
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Stravinsky en versions russes par Kitaenko et… Boulez !

Les Russes de Melodya offrent, dans un joli coffret, trois interprétations assez rares, et même inattendues, des grands ballets de Stravinski.   On commence le parcours avec une lecture aussi oubliée que magistrale de l’Oiseau de feu. Le grand chef russe Dimitri Kitaenko officie à la tête de l’orchestre philharmonique de Moscou. Il impose une lecture foncièrement féérique et marquée par le monde des sortilèges d’un Rimski-Korsakov. Sa battue est très ...
emi colin davis

Portrait de Colin Davis en jeune homme

Tournant des années 1950-1960 en Grande-Bretagne : la reine Elisabeth II est montée sur le trône depuis bientôt 10 ans ; Harold Macmillan dit Supermac gère, en premier ministre téméraire et volontaire, le déclin mondial de la Grande-Bretagne, et James Bond contre Docteur No n’est pas encore sorti sur les écrans pour revigorer l’égo de l’Albion. Mais EMI offre à jeune chef l’opportunité de graver ses premiers disques : Colin Davis (qui n’est pas ...
Chéreau, dans Guyotat, Coma, photo 1, par ARTCOMART

Au théâtre de la ville….du printemps !

Les pratiques artistiques ont de belles dérives. Au départ, naquit un simple atelier, à double origine : la pièce chorégraphique Kontakthof (ses « danseurs » sont des amateurs de plus de 65 ans) de Pina Bausch était présentée à Marseille ; et le chorégraphe Thierry Thieû-Niang, qui débutait une résidence au Théâtre du Merlan, à Marseille, fut sollicité, par Jean-Pierre Moulères, chargé des relations avec les publics dans cette institution, ...
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Sounds of the 30’s, par Stefano Bollani et Riccardo Chailly

Après une première collaboration autour de la musique de Gershwin, le pianiste de jazz Stefano Bollani et Riccardo Chailly s'associent de nouveau et continuent à interroger le répertoire des années 30, influencé entre autre justement par le jazz. Au programme, une sélection d'oeuvres diverses, tant du point de vue des effectifs requis que de l'intérêt. Pour ce qui est des oeuvres et de l'interprétation maintenant, il faut commencer par ce qui ...
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Gergiev et le LSO touchés par la grâce

Valery Gergiev et son orchestre du London Symphony Orchestra faisaient escale à Aix-en-Provence jeudi dernier pour deux concerts dans le cadre du Festival d’Aix en Provence. Pour la première des deux soirées, le soliste invité était le violoniste Nikolaj Znaider dans un programme entièrement russe. Avec une maestria sidérante, Gergiev a transcendé les débats notamment dans une version  d’anthologie de l’Oiseau de feu.  Retour donc sur un concert qui, à ...
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Le XXe siècle à l’ancienne

Le XXe siècle musical fut le terrain de toutes les recherches esthétiques. A côté de la dissolution de la tonalité, le retour vers la musique « ancienne » (renaissante, baroque ou classique) a été l’une des options très vite privilégiée par un certain nombre de compositeurs. Qu’il soit question de Stravinsky, Poulenc, Martinů, Honegger, Prokofiev, Milhaud, Debussy, Ravel, etc., tous éprouvèrent à un moment de leur carrière le besoin de revenir vers ...
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Gergiev l’élégance, Depardieu la suffisance

Quelle affiche ! Après Paris, Turin, Dortmund, Lyon, Toulouse, Valery Gergiev se pose, le temps d’un concert, (parce que lendemain, il dirige Eugen Onegine à Saint-Petersbourg !) à Genève emmenant dans ses valises pas moins que le Chœur, l’Orchestre et quelques solistes du Mariinski. Petits plats dans les grands, pour ce concert exceptionnel, le Tout Genève s’est donné rendez-vous. Mais le Tout Genève ne remplit pas (plus ?) le Grand Théâtre. A près ...
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L’Oiseau de feu d’Andrew Litton

Andrew Litton poursuit son exploration des ballets de Stravinsky. Après un premier volume centré sur Petrouchka et Le Sacre du printemps,  il nous offre l’Oiseau de feu dans sa version intégrale, judicieusement  préférée aux suites, qui coupent la narration de l’œuvre. Comme dans sa lecture de Petrouchka, Litton cherche la filiation traditionnelle de la partition, héritée de la science des alliages de Rimski-Korsakov et de l’héritage des ballets de Tchaïkovski. ...
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Gergiev en plein Stravinsky

