Mot-clef : Franz Schubert

Opéra de Lyon "Terre et Cendres" Atiq Rahimi & Jérôme Combier

Deux nouveaux opéras de Philippe Hurel et Jérôme Combier

À Lyon, absence de biens ne nuit pas !  La capitale des Gaules a offert, à cinq jours d'écarts, deux créations lyriques, successivement de Jérôme Combier (Terre et cendres, le 9 mars, au Théâtre de la Croix-Rousse) puis de Philippe Hurel (Espèces d'espaces, le 14 mars, au Théâtre de la Renaissance, à Oullins). Dans le premier cas, une commande de l'Opéra de Lyon, épaulé par le GRAME – centre national ...
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Mémorables interprétations de la pianiste chinoise Jin Ju

Face à l’opulence des enregistrements pianistiques de toute nature on pourrait aisément glisser vers un manque d’enthousiasme dommageable à notre mission d’information. Heureusement, on en est parfaitement convaincu, les chefs-d’œuvre sont faits pour être propagés. La pianiste chinoise Jin Ju compte déjà un copieux palmarès révélant ses nombreux et brillants états de service. Des récompenses prestigieuses (concours Tchaïkovsky de Moscou, Concours Reine Elisabeth de Belgique…) ont été relayées par des ...
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Des cœurs en hiver, au théâtre de l’Athénée

Le Voyage d'hiver est l'une des expressions les plus abouties de la solitude. L'ancienne fiancée du Voyageur n'est qu'une évocation, le Joueur de vielle une ultime rencontre. Quel intérêt, alors, d'en proposer une version dramatisée faisant apparaître ces trois personnages ? L'exercice paraît d'autant plus périlleux que la partie musicale fait l'objet d'un pari équivalent : le cycle est partagé entre un soprano et deux barytons, et l'accompagnement est arrangé ...
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Matthias Goerne, orfèvre du lied

A quelques semaines d’intervalle, le Grand Théâtre de Genève a offert deux de ses plus beaux récitals de chant. Le premier avec René Pape qui avait révélé la majesté du chant et le second avec Matthias Goerne qui en dévoile l’orfèvrerie. Pour qui assiste pour la première fois à un concert du baryton allemand, il se trouve quelque peu décontenancé par l’attitude du chanteur. Il ne tient pas en place. Il ...
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Mitsuko Uchida dérangeante dans Schubert

C’est une bien étrange interprétation qu’a donnée Mitsuko Uchida des trois dernières sonates de Schubert. La pianiste japonaise, qui aborde ce répertoire très balisé d’une façon extrêmement personnelle, n’a visiblement pas peur de heurter son auditoire. Si son jeu finit par convaincre, il choque aussi. La Sonate n°19 en ut mineur (D. 958), encore très beethovénienne, sort particulièrement endommagée d’une exécution d’une demi-heure, rendue excessivement pénible non pas tant par les ...
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Sa Majesté René Pape

Près de vingt ans après son Sarastro de La Flûte Enchantée au Grand Théâtre de Genève, René Pape revient sur cette même scène avec dans son bagage une expérience récoltée sur les plus grandes scènes internationales. Le charismatique chanteur allemand y présente un récital qu’il a porté depuis quelques années à Los Angeles, New York, Tokyo. Avec une première partie dédiée à Schubert et Hugo Wolf, René Pape ne semble pas ...
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Esprit viennois avec Daniele Gatti

Si l'on en croit la programmation du National, Daniele Gatti a un faible pour la musique viennoise. Après son intégrale Mahler, voilà qu'il met à l'honneur Schubert, et saupoudre encore un peu de Berg ! On aurait tort de s'en plaindre, a fortiori à propos de ce concert, entre grand répertoire et curiosités. L'« Inachevée » introduit le concert, et donne le ton général, entre gravité et mélancolie. Le premier mouvement est réussi, ...
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Argerich, Kissin, Kniazev : rencontre au sommet

