Lieu : Dijon

Bach fête Noël à Dijon

Bach fête Noël à Dijon

Concert de Noël Offrir un concert entier consacré à Bach pour célébrer noël est une fête très attendue. D’autant que le programme donné à Dijon mercredi soir a de quoi fasciner. En effet, les très jubilatoires Magnificat BWV 243 et Oratorio de Noël BWV 248 ont permis au public, outre le fait de réécouter des chefs-d’œuvre d’une émotion intense, de découvrir des solistes de qualité : la soprano Dorothee Mields, à la ...
Théâtre des feuillants

Théâtre des feuillants

L’entretien de M. Descartes avec M. Pascal le Jeune Une salle comble ce soir au théâtre des feuillants où les spectateurs retrouvaient Daniel Mesguich, habitué de la scène dijonnaise, aussi bien dans des spectacles musicaux (on se souvient de la soirée consacrée aux mélodrames de Schubert, Schumann et Liszt en 1991, avec Cyril Huvé au piano) qu’à des pièces de théâtre comme c’est le cas ici avec le singulier Entretien de ...
« On ne se rencontre qu’en se heurtant » (Flaubert)

« On ne se rencontre qu’en se heurtant » (Flaubert)

Quatuor Belcea Le Quatuor Belcea se forme en 1994 lorsque les musiciens se rencontrent au Royal College of Music ; ils ont alors la chance de suivre les conseils du Quatuor Chilingarian et ceux des Berg et des Amadeus. Par bonheur pour nous, ces derniers leur transmettent des indications essentielles sur le Quatuor n° 3 de Britten dont ils étaient les commanditaires, ce qui donne au Quatuor Belcea une sorte de légitimité ...
Aïda entre terre et ciel …

Aïda entre terre et ciel …

Ce qui frappe d’emblée le spectateur dans la version dijonnaise d’Aïda donnée vendredi soir, c’est assurément les chaudes couleurs du décor, par ailleurs minimaliste (seules quelques statues très tendance «sarcophages» ou une allusion à un champ…) : tous les tons de jaune auxquels s’ajoutent le blanc et le noir ainsi qu’un bleu rassurant. A ces tonalités de jaunes, il faut ajouter les très esthétiques jeux d’ombres et de lumières de Joël ...
« Sauve qui peut, y’a pas d’ logique… »

« Sauve qui peut, y’a pas d’ logique… »

La compagnie tg STAN La compagnie tg STAN [S(top) T(hinking) A(bout) N(ames)], fondée par quatre acteurs diplômés du Conservatoire d’Anvers en 1989, rejette la notion de mise en scène et offre des spectacles très originaux. « "Sauve qui peut" pas mal comme titre » d’après cinq des Dramuscules et un extrait de la nouvelle Marcher de Thomas Bernhard en est assurément un. Il déconcerte, de prime abord : les acteurs mettent en ...
Le Quinteto Porteño : une soirée de tangos

Le Quinteto Porteño : une soirée de tangos

Quinteto Porteño Cinq musiciens sur scène. Une récitante. Tous vêtus de noir. Une faible lumière au départ. La voix s’élève, avec un délicieux accent espagnol. Une voix qui conte, qui raconte le tango, qui raconte Piazzola, ce compositeur argentin qui contribua à offrir au tango du XXe siècle ses lettres de noblesse. Puis la musique s’élève, lente tout d’abord, puis plus dynamique pour laisser aux cinq instrumentistes le loisir de charmer ...
Tchicatchicatchic !

Tchicatchicatchic !

La Belle de Cadix Les madeleines se dégustent avec impertinence… Avec cet aphorisme digne des messages de Radio Londres, nous touchons au vif du sujet, car dans la mise en scène Olivier Desbordes ne craint pas de manier le cliché, voire le kitsch, avec une certaine tendresse. Ce livret n’est certes pas un ouvrage à thèse, il apparaît comme gentillet, même «cucul», avec un texte qui ne craint pas de faire ...
Sous la félicité de  Felicity : félicitations !

Sous la félicité de Felicity : félicitations !

