Mot-clef : Georg Friedrich Haendel

Alessandro le grand conquérant…des cœurs

Alessandro le grand conquérant…des cœurs

Certainement, l’opéra le plus rarement donné, Alessandro connut pourtant un grand succès à sa création notamment grâce à l’arrivée d’une nouvelle star italienne : Faustina Bordoni. A l’occasion de la 28e édition du festival international d’opéra baroque de Beaune, le chef espagnol Eduardo Lopez Banzo a choisi une version tardive et plus resserrée de l’œuvre (qui écarte 2 petits rôles) datant d’une reprise révisée de 1732. Il est vrai que l’œuvre ...
Une esthétique de la bougie

Rinaldo à Caen, une esthétique de la bougie

Créée l’an dernier au Théâtre national de Prague, cette production est marquante, tant, pour sa première mise en scène lyrique, Louise Moaty touche juste. Par ses passées collaborations avec, entre autres, Eugène Green et par son actuel compagnonnage avec Benjamin Lazar, on devine son environnement artistique et esthétique. Son mérite initial est de l’assumer ouvertement et de le dépasser avec une probe sérénité. Son travail exhale une substantielle poétique personnelle ...
Un Messie inégal

Un Messie inégal par Le Concert Spirituel

Le livret de Charles Jennens qui s’inspire de textes bibliques a beau retracer les différentes étapes de la vie de Jésus, de la Nativité à la Résurrection, Le Messie est traditionnellement donné en période de Carême. Composé en trois semaines (!), le succès du plus célèbre oratorio de Haendel ne se dément pas, comme en témoigne le public venu nombreux écouter Le Concert Spirituel. Le plateau artistique était sur le papier ...
Haendel made in Argentina

Haendel made in Argentina

Nouveau directeur artistique du Chœur de Chambre de Namur, succédant à Jean Tubéry, le jeune chef prometteur Leonardo García-Alarcón nous propose une nouvelle version de l’oratorio Judas Maccabaeus. Programmée en 2009 au Festival de Wallonie à l’occasion du deux cent cinquantième anniversaire de la mort de Haendel, cette production a été enregistrée en concert lors de la dernière édition du Festival d’Ambronay, où Alarcón est en résidence depuis 2007. Cet ...
Le Messie à l’Arsenal

Le Messie à l’Arsenal par Le Concert Spirituel

L’approche des fêtes pascales est généralement assortie de sa moisson de Passions, oratorios et autres concerts de musique sacrée, et le public mélomane serait bien mal venu de s’en plaindre. Cette année, à l’Arsenal de Metz, c’est avec Le Messie de Haendel qu’Hervé Niquet et son Concert Spirituel ont choisi d’honorer une tradition qui donne ainsi l’occasion de réentendre, sur une base régulière, les chefs d’œuvres immortels de la musique ...
La musique des sphères

Giulio Cesare, la musique des sphères

Ce Giulio Cesare avait été présenté un peu partout comme le concert de l’année, et il n’a pas déçu notre attente, une brochette de stars au service d’une grande œuvre a véritablement créé l’événement. La réunion de chanteurs célèbres n’a pas toujours provoqué l’enivrement escompté, mais dans le cas présent, il faut saluer la prestation d’une véritable troupe, soudée et complice, qui surpasse chaque prestation individuelle, pourtant toutes exceptionnelles. On ...
Airs italiens pour basse

Airs italiens pour la basse Ildebrando D’Arcangelo

C’est à Bryn Terfel que l’on devait, dans en enregistrement paru il y a près d’une quinzaine d’années chez le même éditeur, le dernier récital marquant d’airs pour baryton-basse de Haendel. Si les incursions du Gallois dans le répertoire italien étaient en nombre plutôt limité – et de plus, généralement dans des pages écrites pour castrat et transposées dans sa tessiture… –, le présent récital offre davantage de cohérence musicale. ...
Haendel au piano : que du bonheur !

Haendel au piano par Racha Arodaky, que du bonheur !