C’est un concert dont on reparlera. Le programme est bâti pour contenter tous les goûts : de Mozart à Lutoslawski, en passant par Schubert, Schumann et Rachmaninov, il serait difficile de ne pas trouver son bonheur. Et que dire des interprètes ? Les immenses Argerich et Kissin, accompagnés du non moins brillant Alexandre Kniazev au violoncelle, excusez du peu ! Cette rencontre tient du sommet : la réunion de quelques ...
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L’ ONDIF un orchestre sans domicile fixe

Ils sont des concerts auxquels on assiste soit par hasard, soit parce qu’on est fan d’un soliste et qui par enchantement deviennent un véritable évènement.  Il faut dire que la programmation est mobilisatrice. Le « triple de Beethoven » par le Trio Wanderer avec l’Orchestre national d’Île de France. Ce fameux trio fait plus de 180 représentations par an, 90 % des destinations à travers la planète, pour une fois qu’ils sont ...
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Le surprenant Winterreise de Padmore

Après une Belle Meunière particulièrement réussie il y a un an dans le même lieu, c’est un singulier Voyage d’hiver que Mark Padmore a accompli salle Gaveau, escorté au piano par Till Fellner. Si sa version du cycle ne manque pas de qualités et touche parfois au sublime, elle dérange aussi par certains aspects. Les choses s’engagent mal avec un « Gute Nacht » maniéré et roucoulant, qui passe complètement à ...
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Une lecture tempérée mais harmonieuse de Schubert

Tant de fois jouées en concert et tant de fois enregistrées, ces deux chefs-d’œuvre de Franz Schubert méritent d’être visités et revisités tant ils regorgent de richesses intrinsèques et interprétatives. Les nouveaux venus auront à se confronter aux réussites du passé. On pense en particulier à la lecture d’un Alfred Brendel dans la Sonate en si bémol majeur D 960 (Philips, novembre 1971) parvenant à des sommets inoubliables. Même situation ...
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David Theodor Schmidt : «Wohin?»

A même pas trente ans le jeune pianiste allemand David Theodor Schmidt originaire d'Erlangen a forgé sa réputation et le début de son succès sur les concours qu'il a brillamment remportés mais aussi au gréé des récitals qu'il donne un peu partout en Europe (Berlin, Leipzig, Londres et Moscou notamment). « Wohin? » est sa cinquième réalisation au disque dans un programme qui se veut au plus proche du romantisme ...
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Staier et Lubimov sur instruments d’époque

Deux concerts en une journée sur trois pianos à queue d’époque et de fac-similé, de surcroît par d’excellents interprètes, voilà de quoi régaler les oreilles d’amateurs. A 15 heures, Andreas Staier propose un programme Schubert sur le fac-similé d’un piano à queue Conrad Graf (Vienne, 1826) réalisé par Christopher Clarke. L’instrument à mécanique viennois, à timbre perlé et d’une puissance surprenante pour l’époque, est doté de cinq pédales : basson, una ...
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Anna Prohaska, dans une discrétion bienvenue

Paru d’abord en Allemagne, puis en Suisse, en catimini du grand tapage publicitaire international, ce premier enregistrement solo d’Anna Prohaska révèle quelques-unes des multiples facettes du talent de la soprano allemande. Album insolite qui, à l’opposé de la plupart des premiers pas discographiques des jeunes cantatrices actuelles, ne s’aventure pas dans les sempiternels airs d’opéras de Mozart ou les mélodies les plus populaires de Schubert. Autour du conte de La Petite ...
Renaud Capuçon et Frank Braley © François Darmigny

Les Capuçon fêtent Korngold et Schubert

Pari réussi pour les frères Capuçon et leurs amis, qui mettait Schubert et Korngold à l’honneur dans le cadre d’une édition des « Grands Solistes », Salle Pleyel. Onze partenaires, six instruments et trois concerts pour une leçon de musique de chambre. Abordé sous l’angle d’un parallèle entre les deux compositeurs autrichiens, le genre chambriste sort rehaussé et enrichi de cette confrontation, qui fait dialoguer des œuvres composées à un siècle de ...
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Ouverture de la saison de l’Orchestre national de Lille