Festival Présences 2008 Après les concerts parisiens des 10, 11 et 12 octobre 2008 (lire les chroniques consacrées à l’Oslo Sinfonietta et l’Ensemble 2e2m), le festival Présences continue son périple en passant par la Bourgogne. L’ouverture dijonnaise a donc eu lieu ce vendredi 7 novembre à l’auditorium de Dijon, avant de se poursuivre dans ce même lieu les 8 et 9 novembre également. Quatre concerts gratuits sont en effet proposés, et le ...
Venise sur Vistule

Venise sur Vistule

Musique à la cour de Sigismond III Etienne Meyer nous emmène encore une fois en voyage en Europe centrale : l’an dernier son concert «De Venise à Kromeriz» permettait de découvrir des œuvres cachées dans la bibliothèque d’un château en Moravie, cette année le périple nous conduit jusqu’à Varsovie, ville érigée en capitale royale par Sigismond III Wasa, qui est élu roi en 1587 et règne jusqu’en 1632. Monarque ambitieux et autoritaire, ...
L’Année 1945 : les survivants

L’Année 1945 : les survivants

David Grimal et Les Dissonances Dijon est heureuse d’accueillir pour cette saison et la suivante le collectif musical initié par David Grimal, Les Dissonances. Cet ensemble à cordes nous promet bien des instants de plaisir, et en particulier celui de découvrir des compositeurs contemporains comme Brice Pauset, en les comparant à leurs prédécesseurs. «L’Année 1945» nous a offert un programme éclectique mais cohérent, qui a littéralement enthousiasmé le public. Juxtaposer quatre ...
christian_zacharias

Christian Zacharias, au-delà du piano

A la fois pianiste et chef d’orchestre connu et reconnu, Christian Zacharias offre un magnifique programme de piano au public dijonnais de l’auditorium. Et dans une interprétation sensible et raffinée. Le concert débute par une sonate de Haydn, compositeur que l’on retrouvera en deuxième partie également pour clore le programme. Dans les deux cas, que ce soit la Sonate en fa majeur Hob. XVI : 29 ou la Sonate en ré majeur ...
Triptyque européen

Triptyque européen

Ballet de Mayence Deux spectacles de danse bien différents viennent de se succéder à l’Opéra de Dijon : après les recherches opérées par Anne Teresa De Keersmaeker à partir des œuvres de Steve Reich, Hans von Manen et Martin Schläpfer nous proposent une chorégraphie nettement plus classique pour les cinquante ans du jumelage Dijon-Mayence. Pourtant les œuvres musicales choisies sont aussi bien des pièces anciennes que contemporaines : nous découvrons avec intérêt les ...
Quand la Camerata se fait des films…

Quand la Camerata se fait des films…

Camerata de Bourgogne Une soirée musicale sous le signe du septième art à l’auditorium dijonnais en compagnie de la Camerata de Bourgogne, née en 1987 sous l’impulsion du trompettiste Thierry Caens. Et c’est Christophe Barratier, réalisateur des Choristes et de Faubourg 36, encore actuellement sur les écrans, qui prend la parole pour expliquer combien la musique de film l’inspire et l’importance de son rôle dans le message qu’un film veut faire ...
Anne Teresa De Keersmaeker : Steve Reich Evening

Anne Teresa De Keersmaeker : Steve Reich Evening

Compagnie Rosas La chorégraphe a proclamé que la musique «lui a tout appris» et même que celle-ci «est ce qui la met en appétit, artistiquement parlant» ; Steve Reich Evening est une parfaite démonstration du rôle initiateur que peut jouer la musique pour la chorégraphie et pour les attitudes corporelles. Il est seulement regrettable que les limites de la musique de Steve Reich nous apparaissent si clairement à l’heure actuelle. Reposant sur ...
Un dimanche à la campagne

Un dimanche à la campagne

Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam Il est convenu d’établir une filiation entre Beethoven et Bartók, tout d’abord parce que ce dernier n’a jamais caché l’admiration qu’il éprouvait envers son aîné, ensuite parce que comme lui, Bartók a toujours apporté beaucoup de soin à l’architecture de ses œuvres. Daniele Gatti a souhaité réunir ces deux œuvres majeures du répertoire symphonique qui s’inspirent d’un même sujet : les rapports de l’homme avec la nature. ...
Les quatre-vingts millésimés : un vrai régal !