Longuement mûri – Racha Arodaky a travaillé certaines de ces pièces de Haendel auprès de Murray Perahia il y a de nombreuses années – ce projet s’inscrit dans le prolongement d’un disque paru en 2006 et consacré à des sonates de Scarlatti. L’interprète entretient en effet, comme certain de ses confrères (Alexandre Tharaud…), une relation étroite avec le répertoire baroque joué sur piano moderne, sans toutefois essayer d’imiter le clavecin. ...
Hallelujah !

Hallelujah !

Le Messie Hallelujah ! Hallelujah ! Hallelujah ! Chaque partie du «tube» de l’Avent mérite bien ce cri de joie car, après une interprétation réussie de la Résurrection de Haendel la saison dernière, le Concert d’Astrée et les quatre solistes nous ont réservé cette fois des sensations musicales exaltantes. Il est vrai que l’œuvre choisie est toujours plébiscitée par le public, mais elle a tellement été exécutée par toutes sortes de groupes, amateurs ou ...
Deux grandes musiciennes

Sandrine Piau & Ann Hallenberg, grandes musiciennes

Certes il s’agissait d’un concert tout à fait – et ouvertement – promotionnel, à l’occasion de la sortie chez Naïve du dernier disque de Sandrine Piau, et certes le programme de cette soirée était particulièrement rebattu car constitué en très large partie d’extraits d’Ariodante et de Giulio Cesare in Egitto, deux des opéras de Haendel les plus représentés de nos jours, là où l’on attend encore la redécouverte de bien ...
Pour l’étonnant  Tamerlano de Bejun Mehta

Pour l’étonnant Tamerlano de Bejun Mehta

Affubler sept ou huit gardes-chiourmes d’uniformes pseudo-nazi afin de limiter ou d’élucider l’espace concentrationnaire du lieu, revêtir Bazajet des habits impériaux d’un Ottoman déchu alors qu’Andronico et Tamerlan portent costume-cravate, ajouter lors de quelque explication dans le programme de salle un certain signifiant pseudo-pédagogique à ces variations vestimentaires, voilà qui relève d’une franche escroquerie... pour ne pas écrire d’un franc délire ! et disons-le tout net et simplement, n’ajoute rien à ...
Veronica triomphante !

Ezio de Haendel : Veronica triomphante !

Disons le d’emblée Ezio n’est pas de la meilleure plume de Georg Friedrich Haendel, il connut à sa création un échec cuisant (5 représentations seulement), pourtant depuis quelque temps il jouit d’un regain de vitalité : outre le concert de ce soir en tournée (donné aussi au Festival de Montpellier de cet été), signalons la parution discographique et la tournée de concerts par le chef Alan Curtis ainsi qu’une production scénique ...
Haendel en brique historique

Opéras de Haendel en brique historique

Réalisés entre 1967 et 2004, les enregistrements réunis dans cet élégant coffret conçu par Sony Music pourraient presque se lire, ou s’écouter, comme une anthologie de l’interprétation des opéras haendéliens au cours de la deuxième moitié du XXe siècle. Ainsi, le Giulio Cesare dirigé par Julius Rudel, dans la foulée des fameuses représentations du New York City Opera, atteste encore l’ancienne manière initiée dans les années 1920 – instruments modernes ...
Arsys et Haendel, union réussie

Arsys et Haendel, union réussie

On connaît par le concert les affinités électives entre Pierre Cao et Haendel. Le disque tardait à immortaliser cela. Grâce au label Eloquentia, c’est chose faite avec le Dixit Dominus, première œuvre sacrée d’envergure du Caro Sassone. Et d’emblée la séduction sonore opère : diction exemplaire, large palette de couleurs sonores, subtilités des dynamiques, tout cela au service d’une dramatisation qui ne se fait jamais outrancière. Le psaume au texte belliqueux ...
Haendel dignement servi

Haendel dignement servi par Pierre Cao

Après une exécution couronnée de succès à Vézelay, Pierre Cao et son chœur Arsys-Bourgogne venait présenter Israel in Egypt, ce si curieux oratorio de Haendel, au public du théâtre des Champs-Elysées. Un public qui, loin du strass et des paillettes, s’est précipité à ce concert, vu le remplissage de la salle. Dès l’ouverture on retrouve habitudes d’interprétation de Pierre Cao : gestique épurée, nuances infimes, prononciation exemplaire, mise en place irréprochable, au ...
« Elle s’en va, mais tout en fuyant revient »