Pour l’Orchestre national de Lille, la saison 2011-2012 est une « saison particulière », comme l’annonce sa brochure. En effet, pendant les grands travaux de rénovation de sa salle d’attache, le Nouveau Siècle (réouverture prévue en octobre 2012), il se promène un peu partout dans la région. Pour l’ouverture de la saison, les musiciens jouent sept fois le même programme en des lieux différents, dont trois au théâtre du Casino Barrière, avec ...
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Maxim Rysanov : petits arrangements entre amis

Nombreux sont les compositeurs à s’être essayés avec plus ou moins de réussite à divers arrangements d’œuvres de Franz Schubert. A la demande de Maxim Rysanov, Dobrinka Tabakova, née en Bulgarie en 1980, a adapté la célèbre sonate Arpeggione pour alto et orchestre à cordes. Si à l’heure du « musicologiquement correct » l’entreprise a de quoi éveiller une certaine méfiance, force est de constater que le résultat est plutôt convaincant. Non ...
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Christian Gerhaher à Salzbourg

Le cycle que consacre cette année le festival de Salzbourg à Mahler est un chef-d’œuvre de programmation, tant pour la variété des œuvres programmées que pour les interprètes choisis. Le concert de ce soir était sans doute l’un des plus intrigants de cette série, avec cette version du Chant de la Terre accompagnée au piano : créée en 1989 seulement, la partition est issue de la version réalisée par Mahler avant ...
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L’irrésistible Schubert du Trio Dali

Leur premier album consacré à Maurice Ravel avait propulsé les musiciens du Trio Dali sur le devant de la scène et remporté nombre de récompenses prestigieuses. Sans complexe et avec gourmandise, c’est à Schubert qu’ils s’attaquent aujourd’hui, mordant à pleines dents dans des partitions bien connues. Si, sur un marché du disque saturé, l’ascension de tels sommets exige d’avoir quelque chose de neuf à y faire entendre, c’est bel et ...
Press shots for Gabriel Prokofiev.

Un vent frais sur la baie de Somme

Festival de Saint-Riquier, 15, 16, 17-VII-2011. Après avoir organisé les journées Chopin l’année dernière, deux jeunes musiciens, la pianiste Sandra Moubarak et le violoncelliste Anthony Leroy apportent un vent frais et nouveau, en tant que directeurs artistiques pour l’ensemble du festival de Saint-Riquier. Placée sous le signe du « temps », cette 27e édition est répartie sur trois axes : la musique, la littérature et la philosophie des sciences. Ainsi, des musiciens et ...
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Munich, Michael Volle en récital

Le Lied sourit aux barytons. Thomas Quasthoff, Christian Gerhaher, Mathias Goerne, Simon Keenlyside ne sont que quelques-uns des artistes qui incarnent la bonne santé de ce genre discret : Michael Volle en fait aussi certainement partie, surtout quand il est accompagné par un spécialiste aussi incontestable que Helmut Deutsch. Ce dernier, après plus de quatre décennies de carrière, est ici un atout de taille : il ne s’agit pas seulement d’une longue ...
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Jeunes talents à l’Hôtel de Soubise

Julien Szulman est lauréat du concours de Genève et Long –Thibaud à 20 ans, offrant de superbes moments, le concert n’en fut pas moins une épreuve pour les artistes : la belle salle de l’Hôtel de Soubise était transformée, pour une exposition, en bonbonnière, tapissée entièrement d’un feutre bleu doublé de coton ne laissant qu’une chance, fort réduite, au son ; un piano quelconque devait faire l’affaire et le violoniste était présent mais ...
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Trois concerts de Josef Krips avec l’Orchestre de la RTF

Sauf erreur, Cascavelle nous offre bien là des inédits avec ces trois concerts artificiellement « reconstitués » puisqu’en réalité provenant de cinq dates différentes, deux pour l’album Beethoven, deux autres pour le Weber Schubert, alors que le volume 3 consacré à  Mozart semble bien provenir d’un seul concert, tous publiés dans la série « Josef Krips Edition » où le chef autrichien dirige l’Orchestre de la Radio Télévision Française (RTF puis ORTF). En tout ...
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Charles Munch dirige la musique romantique allemande