Les quatre-vingts millésimés : un vrai régal !

Pierre Cao est un habitué de l’auditorium dijonnais et du répertoire baroque qu’il interprète de main de maître à la tête de son ensemble vocal Arsys-Bourgogne. Souvenons-nous de sa magnifique prestation de la Passion selon Saint Jean en mars dernier avec le Concert Lorrain. Aujourd’hui, il retrouve non seulement Bach, mais également Rameau, Telemann et Haendel – tous nés dans les années 1680 – dans un répertoire religieux : cantate, motet ...
Un bestiaire selon Haydn

Un bestiaire selon Haydn

Quatuor Manfred Quatuor Manfred : Marie Béreau, 1er violon ; Luigi Vecchioni, 2nd violon ; Emmanuel Haratyk, alto ; Christian Wolff, violoncelle. Le fait d’avoir choisi pour ce concert l’interprétation de trois quatuors animaliers, dont les titres ont d’ailleurs été donnés plus tard, peut être compris comme un effet de miroir renvoyant l’image d’un Joseph Haydn célèbre pour son sens de l’humour. En fait l’idée du Quatuor Manfred est plutôt de faire entendre les essais que ...
Impressing the Czar

Impressing the Czar par le Ballet Royal de Flandres

Malgré ses vingt ans d’âge, ce ballet foisonnant provoque encore l’étonnement, l’admiration, mais aussi la perplexité chez le spectateur. Il dure plus de deux heures et requiert de la part des interprètes des ressources physiques maximales : disons tout de suite que la troupe du Ballet Royal de Flandres est impressionnante à ce point de vue, et que sa maîtrise parfaite de la technique met superbement en valeur les mouvements chorégraphiques, ...
Une charge sabre au clair ?

Une charge sabre au clair ?

La Grande-duchesse de Gerolstein Selon Olivier Desbordes, les œuvres de Jacques Offenbach n’ont « pas pris une ride ». En campant des personnages qui présentent des travers humains universels, le musicien rejoint le camp de ceux qui, comme Molière, tentent de châtier les mœurs par le rire ; mais chacun peut sans honte s’esclaffer devant les aventures des protagonistes de La Grande-duchesse, car il n’y a que peu de méchanceté dans ...
Doubles, doublages  et doublures dans Don Giovanni

Doubles, doublages et doublures dans Don Giovanni

Lorsque le rideau se lève, pendant la fameuse ouverture, le spectateur voit apparaître une jeune femme en blanc qui se bande les yeux. Puis arrivent deux hommes, habillés de la même couleur. L’un d’eux l’étreint. Elle ne résiste pas et se prête au jeu et ce, jusqu’au début de l’acte I où elle laisse tomber… le bandeau, mais on pourrait dire également le masque. C’est Donna Anna qui poursuit Don ...
Les Noces, rituel ou révolte ?

Les Noces, rituel ou révolte ?

Ballet de Lorraine Ce spectacle qui juxtapose deux versions dansées d’une même œuvre offre le grand mérite de mettre l’accent sur le rôle majeur du chorégraphe, et aussi celui de révéler l’évolution des mentalités au sujet du fonctionnement du groupe social. La première version des Noces a été imaginée par Bronislava Nijinska, la sœur du célèbre danseur des Ballets Russes. Celle-ci avait dix ans plus tôt déjà largement participé à la ...
Les goûts réunis

Les goûts réunis

Un concert pour le Mercure Galant « Si j’étais plus heureux, je mourrais de plaisir », ce vers d’un air de cour de Michel Lambert pourrait servir d’exergue à cette soirée musicale « Baroque en Bourgogne ». Une rare complicité unit les sept artistes, qui ont tout à fait compris ce que doit être un concert au sens originel : une réunion d’amoureux fervents de la musique, qui par son truchement devisent ...
Obscurité féroce