Lawrence Zazzo : « Elle s’en va, mais tout en fuyant revient »

Année Haendel oblige, les contre-ténors sont à l’honneur dans tous les festivals et toutes les grandes salles de concert pour notre plus grand plaisir. Le Théâtre des Champs-Elysées n’est pas en reste et nous propose une belle série de récitals, concerts et opéras permettant au public de découvrir toutes les richesses de ce timbre qui rencontre aujourd’hui un succès quasi authentique à celui des castrats au XVIIIe siècle. Et le ...
D’une éblouissante qualité musicale

Festival de Salzbourg 2009, d’une éblouissante qualité musicale

Le festival, construit comme une œuvre d’art, non seulement enchante mais fait penser et apprend à écouter. Salzbourg 2009, c’est le triomphe de l’intelligence au service de la beauté dans le plus grand respect du public. Pourquoi ? Parce que la manifestation la plus prisée d’Europe refuse de se considérer comme un phénomène de consommation parmi d’autres, ainsi que le précise d’entrée de jeu Helfi Schweiger. Il ne s’agit pas d’attirer le ...
Un clavier pour Haendel, convenable, sans plus

Un clavier pour Haendel, convenable, sans plus

Clavecin ou piano? Le débat est régulièrement relancé, le choix souvent discuté et jamais réglé à la satisfaction de tous semble-t-il bien. Quelle que soit l’option préférentielle ne boudons pas notre plaisir à l’écoute de ces partitions pour clavier de Georg Friedrich Haendel qui n’atteignirent jamais la popularité des musiques de Jean-Sébastien Bach ou de Scarlatti. A l’écoute on comprend aisément le différentiel d’appréciation tant les pièces de Haendel peuvent paraître ...
Le défi du seria

Le défi du seria

Ezio Ezio, le vingt-cinquième opéra de Haendel, ne connut, lors de sa création au King’s Theatre en janvier 1732, que cinq représentations. Haendel reprenait l’un des inusables livrets de Métastase (d’après une pièce de Thomas Corneille, Maximian, créée en 1662) déjà mis en musique par une quarantaine de compositeurs dont Hasse, Porpora, Jommelli et Gluck, pour ne citer que quelques uns d’entre eux. Le général Ezio revient à Rome, auréolé de ...
Pour l’Alcina enchanteresse de Joyce DiDonato…

Pour l’Alcina enchanteresse de Joyce DiDonato…

Les amoureux du beau chant ne seront pas déçus, car cette nouvelle version d’un des plus beaux opéras de Haendel contient de très sérieux atouts, qui pourraient bien la faire préférer à toute autre. On pouvait peut-être redouter d’entendre la mezzo Joyce DiDonato dans un rôle de soprano, mais il se trouve en réalité que la tessiture du rôle, finalement assez basse, convient idéalement à la jeune chanteuse américaine, dont ...
La découverte d’une Cléopâtre !

La découverte d’une Cléopâtre !

Giulio Cesare Ce concert enthousiasmant ne cherche pas à rivaliser avec la version très complète dirigée in loco par René Jacobs en 1991. Les coupes, assez larges, sont comme toujours discutables. Elles permettent ainsi l’économie de deux rôles : Curio et Nireno qui disparaissent. Certains da capo ont été coupés et bien des airs omis. C’est à ce prix que cette version a avancé sans répits et sans trop d’incohérences, dirigée de ...
Cencic :  voix idéalement  haendelienne

Max Emanuel Cenčić: voix idéalement haendelienne

Au festival de Beaune, Haendel est chez lui depuis longtemps. C’est la ville de France qui offre le plus fidèlement les œuvres du «Caro Sassone» à un public toujours ravi même par des découvertes audacieuses. En cette année anniversaire, le festival se surpasse, lui réservant une large part dans sa programmation. Ce récital a été un moment fort sur le plan musical et vocal. Max Emanuel Cencic dont le dernier enregistrement ...
Haendel, comme jamais plus ?

Haendel, comme jamais plus ?