Charles Munch est bien connu pour avoir été un des interprètes les plus inspirés de la musique symphonique française, en particulier dans Berlioz et Ravel sans oublier une Mer de légende, mais sa palette était bien plus large, comme le montre avec éclat ce recueil consacrés aux enregistrements de musique « romantique » faits à Boston dans les années 50, où on trouvera tous les Brahms, Mendelssohn, Schubert et Schumann enregistrés pendant ...
Maurizio Pollini

Pas une ride pour Pollini à Vienne !

Il est des pianistes dont l’aura artistique produit toujours un effet particulier lors des concerts en public. Ainsi de Maurizio Pollini qui, à soixante-neuf ans, en impose encore par son flegme souriant, son élégance un peu raide et surtout par ce jeu génial qui, en 1960, faisait de lui le vainqueur du Concours Chopin. Dans un programme Schubert/Chopin intensément romantique, le géant italien s’illustre d’abord par son détachement. La Sonate en ...
Intégrale des symphonies de Schubert par Jonathan Nott

Intégrale des symphonies de Schubert par Jonathan Nott

Il n’est pas nécessaire d’être un mélomane aguerri ou un véritable discophage schubertien, pour apprécier dans cette réalisation du label Tudor ce qui en fait l’événement. Les intégrales des symphonies de Schubert ne sont pas légion, les bonnes encore moins. Il faut dire que les «célestes longueurs» vantées par Schumann ont un temps fait du tord et que l’écriture académique des premières symphonies n’ont pas vraiment permis de propulser le ...
City-trip réussi dans la capitale impériale

City-trip réussi dans la capitale impériale

Après un disque intitulé «Paris» (Avi), le Quatuor Szymanowski nous emmène à Vienne ; escapade musicale qui débute par une interprétation très soignée de l’opus 18/2 de Beethoven. Avec une irréprochable précision d’intonation, une excellente cohérence interne et une parfaite justesse d’expression (Scherzo), l’ensemble se montre très convaincant. Le tout est d’un classicisme aux finitions très propres (Adagio cantabile presque vocal, robuste Allegro molto final) et procure un plaisir musical que ...
Un Schubert peut en cacher un autre

Un Schubert peut en cacher un autre

Volupté sonore et mélancolie douce, voilà qui résume la Sonate Arpeggione telle qu’interprétée par Marc Coppey. Avec un sens naturel du phrasé et un lyrisme extraordinaire (Adagio), le violoncelliste nous emmène dans un univers aux magnifiques couleurs automnales. L’entente avec Peter Laul est parfaite et c’est presque à une scène d’opéra de chambre que nous assistons dans l’Allegretto final. Les personnages semblent prendre vie (et dialoguer !) sous l’archet de Coppey ...
Un beau divertissement à quatre mains

Un beau divertissement à quatre mains

Le label polonais Dux nous fait revisiter quelques pièces classiques écrites ou transcrites pour quatre mains, en réunissant le couple belgo-polonais Marzena Kasprzak-Godeaux et Bernard Godeaux pour un enregistrement Schubert/Brahms/Ravel. Le Divertissement à la Hongroise de Schubert est une belle évocation de la mélancolie des plaines d’Europe centrale. Le premier mouvement est le plus réussi au point de vue de l’expressivité : il s’ouvre par une plainte lugubre, puis se transforme en ...
EMI met Furtwängler en boite

EMI met Furtwängler en boite

Bayreuth, 29 juillet 1951, concert de réouverture. Quelques pas résonnent sur un parquet, soudain un crépitement d’applaudissements, secs comme une décharge électrique, saluent le chef. Le silence rapidement. Wilhelm Furtwängler, fidèle à sa manière, fait émerger des nimbes la musique de la Neuvième Symphonie de Beethoven pour, en quelques mesures, lui faire déclencher des éclairs jupitériens. Moment historique, enregistré par EMI par l’incontournable producteur anglais Walter Legge, celui-là même qui ...