Obscurité féroce

Pippo Delbono Jamais le corps n’aura été aussi brillamment mis en scène. Pippo Delbono, artiste torturé au talent immense, nous livre ici une réflexion abyssale sur la mort, sublimement chorégraphiée par 14 corps meurtris. Ces corps sont ceux des comédiens de sa compagnie, pour la plupart marginalisés par la société : handicapés, anciens pensionnaires d’hôpitaux psychiatriques, ex-SDF… Pour sa dernière création, Pippo Delbono s’est inspiré de l’autobiographie du poète américain Harold Brodkey, ...
L’Evangile selon Bach

L’Evangile selon Bach

Passion selon saint Jean Aller écouter le soir du vendredi saint la Passion selon saint Jean, c’est renouer en quelque sorte avec les racines de notre civilisation chrétienne, comme certains le diraient volontiers aujourd’hui. Le texte et la musique qui illustrent si bien ce drame nous font entendre toutes sortes de résonances métaphysiques : les mécréants et les croyants tièdes ne peuvent que se recueillir, frappés par la conviction et la force ...
Sidi Larbi Cherkaoui

Myth de Sidi Larbi Cherkaoui à Dijon

Mythe : récit fabuleux… qui met en scène des êtres incarnant sous une forme symbolique des forces de la nature, des aspects de la condition humaine. A propos de son ballet Myth, Sidi Larbi Cherkaoui complète cette définition : « je pars en quête du revers de la médaille : pas les démons, mais les ombres… Comment pourrais-je manipuler les ombres avec des danseurs, de telle façon que les ombres « ripostent vis-à-vis ...
Artistes du village de Sebatu

Artistes du village de Sebatu

Bali années 20 : invitation au voyage Sur la scène tapissée de noir sont disposés les instruments dorés du gamelan balinais ; des bannières colorées en soie flottent au dessus d’eux. Les vingt-sept musiciens entrent : des hommes d’un certain âge qui sont vêtus d’une veste verte et d’un long pagne bariolé, et coiffés d’un turban rouge. Pieds nus, ils vont prendre possession de leurs instruments avec humilité et s’accroupissent derrière eux sans ...
Sur la corde raide

Valery Gergiev sur la corde raide

Valery Gergiev fait vraiment partie des interprètes qui méritent le nom d’artistes. Sa façon d’envisager la Symphonie n°7 de Mahler est une vision très personnelle : celle-ci donne un sens à sa direction et aucun temps mort ne vient rompre le discours musical, qui est cohérent de la première note à l’ultime. Les cinq mouvements s’enchaînent sans qu’on ait le temps matériel de souffler entre chacun d’eux. Les mains du chef ...
Bruit et fureur

Macbeth à Dijon, Bruit et fureur

« Voici l’heure où le meurtre décharné, averti par sa sentinelle le loup, dont les hurlements lui servent de parole, s’avance comme un fantôme à pas furtifs, vers ses desseins… La vie n’est qu’une ombre qui marche : elle ressemble à un comédien qui se pavane et s’agite sur le théâtre une heure… » Ces deux phrases sont prononcées par Macbeth dans la pièce de Shakespeare, dont l’opéra est une traduction ...
2008 sera Turangalîlâ

2008 sera Turangalîlâ

Messiaen 2008 « Un chant d’amour, un hymne à la joie, temps, mouvement, rythme, vie et mort », telle est la présentation du compositeur pour introduire sa monumentale Turangalîlâ symphonie. Ce vaste programme résume assez bien cette œuvre pleine de contrastes. Des moments de violence inouïe s’opposent dans cette symphonie à des passages d’une douceur poignante, des danses joyeuses aux rythmes recherchés contrebalancent des instants hiératiques. Cette œuvre est la transcription ...
Haydn : mise en appétit

Haydn : mise en appétit

Quatuor Manfred Avec ce premier concert le Quatuor Manfred entame l’ambitieuse entreprise d’interpréter l’intégrale des quatuors de Joseph Haydn : comme l’a dit avec humour l’altiste Haratyk, « après ce jour, il en reste soixante-quatre » ! Les concerts s’étaleront probablement sur trois années, l’année 2009 étant celle du bicentenaire du compositeur. Les quatre œuvres judicieusement choisies pour ce début permettent d’embrasser une grande partie de la carrière du maître autrichien. La première ...