On le savait par le disque : Noces de Stravinsky par Gergiev, ça déménage ! Le concert le confirme : tempos délirants, lecture acérée, rythmes mis à nus, c’est parti pour vingt minutes d’avalanches de décibels. L’effet est grisant, et malgré cet engagement presque barbare, rien ne manque, la mise en place est exemplaire, les plans sonores sont équilibrés. Pianos, percussions, chanteurs, aucun de domine l’autre. Ce n’est malheureusement pas le cas d’Œdipus-Rex, qui ...
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Musiques de guerre et d’exil avec Gergiev

Gergiev ose le couplage des extrêmes : la nostalgie romantique de Rachmaninov et le modernisme caréné et vombrissant de Stravinsky. Composées, lors de la seconde guerre mondiale, par deux compositeurs russes exilés aux USA, les Danses symphoniques et la Symphonie en trois mouvements répondent, de manière très différente, et même foncièrement opposées, à la thématique de la création en exil et de l’influence de la guerre.  Mais, en dépit des divergences ...
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Le Sacre d’Iván Fischer

Salué à de très nombreuses reprises pour ses résultats artistiques mirobolants, le tandem artistique composé d’Iván Fischer et de son orchestre du Festival de Budapest affronte le Sacre du printemps (dans sa version originale de 1913 et pas, comme souvent, dans la version révisée de 1947 qui divise les pupitres de vents). Le résultat est conforme à nos attentes : exceptionnel. À la tête d’un orchestre virtuose dans ses dynamiques et ...
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Pollini et les modernes

En parallèle d’une nouvelle lecture du Concerto n°1 de Brahms, DGG propose de belle rééditions de ses « archives Pollini ».  Ce boitier consacré aux enregistrements d’œuvres du XXème siècle par Maurizio Pollini est une des parutions que Deutsche Grammophon nous propose pour célébrer les 70 ans du pianiste milanais qui, depuis plus de quarante années est resté fidèle à la fameuse étiquette jaune. Il commence d’ailleurs par le célébrissime Petrouchka qui ...
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Sir Charles Mackerras chez EMI entre 1956 et 1991

Avec ce coffret de 5 CD, la série Icons de EMI rend hommage au chef australien natif de New York, Sir Charles Mackerras, dont la carrière discographique s’étendit de la fin du 78 tours à l’ère la plus moderne de l’enregistrement numérique. Il ne faut d’ailleurs pas se fier à la photographie d’un Mackerras encore bien jeune ornant ce coffret, pouvant laisser croire que nous avons là les enregistrements princeps ...
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Stravinsky en sourdine par François-Xavier Roth

Le présent enregistrement des Siècles fait écho à leur programme autour des premières saisons des Ballets Russes de Diaghilev, qu'ils avaient notamment présenté à la Cité de la Musique à Paris. Pour ceux qui n'avaient pas eu l'occasion d'assister à ces deux concerts de qualité, on résumera en disant que le programme faisait s'alterner les tubes et les redécouvertes, voire les bizarreries, mais permettait en tous cas de se faire ...
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James MacMillan et l’Ensemble Orchestral de Paris

Ce programme alléchant offre la création en France de Seraph, concertino pour trompette et orchestre à cordes dû à James MacMillan. Le compositeur n'en est pas à son coup d'essai en musique concertante, notamment pour la trompette (Epiclesis en 1993), et, comme à son habitude, l'écriture est ingénieuse et efficace. On pense souvent aux concertos baroques de Michael Tippett, mais le ton est plus sévère, surtout dans la partie soliste, ...
Dimitri SlobodenioukPhoto: Marco Borggreve

Présences Oscar Strasnoy II, du solo au grand orchestre par Dima Slobodeniouk

Le triple concert de ce samedi présentait l’œuvre de Strasnoy de l’individu au grand orchestre. Ecos, suite de quatorze pièces solistes, lointain reflet des quatorze Sequenze de Luciano Berio – dont elle adopte la même alternance instrumentale, de la flûte au violoncelle – est à l’origine une commande du Festival des Arcs, où Strasnoy fut invité pour l’édition 2009. Paraphrase de Cendrillon, dont des bribes de textes sont insérés au milieu ...
audite_stoupelingolffson

Leçon de musique russe par Judith Ingolfsson et Vladimir Stoupel

Il est des cas où l’ « arrangement » (et tout ce qui y est assimilé de près ou de loin) devient une œuvre d’art à part entière –en matière pianistique, Liszt a transcrit et/ou adapté un certain nombre de pièces majeures tandis que Busoni a réalisé de véritables bijoux à partir de pages célèbres du Kantor de Leipzig. Lorsqu’un compositeur est, pour une raison ou une autre, amené à réécrire lui-même ...