A l’heure où la musique baroque semble avoir pris une vitesse de croisière irréversible, la firme Deutsche Grammophon réédite un enregistrement qui tombe comme un pavé dans la mare des baroqueux! Une version du Serse de Haendel qui aujourd’hui ressemble à une hérésie. Alors que les musicologues dépouillent les archives de la musique avec des microscopes pour tenter de donner au public le son et la manière la plus authentique, ...
Une équipe solide !

Une équipe solide pour Jephtha par Paul McCreesh !

Difficile de comprendre en cette année anniversaire du Caro Sassone pourquoi la salle Pleyel a eu tant de mal à remplir ses rangs, «contrainte» d’offrir 2 places gratuites à chaque abonné. Alors trop de salles ? Trop de concerts (Demofoonte de Jommelli par Muti était donné au même moment à Garnier) ? Une œuvre mal connue ? Le doublon avec le Théâtre des Champs Elysées qui a donné l’œuvre il y a quelques mois ? Dommage car Jephtha ...
Faramondo la flamboyance de la virtuosité vocale

Faramondo avec Max Emanuel Cenčić, flamboyance de la virtuosité vocale

Max Emanuel Cenčić, à l’origine de ce projet, relève au moins deux défis. Celui de nous faire découvrir un opéra de Haendel que l’on avait presque oublié, tant sa réputation était celle d’une œuvre mineure voir ratée. Et celui de réunir autour de lui une distribution de rêve, des stars qui loin de tous caprices expriment un vrai plaisir à tout donner à Faramondo. Le livret de Gautier de Costes ...
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Romelia Lichstenstein, Alceste transcendante mais bien seule !

Initialement paru en 2006 sur DVD, cette production de Halle, ressort aujourd’hui sur un nouveau support : le Blu-Ray. L’avantage est que les 2 DVD ne font plus qu’un. Mais les 2 DVD audio qui complétaient le coffret initial ont disparus. A la création de l’œuvre le 31 janvier 1727, Haendel disposait des plus grands chanteurs et allait connaître un succès jamais égalé, grâce aussi à un livret plus clair et plus ...
Spiritualité du quotidien

Le Messie à Nancy, spiritualité du quotidien

En coproduction avec le Theater an der Wien de Vienne, où le spectacle a été présenté pour les fêtes de Pâques – et a fait l’objet d’une télédiffusion sur Arte le 13 avril dernier –, l’Opéra national de Lorraine accueille Le Messie dans une réalisation scénique de Claus Guth et avec une distribution presque entièrement nouvelle. Mettre en scène les oratorios de Haendel est devenu très «tendance». Sans remonter à ...
Le premier opéra italien de Haendel

Rodrigo, le premier opéra italien de Haendel par Eduardo López Banzo

Vraisemblablement créé en 1707 à Florence, Rodrigo est le premier opéra italien de Haendel, du moins si l’on excepte les Almira et Nero joués à Hambourg en version bilingue en 1704 et 1705. Même si la partition n’a pas été conservée dans son intégralité – la version actuelle, de même que celle autrefois dirigée par Alan Curtis, est en partie une reconstitution –, elle permet néanmoins de mesurer l’imagination créatrice ...
Premières armes

Premières armes

Le Concert d’Astrée Qui gagnera la bataille avec l’Ange ? Certainement pas le méchant Lucifer, retranché furieusement dans son orgueil ! Qui pleure d’une façon si touchante et se lamente sur le mort de Jésus de Nazareth ? Marie-Madeleine et Marie Cleophe éplorées. Quant à Jean, il sait si bien comprendre cette mère que lui a confiée le Sauveur ! Mais le miracle a lieu : même si Marie-Madeleine ne peut toucher celui qu’elle aperçoit à la porte ...
Bartoli est Sémélé

Cecilia Bartoli est Sémélé

Encensée par la critique (dont notre confrère Jacques Schmitt), fêtée par le public, la prise de rôle de Cecilia Bartoli en Sémélé à l’Opéra de Zurich en janvier 2007 a fait figure d’événement. Decca nous offre de revivre ces représentations initiales, reprises en janvier dernier avec un même enthousiasme. Pour servir d’écrin à la cantatrice romaine, l’Opéra de Zurich a fait venir l’inusable et bien connue production de Robert Carsen, créée ...